DILUN ISTOURIC

 

« Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre »

 

ÉDITORIAL NUMÉRO  10 DU LUNDI 2 AVRIL 2012

 

 

Thierry Jan

 

 

 

 

 

Isidore Grao

Le, 5 avril 2012

www.lavoixdecartier.com

 

 

ÉDITORIAL NUMÉRO  10 DU LUNDI 2 AVRIL 2012

 

Ce lundi nous entrons dans la semaine Sainte, c’est un grand moment pour les chrétiens, une occasion de se ressourcer en côtoyant cet homme qui sur le chemin du Golgotha, va se sacrifier pour notre salut. L’enfant de la grange de Bethléem est devenu un adulte, s’est transfiguré et a donné son message de paix et d’universalité, message toujours d’actualité qui n’a pris aucune ride. Il gravit lentement cette colline, choit, se relève, ploie sous le lourd fardeau de la croix et bientôt va mourir. Cet homme vous le connaissez et son sacrifice depuis deux millénaires est célébré. C’est grâce à celui-ci que les hommes sont sauvés, il suffit de la Foi pour obtenir le salut. Vous devez ce trésor à Jésus, lui fils de Dieu et de David qui nous a lié par sa croix à cette filiation, alors oui, on est sauvé par sa croix, les clous, la lance qui transperce son flanc et son amour. Cette semaine sera l’occasion de le remercier par la sincérité de nos prières. Le sujet de ce numéro 10 est dû à ma curiosité. Après une visite au prieuré du vieux Logis, j’ai remarqué une rue dédiée à un poète Provençal, Joseph d’Arbaud, un manadier et surtout un personnage original.

 

T Jan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JOSEPH D’ARBAUD UN ÉCRIVAIN PROVENÇAL

 

File source: http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Joseph_d%27Arbaud_1935.jpg

 

Beaucoup doivent se demander pourquoi un poète provençal lequel n’avait aucune attache avec Nice, a une petite avenue  dans notre ville. Elle se situe à Gorbella entre les avenues Léo Imbert et Frédéric Mistral. C’est un numéro  de la revue ‘Le ‘Feu’, dont Joseph d’Arbaud était directeur,  paru en 1941 et consacré à Nice qui en sont l’explication. L’ouvrage, un de plus, décrira cette cité alanguie au bord de son collier de la reine. C’est l’avenue Antoinette qui sera débaptisée pour devenir avenue Joseph d’Arbaud. Le choix du lieu n’est pas un hasard. Tout d’abord, on retrouve un grand nombre d’écrivains honorés alentours et Joseph d’Arbaud, comme l’explique Charles Maurras est un disciple de Frédéric Mistral.: « Mistral ne s’est pas éteint sans transmettre la flamme. Derrière lui tenaient des jeunes. Le dernier  par l’âge, non par le génie : Joseph d’Arbaud. » Sa mère Azalaïs (Marie Louise Valère Martin) née et morte à Meyrargues (1834-1917) fut elle aussi poétesse. C’est à elle qu’il doit son goût pour les belles lettres. Très tôt, il est bercé, à Meyrargues là où il est né le 4 octobre 1874, dès l’aube de sa vie par le félibre et les mots provençaux avec l’accent du pays. Mistral fortifia ses dispositions en les disciplinant. Son trait de caractère principal est celui des Provençaux : opiniâtre. En 1897 d’Arbaud vient soigner son anémie chez son cousin en Camargue, conquit par le pays il s’y installe  au début de l’année 1898, mais doit  renoncer  en 1906, devant soigner en Suisse sa tuberculose. Est-il le bon sauvage de Rousseau avec ce retour à la nature ?  Il l’avoue, il vient de découvrir le paradis. Et s’il abandonne le métier de manadier, il revient toujours en Camargue, pays qui le fascine.  « J’écoute dans mon sang le murmure de la Race et je chemine seul. Je suis roi. J’ai des juments, là bas, vers le golfe. Je suis maître d’un troupeau de taureaux. Les vagues de la mer qui baignent mes rivages chantent comme une voix de l’aube au jour qui meurt. » Dans sa poésie on trouve une référence précise aux lieux (les Saintes Maries de la mer)  avec le Matagot, le sorcier. Joseph d’Arbaud. Fut membre de la Nacioun Gardiano et de l’académie d’Aix, majoral du félibrige en 1918. Cet écrivain nous parle de sa terre, de la terre, du côté noble de celle-ci, il la sert et la chante dans : Lauriers d’Arles. Il décrit un arbre, son arbre, car il est manadier, lequel plonge ses racines dans cette terre imbibée de sel, de l’âme de la mer et arbre salvateur aux heures torrides de l’été. Charles Maurras est un contemporain de d’Arbaud (1868-1952) il est aussi un Provençal, né à Martigues et dans sa poésie il décrit sa ville natale et l’étang de Berre tous deux détruits par l’industrialisation. «  Les gens ont perdu leur âme, devenant soit des robots ou des esclaves. »  C’est cet amour de la terre qui les rapproche, cette passion pour leur Provence, la vraie, perdue pour l’un et magnifiée à travers la Camargue pour l’autre. On ne peut comparer d’Arbaud à Mistral (1830-1914),  il n’appartient pas au félibre et est d’une autre génération. Il utilise autant la prose que la poésie et ses personnages ne sont pas des héros, ils ne se transcendent pas.  Joseph d’Arbaud  meurt à Aix le 2 mars 1950.

 

File source: http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Joseph_d%27Arbaud_manadier.jpg

T Jan.

 

 

 

Renseignements : thierry_j06@yahoo.fr

Deuxième année de parution