DILUN ISTOURIC

« Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre »

 

THIERRY JAN

 

 

 

ÉDITORIAL NUMÉRO 14 DU LUNDI 6 MAI 2012

 

 

 

 

 

 

 

Isidore Grao

Le, 4 mai 2012

www.lavoixdecartier.com

 

 

 

Dimanche la sentence sera rendue et l’on saura si les Français ont fait le choix de la sagesse ou du péril. On saura si, au moment de déposer leur bulletin dans l’urne, ils ont songé à leurs enfants, c'est-à-dire à l’avenir, à demain, à après demain ou au contraire à leur petite personne réduite à une vision étroite de l’immédiat. Notre pays est à la croisé de deux routes : il y en a une qui parait large et engageante, mais qui nous mène droit à l’abîme. Puis il y en a une autre, étroite et exigeante, mais qui nous conduira au redressement et à la gloire. Songez à la parole de la bible sur le choix des deux voies et vous saurez alors pour qui il faut voter. Songez à vos enfants, ne leur laissez pas vos dettes, songez à la France et vous ferez le bon choix. Cette semaine nous allons découvrir trois évêchés de la rive droite du Var.

 

T Jan.

 

 

3 Evêchés aux portes du Comté de Nice

 

La ville de Vence, depuis des millénaires, fut toujours habitée. Les Ligures, les Celtes et les Romains ont tour à tour, colonisé ce lieu dont la position est stratégique. En 374 Eusèbe devient le premier évêque de Vence. À l’époque l’église était  Romano byzantine. Elle sera détruite entre les X° et XII° siècles, afin d’y édifier la cathédrale que l’on peut voir aujourd’hui. Notre Dame de la nativité est de style Roman, on y trouve de nombreuses traces et témoignages des ères Romaines et Carolingienne (pierres gravées, sarcophages, autel). Des tableaux et des bustes des saints Véran et Lambert  des XV° et XVI° siècles ainsi qu’une mosaïque de M Chagall sont ses principaux trésors. De 374 à 1801, ce sont 65 prélats qui siègeront en tant qu’évêque de Vence.

 

 

Dans le vieil Antibes, on trouve, Notre Dame de l’immaculée conception. À cet emplacement, depuis des millénaires, les hommes ont honoré leurs Dieux. Ce furent les phéniciens, les Grecs, puis les Romains en fondant Antipolis, la ville d’en face (par rapport à Nice). L’empire Romain par son unité, favorisera l’essor du Christianisme. En 442 Armentaire est le 1° évêque d’Antibes, il y édifie une église. Du V° au XIII° siècle, ce ne sont pas moins de 30 prélats qui se succèderont sur le siège Antibois. Le style de cette cathédrale va du Roman de la fin du XII° au baroque du XVIII°. Une voûte en ogive du XV° sert de transition entre deux styles qui pourtant s’opposent. La chapelle du saint sacrement a un autel en pierre Mérovingienne du V° siècle. On peut y admirer un rétable du rosaire attribué à Brea.

 

 

Grasse abrite Notre Dame du Puy. La ville, par rapport à Vence ou Antibes, est jeune. Elle est fondée au XI° siècle. L’évêque d’Antibes s’y installe dès 1125. La première église date quant à elle de 1154, ce n’est pas encore une cathédrale. Un siècle plus tard, en 1244 le siège épiscopal est transféré d’Antibes à Grasse, afin de se protéger de perpétuelles attaques mauresques. La cathédrale est construite durant le XIII° siècle. Elle est d’inspiration Lombarde. Elle subira de nombreuses modifications notamment aux XVII° et XVIII° siècles. La crypte fut creusée en 1704, elle entraîna une modification de son parvis avec un escalier en demi-cercle. De nombreux trésors sont exposés dans celle-ci : Brea, Rubens, Fragonard.

Aujourd’hui, ce n’est qu’historiquement que l’on parle de cathédrale. Le siège épiscopal est à Nice et Antibes, Grasse et Vence ne sont plus que des paroisses du diocèse de Nice. Les ouragans de l’histoire étant passés par là.

 

 

T Jan.

 

Renseignements : thierry_j06@yahoo.fr

 

Deuxième année de parution