BOURRASQUES  SOUS  LE  CIEL  QUEBECOIS

Interview de Michel Bertrand

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La voix du peuple Québécois

 

 

Isidore Grao

Le 22 janvier 2012

www.lavoixdecartier.com

 

 

 

IG : Bonjour M. Bertrand. Depuis votre dernière interview en juillet 2011, six mois se sont écoulés. Depuis cette date, quels constats peut-on établir au plan politique Québécois ?

-       il semblerait que le ciel se soit couvert pour le PQ.

-       Le nouveau parti de François Legault, (la CAQ), caracole en tête selon les sondages.

-       L’ADQ a sombré dans les bras de la CAQ.

-       Le PLQ reste coi !

On a créé une commission sur l’industrie de la construction, en fin d’été mais depuis plus de nouvelles ?

 

MB : Selon moi, avec cette commission, on va faire un travail qui va couter des millions en pure perte, car les principaux acteurs vont se dépêcher de régler tous les problèmes. S’agissant d’une administration publique elle bénéficie déjà par les textes d’une certaine immunité.

 

IG : Oui mais Jean Charest avait modifié ses directives laissant ainsi toute la liberté d’investiguer à la Juge. 

 

MB : Oui d’accord, mais sauf qu’on ne pourra pas éventuellement si des malversations sont constatées, mettre en accusation leurs auteurs.

 

IG : Le PQ s’enfonce de plus en plus dans une crise interne. Les députés péquistes désertent de plus en plus le parti. Certains deviennent des indépendants d’autres répondent au doux chant des sirènes de la CAQ de François Legault. Comment appréciez-vous ce changement de parti pour certains députés ?

 

MB : Pour moi c’est faire une défection pour Pauline Marois et embarquer pour un parti qui fait du n’importe quoi. Pour François Legault ce n’est pas grave car il caquète pour l’instant. Mais pour Pauline Marois c’est plus grave ! Si Pauline Marois arrêtait de vouloir à tous prix vouloir devenir la première femme Première Ministre du Québec et si elle prenait seulement le PQ à cœur je pense qu’elle prendrait une pause en politique et qu’elle laisserait quelqu’un d’autre prendre la place de Chef, uniquement pour faire le point sur le fonctionnement du parti et ce avant que le PQ ne s’effondre totalement. C’est devenu une véritable blague le parti québécois. Actuellement le PQ est devenu la risée de la population car il va carrément à sa perte. Et à cause de cela c’est la CAQ qui va prendre des forces. Mais on sait très bien que la CAQ c’est du n’importe quoi !

 

IG : François Legault qui a finalement créé son parti, la CAQ, en novembre dernier, étoffe son parti en maraudant sur les autres paris principalement le PQ, en absorbant l’ADQ,etc. Que pensez-vous de ce genre de politique ?

 

MB : D’abord je trouve que cela n’a aucun sens. Quand on est adéquiste ou péquiste, c’est qu’on a adhéré à certaines idées, comment dans ce cas subitement comprendre un certain engouement pour un autre parti, à moins que ce ne soit par opportunisme ! Si l’on rencontre les membres de la CAQ, on s’aperçoit qu’aucun d’entre eux ne serait capable d’être ministre. Il n’y a pas de ténors. Honnêtement je pourrais dire que la CAQ est composée uniquement de gens désabusés tout simplement.

 

IG : Pourtant de nouvelles élections doivent avoir lieux cette année. Déjà le PLQ se met en ordre de bataille, pendant que le PQ perd pieds et tandis que les sondages donneraient grand gagnant la CAQ. Qu’en pensez-vous ?

 

MB : C’est simple ! Plus personne n’a confiance dans les partis politiques je parle des vieux partis. Pour la CAQ c’est l’attrait de la nouveauté qui attire la population toujours en recherche d’espoir donc de changement. Elle espère toujours que le nouveau parti sera meilleur que le précédent. Elle est prête à voter pour n’importe qui, ce fut le cas déjà avec le NPD en mai dernier. Mais au cas particulier les gens font fausse route car le parti de François Legault n’apporte rien de nouveau. La CAQ veut continuer l’entreprise de démolition déjà commencée par Jean Charest. A l’issue de ces quatre prochaines années, je me demande ce qu’il restera du Québec. Pour revenir à la CAQ je me demande comment feront les membres pour se coordonner car ils viennent tous d’horizons différents, certains du PQ, d’autres de l’ADQ. Comment feront-ils pour devenir une vraie gagne et avoir tous une même pensée. Au fait c’est quoi la ligne directrice de la CAQ. A chaque fois que l’on pose une nouvelle question à François Legault on obtient la même réponse : « On verra. »

 

IG : C’était ma suivante question. Que pensez-vous du programme de François Legault « On verra plus tard » ?

