ROMAIN GARY LA QUETE DES RACINES D’UN HOMME

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THIERRY JAN

 

 

 

 

Isidore Grao

Le, 13 mars 2012

www.lavoixdecartier.com

 

 

 

Description: Romain 18 ans

 

 

 

 

                                            ROMAIN GARY                

 

 

ROMAIN GARY UNE ÂME PERDUE

 

On peut présenter cet écrivain comme une sorte de globe trotter. Il n’a cessé de parcourir le monde et un peu comme le petit poucet, l’enfant issu de ces ghettos où on ne sait pas trop s’il est Russe, Polonais ou Lituanien, va devoir se donner une identité et c’est la France qui sera sa terre d’accueil. Á la fois Robinson et Vendredi, il est au côté de sa mère un peu l’enfant prodigue et l’égaré d’un monde écroulé, ni Russe, ni Polonais, ni Lituanien, mais Juif. Il doit se battre deux fois plus que ses condisciples dans ce lycée Niçois et ce même handicap, un peu plus tard, lui fermera l’accès au brevet de pilote de chasse. Romain Gary a donc cherché, tout au long de sa vie, cet havre de paix qui lui était refusé. Cela peut expliquer, en partie, sa tragique destinée et son suicide.

 

« Romain Gary se contenta de mâcher le papier qui emballe le délicieux bonbon de la vie et ne put ainsi en apprécier la saveur et la liqueur. »

 

 

UN ENFANT JUIF ÉCHOUÉ Á NICE

 

Romain Gary est né à Vilnius le 21 mai 1914, de son vrai nom : Roman Kacew. Nous sommes dans une ville de l’empire des Tsars  et il faut transcrire sa date de naissance dans le calendrier Julien : 8 mai, la Russie étant en retard de 13 jours avec le calendrier Grégorien. Le lieu de naissance de Romain est le creuset de multiples nationalités qui se mêlent et se juxtaposent dans cet empire Russe. L’enfant très vite se retrouve sous l’influence de sa mère, son père mobilisé dans l’armée du tsar. Elle le berce avec l’âme Russe : « Est faux ce qui nous asservit, est vrai ce qui nous laisse libre ».

Son nom : Gary est une libre adaptation du mot russe gari, signifiant Brûle. On peut dire de cet écrivain qu’il brûlait intérieurement, l’absence du père, cette femme et son enfant, tout cela construit sa personnalité.

En 1921, Vilnius est devenue polonaise et se nomme Wilno. Romain a huit ans et se partage entre l’école, les jeux, souvent défis entre garçons, les premiers émois, l’amour pour une petite Valentine bien vite déçu et une envie de se suicider suite à cette humiliation. A Varsovie Romain et sa mère survivent plus qu’ils ne vivent. Dans la Pologne des années ‘20’, il subit les brimades et le racisme des Polonais.

Romain se familiarise avec le français et surtout la France. Son père est absent, ailleurs et Mina est seule pour s’occuper de son garçon, ce fils unique en qui elle voit un homme et un grand homme.

Le chemin de l’exil passe par Varsovie où Romain adolescent apprend le français et traduit du russe au polonais un poème de Lermontov. Cette maman est le sujet des conversations et des ragots, Romain est le premier à en pâtir au collège.

En août 1928, ils traversent tous deux l’Europe et arrivent à Nice. Mina après plusieurs petits métiers, devient gérante de l’hôtel Mermonts au début des années trente. C’est une pension située au 7 du boulevard François Grosso face à la rue Dante.

L’hôtel Mermonts appartient à un Lituanien, ce dernier ayant fuit la révolution, a placé sa fortune en France et cette pension, située presque dans l’ancien quartier russe, il en confie la gérance et la gestion à la mère de Romain. L’adolescent est émerveillé par le climat de Nice, un contraste saisissant avec celui de sa Lituanie natale. Les Russes se sont réfugiés ici, dans ce périmètre proche de la cathédrale saint Nicolas et Romain passe son temps entre le lycée, la promenade et sa chambre qui donne sur un jardin et se trouve bien vite envahie de livres. Il se lie avec un ancien colonel du tsar et la princesse Cantacuzène qui vit au dessus du café Washington de la rue Dante. Ils sont rejetés par cette société de l’ancienne aristocratie, ils ne sont pas orthodoxes, mais juifs.

