APRES LĠASSEMBLEE NATIONALE

 

LA MINISTRE DU MESS  INTERVIENT !

 

 

 

Isidore Grao

Le, 4 juin 2013

www.lavoixdecartier.com

 

 

LĠinterview  quĠa bien voulu mĠaccorder Mme Letendre le 30 octobre 2012 et qui est repris sous le numŽro de chronique 132 intitulŽe ÇLa forme vaut bien le fondÈ mĠa valu certaines interrogations de lecteurs ! Ainsi par exemple, la conversation ŽchangŽe, en 1999,  avec M. Alain De Roy alors Sous-Ministre du MESS :

ÇEcoutez, on ne peut pas nommer tous ces gens lˆ professionnels. Imaginez que tous les techniciens vont vouloir le mme statutÈ. Le mystre sĠŽpaiss”t ! Non je vous expliquerais de quoi il sĠagit dans une prochaine chronique. Cette fois-ci cĠest le syndicat SFPQ du QuŽbec qui est en cause et ses 500 techniciens. Encore une fois pour avoir voulu donner un aspect rglementaire dans cette saga le MESS se trouve mlŽ ˆ une situation inextricable !

 

 

Revenons ˆ la pŽtition dŽposŽe par Mmes Letendre et Guillemette.

A ma question de savoir pourquoi elles avaient  prŽfŽrŽ  la voie politique (AssemblŽe Nationale) au lieu de celle du judiciaire, la rŽponse fut sans appel :

 

ÇJĠai un ami au tribunal administratif qui ˆ lĠŽpoque me recommandait de ne pas entamer de poursuite judiciaire contre le Conseil du TrŽsor. Comme il sĠagit dĠun dossier qui peut crŽer une jurisprudence, les gouvernants nĠhŽsiteront pas ˆ aller jusquĠˆ la Cour SuprmeÈ.

 

DĠautre part les Responsables du Conseil du TrŽsor soulveront toujours des problmes de forme pour Žviter que ce dossier ne soit ŽtudiŽ sur le fond ! La preuve est lˆ : il y avait une volontŽ bien affirmŽe des gouvernants et donc du Conseil du TrŽsor, de ne pas respecter lĠengagement pris par la Province du QuŽbec. Car le Premier Ministre reprŽsente bien lĠintŽgralitŽ de ce territoire!

(Remarque immŽdiate : jĠai bien raison de conseiller aux futurs Žventuels transfŽrŽs du fŽdŽral tels que par exemple les employŽs de lĠAssurance Ch™mage quĠen cas de problme identique ˆ celui de LĠEntente de Principe du marchŽ du travail, est dĠaller directement en Cour Suprme aprs bien entendu avoir plaidŽ devant les tribunaux dĠordre infŽrieur !) Car si le fond se justifie, le sort des employŽs serait gŽrŽ dĠune manire tout aussi acrobatique !

 

Aprs la pŽtition admise par lĠAssemblŽe Nationale, la Ministre du MESS de lĠŽpoque (et dĠaujourdĠhui), Mme Agns Maltais  reut les deux pŽtitionnaires, gr‰ce ˆ lĠintervention de Mme Lebeau (adjointe du DŽputŽ du ComtŽ) et du Ministre de lĠAgriculture de lĠŽpoque M. Jacques Baril.

 

La Ministre  compris trs vite le dossier en dŽclarant que ce dossier nĠavait pas dĠallure. Et pour cause ? Il sĠagissait dĠun ensemble de dŽcisions les plus incohŽrentes les unes que les autres. (N.B : CĠest dr™le comme le temps adoucit la mŽmoire. A la mme Ministre Mme PŽrs a adressŽ une requte pour les mmes motifs dŽbut janvier 2013, nous sommes en juin 2013, et  Mme Maltais nĠa jamais rŽpondu ˆ cette requte et certainement quĠelle nĠy rŽpondra jamais !). Les deux pŽtitionnaires eurent lĠimpression dĠavoir obtenu une bonne oreille ˆ leurs dolŽances et quĠenfin Justice intŽgrale allait leur tre rendue enfin. DĠautant que quelques semaines plus tard Mme Letendre dŽclare que son chef  de service immŽdiat, vint la voir pour lui montrer une lettre Çqui Žmanait de Mme Maltais dans laquelle elle enjoignait au DRH du MESS de trouver une faon de rŽgler quatre cas litigieux. En fait des cas litigieux il nĠy en avait pas quatre mais cent vingt trois conseillers en emplois qui semblent selon certains articles faire dŽfaut actuellement !  Pourquoi cette sŽlection ? Ce qui tendrait ˆ  prouver encore une fois que bien dĠautres cas furent rŽglŽs en catimini !