 

MB : C’est bien ce que je disais précédemment « c’est du n’importe quoi » et je voudrais m’adresser à François Legault en lui disant « pour le vote des électeurs, on verra aussi  ». En ce qui me concerne, le parti de Legault est un parti, légalement parlant mais sur le plan politique ce n’est pas le cas.

 

IG : Et pendant ce temps là les vieux sages du PQ, je pense à Jacques Parizeau et à Bernard Landry, restent silencieux et ne réagissent pas !

 

MB : Honnêtement parlant je crois qu’il est préférable pour eux qu’ils ne s’en mêlent pas trop. A chaque fois  que dans le passé ils ont voulu s’en mêler ils ont reçu un mauvais accueil de l’environnement politique. Ils préfèrent peut être avoir une vue d’ensemble de tous les problèmes avant d’embarquer dans les débats. Dès que les prochaines élections vont être déclenchées, c’est à ce moment là que les « sages » vont rentrer dans l’arène et faire connaître leur point de vue. Présentement qu’est-ce que l’on pourrait dire. On sait où est le problème. On sait que le problème actuel est Pauline Marois. Mais delà à ce que les ténors déclarent à la presse que le problème était Pauline Marois, il ne faut pas trop rêver. Il ne faut pas oublier qu’en fin avril 2011, lors du congrès du PQ, Pauline Marois a reçu 93 % de votes favorables. Je présume que les ténors interviendront en temps et lieux utiles. Je suppose qu’ils pourront avoir deux comportements : soit ils embarquent dans le dossier conflictuel actuel, soit ils peuvent laisser le PQ et Pauline Marois se noyer pour qu’à la suite de cette noyade, le PQ puisse renaître de ses cendres mais sans Pauline Marois. Parce que je suppose que puisqu’ils ne peuvent pas aller contre Pauline Marois, Ils ne voudront pas, non plus, l’aider à redresser la barre. Selon moi, ils vont la laisser couler avec le PQ.

 

IG : Donc c’est en connaissance de cause que les péquistes « vont contre le mur ». Il s’agirait d’un comportement paradoxal, et le PQ pourrait encore  attendre quatre ans de plus avant de prendre le pouvoir. On risque de voir de nouveau Jean Charest gagner les élections, ne croyez-vous pas ?

 

MB : Selon moi je ne voudrais pas jouer les clairvoyants sur ce thème mais ce devrait être François Legault qui devrait gagner les  futures élections.

 

IG : C’est ce que les sondages disent actuellement !

 

MB : Moi aussi car s’agissant des libéraux il n’y a plus personne qui croit en eux et le PQ  devient de moins en moins crédible. Ca devient un parti girouette et les électeurs ne veulent plus non plus lui accorder leur confiance. Pour Québec solidaire le parti semble encore trop jeune pour faire un grand score. Selon moi, les gens vont voter pour la CAQ. Ce ne sera que lors des futures élections dans quatre ans de cela que les anciens ténors vont essayer de ramener le PQ avec de nouvelles figures pour ensuite repartir de plus belle au combat. Ainsi le PQ se ferait une nouvelle virginité et serait considérer comme le futur sauveur du Québec. Mais entre temps le PQ va prendre une pause de quatre ans et comme le phénix le PQ renaitra ensuite de ses cendres.

 

IG : Et pendant tout ce cafouillage au top-niveau, seule la rue continue à manifester. Prendrait-elle la place des politiciens ? Ce fut les manifestations à l’automne avec « Cap sur l’Indépendance » et Gilbert Paquette, président de l’IPSO, qui réussit à réunir plus de 3000 personnes dans les rues de Montréal, suivi quelques temps après par celle de Mario Beaulieu, Président de la SSJB et du MQF, pour s’élever contre les atteintes à la loi 101. Qu’en pensez-vous ?