Romain Gary fréquente le lycée où il découvre les grands auteurs de la littérature. Il écrit et se présente à Roger Martin du Gard, il use de nombreux pseudonymes dans des œuvres marquées par les blessures de l’adolescence. Il est physiquement typé et cela attire les sarcasmes de ses condisciples. Il obtient son bac en 1933. .Le 5 juillet 1935 il est naturalisé Français. Romain Gary va poursuivre des études de droit à Aix en Provence et se retrouver à Paris où il obtient sa licence en 1938.

Il collabore un temps avec Gringoire où il publie des nouvelles aux côtés de Drieu La Rochelle. Roman Kacew publie le 15 février 1935 une nouvelle : L’Orage. Il en publie une seconde le 24 mai de la même année : Une Petite Femme. Un manuscrit : Le Vin des Morts est refusé en 1937. On sent déjà l’homme inquiet chez cet adolescent, il a 21 ans et dans L’Orage l’intrigue se termine par un suicide. Le Vin des Morts  est analysé par une psychanalyste. Elle détermine un caractère perturbé  chez l’auteur de ce manuscrit.

 

 

LE MILITAIRE ET LE DIPLOMATE

 

Romain Gary est bercé par les écrivains pilotes et aventuriers : Mermoz, Saint Exupéry et Kessel. Il fait en 1938 son service militaire à l’école de l’air de Bordeaux Mérignac, il est recalé au brevet de pilote. Après l’armistice, envoyé au Maroc, il rejoint l’Angleterre et la France libre.

Gary a connu Mendès France à Londres en 1943, il va lui succéder quand ce dernier rejoint De Gaulle à Alger. Les deux hommes ne s’aiment guère, chacun ayant des griefs contre l’autre. Romain Gary ne sera pas inspiré par l’immensité des cieux. L’aviateur n’est pas écrivain et l’écrivain reste sur terre. Même si dans La Promesse de l’Aube ou Les Couleurs du Jour, Romain nous parle de la guerre, de l’amour d’un aviateur pour une star du cinéma (prémonition de sa rencontre avec Jean Seberg). Avec Raymond Aron, les rapports sont  chaleureux. L’intellectuel voit en Romain un  passionné, un casse cou et un héros. Il va publier dans La France Libre des nouvelles de Gary et lui prédit un avenir de grand écrivain.

En décembre 1940, il est en Afrique, d’abord la Guinée, puis Fort Lamy. C’est là qu’il apprend la mort de sa mère décédée à Nice le 16 février 1941 âgée de 62 ans. Fin 1941 il est à Damas où il manque mourir de la typhoïde au début 1942. En octobre de la même année, il rejoint l’Écosse en passant par Suez et le Cap de Bonne Espérance, deux mois de traversée sous la menace des sous marins Allemands. Romain Gary combat dans le groupe Lorraine. Le 25 janvier 1944, il est blessé lors d’une mission de bombardement sur le Pas De Calais. En septembre 1944, il retrouve la France.

Le 25 novembre 1945 il devient secrétaire d’ambassade de seconde classe. Son premier poste sera à Sofia en Bulgarie. Il revient en France en février 1948 et est affecté au quai d’Orsay. Là il défend l’idée de l’unification européenne, refusant le dépeçage de l’Allemagne alors partagée entre les quatre vainqueurs. De décembre 1949 à février 1952, il est en poste à Berne où il s’ennuie. Puis c’est New York, aux Nations Unies jusqu’en 1954. Un temps à Londres, il retourne aux États Unis, passant au préalable par La Paz en 1956, année où il reçoit le Goncourt. Il restera jusqu’en 1961 à Los Angeles et à sa demande,  sera mis en disponibilité.

Là il est confronté au problème des noirs, Jean Seberg milite pour leur défense. Dans son roman Chien Blanc où il mêle le problème des noirs et le destin tragique de son chien, Romain Gary nous décrit son expérience du problème dans la Californie de 1968. Batka le berger Allemand est en fait le héros de l’histoire. De chien dressé pour chasser les noirs, il devient après un lavage de cerveau, un chasseur de blanc et va dévorer le narrateur (un blanc)

Dans les Racines du Ciel, il s’exprime sur le colonialisme et son caractère révolu. Ne le condamnant pas comme un péché historique. C’était une forme sociale naguère explicable qui n’a plus de justification aujourd’hui dira t-il à un journaliste.