 

Mais en fait pour Mme Letendre qui avait ŽtŽ dŽclassŽ, rappelez-vous, le 1er avril 1998 la nouvelle Çlettre de promotion : rŽgularisationÈ quĠelle reut ˆ ce moment lˆ ne lui proposait  pas dĠeffet rŽtroactif et ne prenait effet quĠˆ partir dĠavril 2003. La surprise et lĠŽcÏurement furent grands. Encore une fois on les trompait ! Car  quid des 5 ans  de la diffŽrence ? Son ancienne carrire ne reprenait quĠˆ partir dĠavril 2003. Donc on faisait table rase de ces 5 ans dans une carrire professionnelle et ce uniquement pour des raisons politiques car au QuŽbec les fonctionnaires sont des incompris. Il faut avouer aussi quĠen voulant singer le grand pays voisin on oublie les fondements des notions dŽmocratiques. Il ne faut pas oublier que le QUEBEC nĠest pas aussi riche que les USA.

Dans un premier temps lĠintŽressŽe refusa cette proposition mais quĠaccepta sa collgue. Dans un deuxime temps et certainement aprs une seconde convocation auprs du cabinet ministŽriel elle accepta. Ce qui fait que lĠune fut nommŽe au  mois de dŽcembre 2002, et lĠautre en avril 2003. Mais elle conserva une grande amertume. CĠest pour cela quĠelle a acceptŽ de sĠŽpancher dans cette interview. Car quels que soient les faits accomplis, quand on cherche bien on finit par trouver les raisons du mystre ! Tout finit par se savoir. Tout comme nous Mme Letendre se plaint de la frilositŽ des journalistes QuŽbŽcois. Mais voilˆ elle semblait ignorer que le quatrime pouvoir nĠexistait pas au QuŽbec. Les journalistes contactŽs pour ne pas perdre leurs privilges nĠavaient pas voulu mettre le gouvernement dans ÇlĠeau chaudeÈ ni mme tide ! Le QuŽbec nĠest quĠune petite province et les mŽdias ne sont pas nombreux ! Les journalistes qui ont fait lĠhonneur de cette corporation tel Michel Vastel, ont malheureusement disparu. Mme dans la turpitude lĠŽquivalence dĠemploi nĠa pas ŽtŽ respectŽe. MalgrŽ tout il sĠagissait dĠune tentative de rŽparation.

 

Donc vous voyez au cas particulier on nĠavait  plus que faire des tribunaux et du simulacre de comitŽ paritaire derrire lesquels se refugient toutes les personnes quĠa sollicitŽ Mme Dominique PŽrs (voir la rŽponse de la sous-ministre ˆ la fin du prŽsent article).

 

Autre information. Une des dernires en date dĠaožt 2012. M. RŽal Saint Pierre, Directeur GŽnŽral des relations du travail au Conseil du TrŽsor, qui par tŽlŽphone et dĠun ton peu compatissant amne ˆ dŽclarer en quelques mots ˆ Mme PŽrs ÇVotre affaire est close dŽfinitivement. La seule personne qui aurait pu prendre une dŽcision ˆ votre encontre est la Ministre du MESS car elle est votre employeur !È.

