DILUN ISTOURIC

« Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre »

Thierry Jan

 

 

 

 

 

Isidore Grao

Le, 15 mars 2012

www.lavoixdecartier.com

 

 

ÉDITORIAL NUMÉRO  7 DU 12 MARS 2012.

 

Quand on prend connaissance du programme de certains candidats, on ne peut que se poser une question : Ces postulants à la magistrature suprême, sont-ils sérieux ou conscients ? Notre pays depuis 1968 a perdu toutes les valeurs qui assuraient un minimum de cohérence aux rapports sociaux. Or, certains d’entre eux veulent saper les derniers piliers de la société en faisant du mariage une sorte de contrat d’association entre deux personnes. Que penser en effet du projet de mariage homosexuel, sinon une négation de l’ordre naturel des choses. Puis c’est la nationalité qui est remise en cause avec le droit de vote aux non nationaux aux élections. Où est alors ce concept de nation tant évoqué par les révolutionnaires de 1789 ? Décidé à tout vouloir détruire, faire table rase du passé, ces penseurs, en fait des traîtres à la France, poursuivent leur délire en voulant priver leur patrie de son influence diplomatique et militaire. On ose espérer que les Français sauront  faire le bon choix pour leur pays. N’oubliez jamais  cette phrase de Kennedy sur le devoir du citoyen : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays. »  Votre réponse ne pourra qu’être alors le bon choix. Cette semaine nous allons évoquer cette reine que tous, avons rencontré  au moins une fois.

 

T Jan.

 

LA REINE JEANNE ET VINTIMILLE

 

La reine Jeanne succéda en 1343 au roi Robert. Elle confirme le 27 mars 1344 les privilèges octroyés neuf ans plus tôt par le roi Robert à Vintimille et, afin d’améliorer les défenses de sa frontière orientale où Gènes menace la Provence, elle renforce les Grimaldi de Monaco. A la fin août 1344, la république de Gènes attaque Vintimille mais ne peut s’y maintenir. Cette agression en pleine paix remonte jusqu'au pape et la république doit se disculper. En 1345 avec les Milanais, Gènes récidive. Clément VI reçoit la plainte de la reine Jeanne. Le pape souligne le caractère inamical de l’agression contre sa vassale et le danger pour la paix entre la république et le royaume de Naples. En fait depuis le roi Robert, Gènes réclame Vintimille comme étant sienne. En 1333 Jeanne épouse André fils cadet du roi de Hongrie. Ce dernier sera assassiné dans d’étranges circonstances le 18 septembre 1345. Louis, son frère devenu roi de Hongrie, menace Naples. Gènes en profite pour s’unir avec les adversaires des Angevins. Vintimille est toujours la fin de l’action des Génois. Le 12 septembre 1346 la reine proposait de remettre Vintimille au pape. L’année 1347 est celle de pourparlers, Gènes s’allie aux Hongrois, lesquels envahissent le royaume de Naples le 15 janvier 1348. La reine Jeanne s’enfuie en Provence, elle arrive à Nice le 20 janvier et se rend à Aix. Elle va demeurer six mois en Provence. Le 9 juin elle vend Avignon au saint siège, tandis  que les Hongrois ont quitté Naples. Elle redescend la vallée du Rhône et se retrouve à Marseille le 28 juillet. Elle va longer la côte : Sanary, Brégançon et Nice d’où elle repart pour le littoral Pisan. La reine Jeanne resta fort peu de temps en Provence et pourtant on trouve de partout des châteaux, des ponts ou autres monuments lui étant consacrés, portant son nom. Vintimille était toujours le sujet des discutions entre Naples et Gènes. La république exigeait la cession immédiate de Vintimille contre sa neutralité dans la guerre opposant les Napolitains aux Hongrois, la cité fut cédée en 1350. Les provençaux récupèrent Vintimille en février 1355. Les génois récupèreront définitivement Vintimille le 16 juillet 1357. La reine Jeanne perdait Vintimille et ses possessions Piémontaises entre 1366 et 1373, Cuneo restera provençale jusqu’en 1382, date de la mort de cette reine. Elle aura durant ses quarante années de règne à lutter sur tous les fronts, mais c’est surtout sur son flanc oriental qu’elle devra lutter. Après sa mort, elle aussi assez mystérieuse et deux prétendants à sa succession, la Provence verra ses terres orientales se séparer et se donner aux Savoie qui émergent sur la scène européenne. Le Comté de Nice nait ainsi en 1388, donnant au Comte de Savoie un débouché sur la mer et un rôle économique et politique majeur. La Provence restera coupée en deux durant près de cinq siècles. Quant à Vintimille, la cité au débouché de la Roya, demeurera le bastion occidental de la république de Gènes puis de l’Italie réunifiée.

 

T Jan.

 

Renseignements : thierry_j06@yahoo.fr

DILUN ISTOURIC

Deuxième année de parution