 

 

L’HOMME PRIVÉ

 

Gary ne pardonne pas à son père de les avoir abandonnés en 1925. On comprend ainsi pourquoi le Père est toujours dévalorisé dans ses romans. Il règle ses comptes avec ce géniteur. Un de ses amis Russe à Nice Sacha Sissoef né à Moscou en 1914 lui parlera d’un acteur du cinéma Russe Ivan Mojouskine, Romain va en faire un père imaginaire. Cet ami dont la mère était originaire du Caucase d’un village Gori qui se prononce en Russe Gari, va lui donner son nom, ainsi il efface Kacew et deviendra Gary, pseudonyme littéraire, puis nom de guerre en 1940.

C’est en Angleterre qu’il rencontre Lesley Blanch qui deviendra son épouse le 4 avril 1945.Lesley est russophile jusqu’à la maniaquerie : « Vous ressemblez à Gogol » lui dit-elle. Elle collectionne tout ce qui est russe : objets divers et donne des noms russes à ses chats (Omsk et Tomsk)

La guerre achevée, il devient diplomate, c’est d’abord la Bulgarie où il reste en poste de 1946 à 1948. Là il assiste impuissant à la mainmise des communistes sur le pays avec la liquidation du pro occidental Nicolas Petkov. Sa carrière diplomatique de quinze ans l’amène un peu partout. C’est l’occasion pour lui de rencontrer les décideurs politiques, les savants et le monde des lettres et des arts. Sa carrière de diplomate est très appréciée de ses supérieurs.

Le 9 novembre 1951 Roman Kacew devient par décret de René Pleven et du garde des sceaux Edgar Faure Romain Gary. En 1952 il est aux Etats Unis, à l’ONU. Lesley se révèle elle aussi écrivaine et de talent, en 1954 elle publie son premier livre à New York, un véritable succès. Le 3 décembre 1956, il est en poste à la Paz en Bolivie quand il reçoit le Goncourt.

En 1959 il fréquente Jean Seberg, Lesley n’attache pas d’importance à cette énième infidélité, pourtant, un an plus tard Romain la retrouve à Paris et en février 1961 font un voyage en extrême orient de six semaines. Quand Jean tombe enceinte, Lesley accepte de divorcer.

C’est en 1961 qu’il s’installe avec Jean au 108 de la rue du Bac. C’est une bâtisse du XVIII° siècle où il occupe un appartement de dix pièces. Il y restera jusqu’à sa mort. Quand il s’est suicidé, son ultime ouvrage : Les Cerfs Volants, avait paru. Doit-on méditer sur le titre, y voir l’aviateur ou l’envolé vers un ailleurs, tirer le rideau sur cette vie finalement trop compliquée, celle d’un homme qui ne s’était jamais vraiment trouvé. « Se débarrasser de soi même. »  Mina a oublié de donner un nom à son enfant, des racines et Romain Gary ne fut, finalement qu’une plante sans racine, laquelle a seulement survécu.

Alexandre Diego nait en 1963, Romain s’est remarié avec Jean. Le couple s’installe un temps aux Baléares. En 1970, Jean attend un second enfant, elle accouche prématurément à Genève le 23 août, le bébé, une petite fille meurt deux jours plus tard. Jean divorce, laissant Gary errer le monde, fuir ses démons et ses fantômes.  Jean Seberg se suicidera neuf ans plus tard, le 8 septembre 1979

 

L’ÉCRIVAIN

 

La guerre va forger l’homme et dans La Promesse de l’Aube il va raconter sa guerre. Avec ce premier roman, Romain Gary a payé sa dette à sa mère, il est soulagé, il nait vraiment alors, en tant qu’écrivain.

La Dame de Gengis Khan est un plaidoyer contre l’oubli, le juif, le nazi, Romain Gary nous offre en 1967 cette histoire où l’écrivain exprime sa conscience juive. C’est au cours d’un voyage à Varsovie un an plus tôt, qu’il découvre le Ghetto où il perd connaissance et se met à parler polonais. Romain est avec Jean. La date, la période, sont importantes : c’est la guerre des six jours et Israël qui triomphe de ses ennemis. Une victoire des Juifs sur leur destin, un exorcisme de l’holocauste pour Romain Gary coupable, selon lui, d’y avoir échappé.

