DILUN ISTOURIC

 

« Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre »

 

ÉDITORIAL NUMÉRO 11 DU LUNDI 9 AVRIL 2012.

 

 

Thierry Jan

 

 

 

 

 

 

 

Isidore Grao

Le, 5 avril 2012

www.lavoixdecartier.com

 

 

 

ÉDITORIAL NUMÉRO 11 DU LUNDI 9 AVRIL 2012

 

Entre jeudi et vendredi, dans un jardin, par une nuit sombre et sinistre, sans lune et sans étoile, Jésus était trahi par l’un de ses disciples. C’était écrit nous expliquent les théologiens, il fallait qu’il passe de la mort à la vie. Pilate n’est pas dupe et veut relâcher cet homme innocent, mais la populace hurle et réclame la libération d’un  criminel au lieu de Jésus. « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme » dira le gouverneur Romain, ce à quoi la foule répondra la phrase célèbre qui depuis deux mille ans la poursuit et justifiera les pogroms et les génocides qui tout au long des siècles s’acharneront sur ce peuple. On a oublié la prière de ce Jésus agonisant : « Père, pardonnes leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Le pardon n’est pas l’oubli, c’est bien plus fort et Jésus ne montrera jamais de haine, mais dispensera l’amour, même dans ce jardin quand il guérit le soldat venu l’arrêter en touchant son oreille tranchée probablement par Pierre. Ce dimanche il est ressuscité,   vraiment ressuscité disent les Orthodoxes. Nous sommes dans la joie, celle du retour de la vie et Jésus est désormais pour toujours à nos côtés, n’ayez pas peur disait Jean Paul II. Pâque est l’occasion chaque année de notre ressourcement, ne manquons pas cette chance salutaire. Cette semaine nous visiterons un jardin pas comme les autres, où les pierres fleurissent !

 

T Jan.

 

 

 

LE JARDIN DES PIERRES FLEURIES !

 

Ce jardin modelé en une trentaine d’années, témoigne de la passion de sa créatrice. Cette femme potière, jardinière, autodidacte, elle s’en réclame, a créé cet espace de beauté fait de pierres, coquillages, tessons de poterie et le résultat est époustouflant. Doit-on comparer les réalisations artistiques ? Non, nous ne le pensons pas, néanmoins, Gaudi et le facteur Cheval viendront immédiatement à notre esprit. Anne Marie et Raymond quand ils arrivent en 1983 à Gattières ont ce défi qu’ils se lancent. Tout était à refaire et d’un muret envahi d’herbes folles où jadis les lézards bronzaient, ils en font une œuvre d’art avec des recoins, des niches et des pierreries colorées qui donnent mille reflets dans le soleil de Provence. Le mariage entre le minéral froid et sans vie et le végétal, folâtre donne une dimension spirituelle à ce jardin. Une baignoire devient une mare, tout surprendra et fascinera. On n’est pas loin de l’Eden perdu par la faute de notre aïeul commun et on retrouve la pleine expression de nos sens olfactifs, visuels et tactiles en errant dans ce jardin. Il faut aller, venir, revenir, sentir et toucher sans arracher.  De plus, il offre un havre de paix, de calme et de sérénité. Anne Marie est potière et nous surprendra avec des œuvres entièrement faites à la main, reproduisant le feuillage, des fleurs ou d’autres végétaux, modelant avec dextérité l’argile. La propriétaire des lieux est une artiste et vous pourrez la voir dans son atelier travaillant l’argile pour une jarre, ou un plat, peu avare de confidence, elle vous expliquera les rudiments de la poterie. Si vous êtes observateur et savez écouter, vous apprendrez bien des choses sur les semis et plantations avec Anne Marie qui ne demande qu’à partager son expérience avec les visiteurs de son jardin que Trenet aurait sûrement trouvé extraordinaire.

On peut visiter le jardin des fleurs de poteries sur rendez vous :

Renseignements au : 04.93.08.67.77

06510 Gattières 250 chemin des Espeiroures

 

 

T Jan.

 

Renseignements : thierry_j06@yahoo.fr

Deuxième année de parution