 

Mais voila ce qui pouvait se faire par la mme personne en 2002 dĠautant quĠelle conna”t maintenant trs bien le dossier, ne semble plus tre ˆ lĠŽcoute ! On a raison de se plaindre de la qualitŽ des liaisons tŽlŽphoniques. Mais voilˆ les temps ont changŽ ! Ce nĠest plus M. Bernard Landry qui est au pouvoir mais Mme Marois ! Pour preuve afin que nous ne puissions tre taxŽs de partisans, la copie de la dernire lettre reue du cabinet de Mme Maltais et signŽe de sa Sous-Ministre, Mme Brigitte Pelletier (qui depuis a quittŽ ce MESS), vous remarquerez :

 

-       Que cette lettre nĠest quĠune Çcopier-collerÈ des deux prŽcŽdentes expŽdiŽes par deux prŽcŽdents Sous-ministres qui en rgle gŽnŽrale ne restent pas plus de 3 ou 4 ans dans un cabinet MinistŽriel !

-       QuĠelle fait allusion, en guise de rŽponse aux tribunaux et au simulacre de comitŽ paritaire, malgrŽ tout ce que nous dŽnoncŽs dans les chroniques prŽcŽdentes et quĠŽventuellement je vous invite ˆ relire :- nĦ 140 : ÇLe Conseil du TrŽsor et le ComitŽ paritaireÈ 

-       NĦ 141 : ÇLe r™le des TribunauxÈ

 

Les fonctionnaires en rgle gŽnŽrale nĠont pas bonne presse auprs des QuŽbŽcois surtout par ceux du secteur privŽ qui se croient moins privilŽgiŽs. Croyez-vous que cĠest avec un tel comportement professionnellement, quĠon va les motiver (pas de syndicat pour les dŽfendre, une hiŽrarchie incertaine et maintenant le PrŽsident du Conseil du TrŽsor qui parle de renvoyer les fonctionnaires improductifs, mais qui oublie de parler des moyens de dŽfense) et pour rassurer certains qui restent encore dubitatifs sur cet aspect, avez-vous remarquŽ de la manire dont Mme Letendre termine son interview :

 

ÇQuand je regarde en arrire ce transfert est la pire chose de ma carrire qui me soit arrivŽe et je considre quĠon a ŽtŽ traitŽe injustementÈ, et dĠajouter puisquĠil sĠagit dĠun dossier politique 

ÇJĠai ŽtŽ indŽpendantiste trs convaincue et quand jĠai vu comment le gouvernement du Parti QuŽbŽcois nous traitait, alors quĠil se permettait de donner des grandes leons de morale aux LibŽraux et quĠils nĠŽtaient pas plus capables de justice que cela, cela mĠa choquŽ ŽnormŽment. Je me suis dit : je ne veux pas dĠun pays comme cela. Et oui Madame : ÇOn nĠest trahi que par les gens quĠon aimeÈ selon lĠadage.

 

Quant ˆ Mme Maltais, il ne faut pas sĠŽtonner de son silence et de lĠusage quĠelle fait du mot solidaritŽ  surtout quand on lit lĠarticle publiŽ le 30 mai 2013 sur LE  SOLEIL (pour que les journalistes se rŽveillent !) sous la plume de Mme Brigitte Breton :

 

ÇIl est bien sur irrŽaliste de penser sortir tout le monde de lĠaide sociale. Il faut mette fin ˆ cette spirale de misre. Les travailleurs ‰gŽs mŽritent mieux comme fin de carrire quĠun chque dĠaide sociale.

La ministre promet par ailleurs quĠelle arrivera cet automne avec un plan global pour lutter contre la pauvretŽ qui comprendra la bonification de la prestation de 604 $ par mois pour les personnes seules. Mme Maltais avait pourtant indiquŽ quĠune hausse serait annoncŽe en mai. DŽcidemment elle cultive lĠart de dŽcevoir. Ce nĠest pas trs bon pour son gouvernementÈ.

 

Aux prochaines Žlections ne resteront au PQ que les Žlecteurs purs et durs ce qui signifie quĠil nĠest pas prs de revenir au pouvoir aprs avoir autant dŽu son Žlectorat. Et que dire alors de la notion de SouverainetŽ tant mŽritŽe mais si mal dŽfendue par ce gouvernement !

 

Je nĠoublie pas que mon prochain article sera entirement dŽdiŽ aux comportements des syndicats SFPQ et lĠAFPC.

 

A bient™t.

 


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