Les Trésors de la Mer Rouge, il affirme se retrouver sans papiers, perdu au Yémen et ainsi délivré de lui-même. « Jamais encore je n’avais éprouvé à ce point le sentiment de n’être personne, c'est-à-dire d’être enfin quelqu’un. » Il avoue son désespoir de redevenir lui-même quand on lui rend ses papiers.

Romain Gary se déguise, cherchant à se composer un personnage. Il se  déguise en lui-même, probablement pour se rassurer ou se protéger derrière des rôles de composition. Ses personnages, ceux de ses romans, il les incarnait, se désincarnant lui-même. L’écriture qui aurait du le libérer, l’enfermait en fait dans ses ‘héros’ et chaque page, chaque chapitre et chaque roman s’emparait de son ‘je’ et sa personnalité se réduisait comme une peau de chagrin.

« Un homme extraordinaire qui, au cours des années, est devenu une légende. » nous dit sa 1° épouse. Gary a eu plusieurs vies : enfant, adolescent, homme de lettre, aviateur, diplomate, il est le seul écrivain à avoir eu deux fois le Goncourt. Personnalité dédoublée avec Ajar. Le vrai Gary se retrouve dans ses personnages, les héros de ses romans. Romain Gary : « Un pauvre gosse dans le miroir » dira de lui Aragon.

Lesly Blanch cette 1° épouse qui ne l’a pas vraiment quitté distingue chez l’écrivain trois périodes : il en est une, où il s’affirme, c’est celle de ses œuvres majeures Education Européenne, débuts prometteurs, puis Les Racines du Ciel, elle se conclut avec La Promesse de l’Aube son chef d’œuvre. Puis une seconde où Emile Ajar lui vole la vedette avec une histoire de boa. Romain publie des ouvrages commerciaux dans un style bâclé. Puis c’est une renaissance, Romain Gary réapparaît à la fin des années soixante-dix, c’est la troisième, celle qui va tragiquement se conclure.

Dans La Nuit Sera Calme, Gary répond à François Bondy, un prête nom, il se questionne lui-même. Il lui faut vraiment se détacher de son moi, c’est là que naît Ajar. « Un besoin de me diversifier par de multiples identités, sortant ainsi de mon petit royaume du Je. »

Á la fin 1973, surgit du néant  Emile Ajar. C’est une sorte d’apologie de la folie, du refus de soi, de la réalité. Romain essaye à travers ce ‘double’ d’échapper à Mina, sa mère qui disait : « Tu seras ! » injonction, obligation de réussir, de ne pas décevoir cette mère autoritaire.

Ajar n’existe pas, qui est-il ? Romain se sert de son cousin Paul pour incarner aux yeux du monde cet auteur mystérieux. Ainsi il tire les ficelles, se sert de ce cousin, le dépersonnalise, et parle à travers lui. Romain Gary se cache derrière des visages, des masques, ce qui va finalement le détruire. Avec Pseudo Ajar détruit Romain Gary, Ajar atteint le succès, Gary ne se vend plus. Il ne reste plus qu’a tirer le rideau, le clown est mort, le spectacle continu. Mais qui s’est tiré une balle dans la bouche ? Est-ce Emile Ajar ou Romain Gary ? On ne le saura jamais.

Dans La Tête Coupable, les personnages sont quelqu’un d’autre, sous des identités d’emprunt. La quête permanente d’une personnalité qu’il recherche, ses racines : qui j’étais ?

La Nuit Sera Calme : « Je me savais promis à des sommets vertigineux d’où j’allais faire pleuvoir sur ma mère mes lauriers, en guise de réparation. »

De quoi est-il coupable, quelle culpabilité ? Probablement n’avoir pas été là, aux derniers instants de Mina. Ajar dans La Vie Devant Soi, fait accompagner madame Rosa par Momo jusqu’au dernier soupir. Gary ne pouvait réparer, il fallait Ajar pour cela.

