DILUN ISTOURIC ÉDITORIAL NUMÉRO 12 DU LUNDI 16 AVRIL 2012

DILUN ISTOURIC

 

« Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre »

 

THIERRY JAN

 

 

ÉDITORIAL NUMÉRO 12 DU LUNDI 16 AVRIL 2012

 

 

 

 

 

 

Isidore Grao

Le, 14 avril 2012

www.lavoixdecartier.com

 

 

 

Dimanche 22 avril, vous aurez chacun le sort de la France entre vos mains. Ce sera bien le brin d’herbe qui fera la prairie, car chaque suffrage fera pencher la balance d’un côté ou d’un autre. Comment bien choisir celui qui aura la destinée de notre pays entre ses mains ?  En tant que catholiques nous avons un formidable GPS pour nous aider à nous retrouver parmi ces dix postulants à la magistrature suprême. Les dix commandements sont dix balises infaillibles pour faire notre choix et être certains de ne pas nous tromper. Les éléments essentiels sont le respect de la vie et du plan de Dieu qui nous a créé hommes et femmes. Nous pouvons donc d’ors et déjà éliminer ceux qui prônent les mariages contre nature avec la possibilité d’adopter des enfants, ainsi que ceux qui portent atteinte à la vie et ce, comme l’a souligné en son temps Jean Paul II, de son origine à sa fin. L’avortement et l’euthanasie sont des crimes et rien ne peut justifier de tels actes. En éliminant les candidats prônant ces choix qui violent notre morale catholique romaine, nous aurons fait un tri et il ne devrait demeurer que deux ou trois candidats, nous pourrons alors trancher avec le respect et l’amour du prochain qui souvent est l’étranger. Ces quelques balises données, il vous reste à faire votre devoir, car voter n’est pas qu’un droit, en donnant à la France un digne héritier de cette fille aînée de l’église.  Nous allons découvrir un village dont le nom est hélas trop souvent associé à une ville artificielle édifiée à ses pieds. Carros village.

 

  LES DIX COMMANDEMENTS DE DIEU

 

Tu adoreras Dieu seul et tu l'aimeras plus que tout.         

Tu ne prononceras le nom de Dieu qu'avec respect.         

Tu sanctifieras le jour du Seigneur.         

Tu honoreras ton père et ta mère.         

Tu ne tueras pas.         

Tu ne feras pas d'impureté.         

Tu ne voleras pas.         

Tu ne mentiras pas.         

Tu n'auras pas de désir impur volontaire.     

Tu ne désireras pas injustement le bien des autres.

 

 

T Jan

 

 

CARROS VILLAGE

 

Dés  l’entrée du village, on comprend tout de suite son origine. Carros fut territoire de la cité de Vence où là aussi, il y a grand nombre de pierres gravées de l’époque romaine qui remonteraient aux deux premiers siècles de notre ère. « Aux dieux mânes ». Le culte des morts était très important à Rome. Soit les défunt étaient incinérés, leurs cendres conservées dans des urnes, il y en a une à Carros, soit inhumés dans des sarcophages. La villa Barbary, demeure d’un ancien maire, sert aujourd’hui de cadre à des expositions et  d’un festival de la BD.  Il y a également un amphithéâtre où sont donnés des spectacles en plein air. La période médiévale voit l’édification de l’église Notre Dame de Cola au XIII° siècle. Il ne reste aujourd’hui que le pan de son clocher tour. La maison forte de 1500, se trouvait proche de notre Dame de Cola, elle fut la demeure du prieur En 1664 le seigneur De Blacas décide la construction d’une nouvelle église au cœur du village. L’évêque ne donne que dix ans plus tard son accord au transfert du lieu de culte. Dès lors la vieille église tombe peu à peu en ruine. La nouvelle paroisse sera agrandie en 1863. Le tremblement de terre de 1887 l’endommagera. Elle renferme des objets sacrés des XVII° et XVIII° siècles. Les Blacas vont également édifier la chapelle des pénitents blancs. Cette dernière abritait un autel et un buste de saint Claude, le saint patron de la famille Blacas. Elle est maintenant un édifice privé. Le château  seigneurial date du XIII° siècle, Carros était donc fortifiée, village frontière entre la Provence et les possessions des Savoie. Son chemin de ronde existe toujours, on trouve trace des anciens remparts, offrant un point de vue magnifique sur les autres proches villages perchés qui eux appartenaient au Comté de Nice (La Roquette sur Var et Bonson au confluent du Var et de l’Esteron). Le moulin briquet,  du nom de son concepteur, était l’un des rares de la région à fonctionner avec des ailes. Il fut achevé en 1856 et ne servira guère, puisqu’à la fin du XIX° siècle, le bâtiment sert d’entrepôt à un artisan.  Carros possède d’autres curiosités : un lavoir du XIX°, les anciennes portes du XVIII° et bien entendu ses ruelles étroites, des passages sous voûte et de vieilles maisons en pierre. Le château de la famille Blacas, sert aujourd’hui de centre international d’art contemporain. La table d’orientation offre un panorama à 360° sur la riviera et les sommets alpins qui tutoient les espaces azurés. Pour finir, perdez vous dans le village, écoutez respirer les façades pluri centenaires de ses bâtisses, elles vous raconteront Carros, son histoire, celle d’une période pas si lointaine où l’endroit était une vigie de la Provence.

 

T. Jan

 

                                                                                                  

Renseignements : thierry_j06@yahoo.fr

Deuxième année de parution