 

 

 

TOUT EST DIT, L’ARTISTE TIRE SA RÉVÉRENCE

 

Le 29 novembre 1980, Romain Gary écrivait à Aron, le remerciant de ses encouragements, ceux d’une époque (1945) où il croyait à son avenir, alors qu’aujourd’hui il désespérait, tout était fini. Avec Kessel, il y a de nombreux parallèles entre les deux hommes : juifs, d’origine étrangère, aviateurs. Il y a aussi des oppositions : Kessel aime la vie et Gary s’enferme en lui-même. En 1980, il refuse de succéder à Kessel à l’académie française, Gary a depuis longtemps cédé la place à Ajar et ce dernier est indigne d’être immortel.

« La vérité ? Quelle vérité ? La vérité est peut-être que je n’existe pas. Ce qui existe, ce qui commencera à exister peut-être un jour, si j’ai beaucoup de chance, ce sont mes livres, quelques romans, une œuvre, si j’ose employer ce mot. Tout le reste, c’est de la littérature. »

Ainsi s’exprimait Romain Gary en regardant derrière lui ce temps, celui de sa vie. Il y a une sorte de fatalité chez l’écrivain. On retrouve un peu le même fatalisme chez René Behaine(1), un aveu d’échec qui trahit le mal être de l’homme. Romain Gary est comme le marin qui rembarque, n’ayant pas trouvé ‘son’ port, finalement lassé, se suicide afin de mettre fin à son errance. Behaine quant à lui, n’est pas guéri de la mort de son fils, lequel d’ailleurs s’est suicidé de la même manière que Romain Gary.

Romain Gary est surtout à la recherche de son identité, de son moi, déraciné il n’a pas connu ‘le’ père et n’arrive pas à le retrouver. Il se déteste lui-même qu’il en arrive à être indifférent au malheur et à la douleur dira sa première épouse.

En 1980, Romain Gary refuse l’académie française et le prix Paul Morand. Il se suicide le 2 décembre 1980 d’une balle dans la bouche. En tant que compagnon de la libération, il a droit à des funérailles militaires aux Invalides le 9 décembre 1980.

Il se suicide à cause de Jean ? Probablement pas si on en croit sa dernière lettre, peut-être à cause de l’ennui et de la lassitude, comme dira Diego son fils : « Mon père n’avait plus rien à dire, ni à faire, son œuvre était achevée. »

 

(1)           René Behaine, écrivain lui aussi confiait :

« ….Je n’aurais à ce jour, où mon œuvre se termine, que le regret de l’avoir commencée. »

 

 

Il avait saisi cette occasion

De se mesurer avec le Temps

Et de lui montrer ce que

La toute puissance créatrice

De l’homme, celle de ses visions

Intérieures, était capable d’accomplir.

Ni le passé, ni l’avenir,

Ni la simultanée, ni l’ubiquité

N’étaient hors de portée de cette faculté

Qui échappait à toutes les règles,

Aux interdits, impératifs, flèches directionnelles,

Arrogances à prétentions d’irréversibilité

Et autres mornes caporalismes

De l’ordre des choses établi.

 

Romain Gary Europa 1972.

 

 

 

DOCUMENTATION

 

 

 

 

 

 

Description: Pension Mermonts

 

     Pension Mermonts

 

                                                                               Description: Romain enfant

                                                      Romain enfant

 

 

                                                           

 

 

Description: Sa mère

 

            Mina sa mère

 

 

 

 

 

                                                                                                                      

 

                                                           Description: Romain et sa mère peu avant la guerre

 

                             Romain et sa mère peu avant la guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

              Description: Romain Gary en uniforme

 

                                        L’Aviateur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Description: R Gary à gauche devant son avion

 

         Devant son avion

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                            

 

                             Description: Lettre R G à Louis Jouvet 1930

 

       Lettre à Louis Jouvet en 1930

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 Description: Romain avec Diego son fils en Espagne

 

Avec son fils aux Baléares

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                 Description: 20 lettre d'adieu (2)

 

Lettre d’Adieu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

 

1) Romain Gary à la traversée des frontières. Jean François Hangouët.

2) Archives municipales Nice in 12° 207.

3) Romain Gary Dominique Bona Mercure de France 1987

4) Nancy Huston Tombeau de Romain Gary

5) Romain un regard particulier Lesley Blanch.

6) GUY AMSELLEM ROMAIN GARY Les métamorphoses de l’identité L’Harmattan

7) Jean Marie Catonné Romain Gary de Wilno à la rue du Bac Actes Sud