 

MB : Ce serait presque souhaitable pour le Québec un peu à l’image de ce qui s’est passé avec le printemps arabe. Bien que je n’y crois pas à un « printemps québécois » après avoir vu ce qu’avait donné un printemps arabe. On sait qu’effectivement  leur situation politique  n’est pas encore  redevenue, tout à fait, claire. Au Québec on est encore resté à l’époque de la révolution tranquille des années 60. On n’a pas beaucoup bougé depuis ce temps là  dans le monde politique. Pour ma part que la rue prenne le pouvoir, pourquoi pas ? Mais à un printemps « arabe » je n’y crois pas du tout. Les gens sont trop désabusés et ils sont trop occupés à payer des taxes pour se mêler de politique. Ils sont tellement désabusés qu’ils n’y croient plus à la politique. Alors qu’ici quand on croit plus à quelque chose on lui tourne le dos tout simplement et on laisse faire, malheureusement.

 

IG : Pourtant dans le milieu québécois et plus particulièrement  celui du P.Q, une voix très intéressante est en train de se lever. Il s’agit de celle du Député Bernard Drainville et de ses 10 propositions. En ces temps mi clairs-obscurs, c’est un des rares Députés à faire des propositions et à vouloir se battre pour améliorer les choses. Que pensez-vous de sa proposition d’élire le Premier Ministre Québécois au suffrage universel ?

 

MB : Pour en avoir discuté avec plusieurs personnes, je sais que le Député Drainville est très bien perçu par la population. Le problème c’est que Bernard Drainville fait parti du PQ. Or ce PQ est mené par Pauline Marois. Comme les gens n’ont aucune confiance en Pauline Marois et qu’on sait très bien tout ce qui se passe avec le PQ passe par pauline Marois. Or, celle-ci aura toujours le dernier mot. Les gens sont en attente de ces propositions. Oui on aimerait bien que le Député Drainville puisse mettre en exécution ses idées. Mais le pourra-t-il simplement ? Lui laissera-t-on l’opportunité de le faire ? On sait très bien que beaucoup de choses changeraient en politique mais on sait aussi très bien que ce n’est pas lui qui détient le pouvoir. S’il advenait qu’il puisse prendre la place de Pauline Marois alors là ce serait autre chose. Le PQ remonterait énormément dans les sondages. Mais on craint que comme Pauline Marois ne semble pas vouloir décrocher, les propositions de Bernard Drainville aient quelques chances de se mettre en place. Par contre, si rien ne change et lorsque le PQ renaitra de ses cendres alors là il pourra devenir un Député de premier plan, très écouté. Pour l’instant malheureusement, sauf fait exceptionnel, cela relève encore du virtuel !

 

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IG : Et que pensez-vous de sa proposition d’instaurer des élections à dates fixes, et la tenue des scrutins un dimanche ?

 

MB : Moi par rapport à ses propositions, je pense que cela rejoint énormément les souhaits des électeurs. D’après moi. M. Drainville s’est très bien informé auprès des électeurs. Il est à l’écoute du public et forcément il va dans leurs sens. Encore que j’aurai une toute petite réserve avec ses déclarations c’est quand il propose que l’âge des électeurs soit ramené de 18 à 16 ans, proposition discutable à mon avis. Mais ce que j’aime chez lui c’est qu’il ait pris le soin de prendre le pouls de la population pour faire ses propositions. Ce sont des choses que les gens parlent que les gens discutent mais que les autres députés ne semblent pas entendre.

 

IG : Mais pour revenir à l’âge des électeurs, certains québécois m’ont dit que puisqu’on avait reconnu aux jeunes de 16 ans le droit de conduire un véhicule, pourquoi ne pas leur donner celui de voter ?

 

MB : Oui je suis d’accord mais il faut regarder aussi comment ils conduisent ! En effet un jeune a peut être le droit de conduire à 16 ans par contre il n’a pas le droit de rentrer dans un bar non accompagné. Les jeunes ont beaucoup de droit à 16 ans, dont celui aussi de travailler, mais à quels prix ?  C’est pour cela qu’ils n’ont pas encore tous les droits. Les gens s’intéressent de plus en plus au domaine politique mais les jeunes à 16 ans ne sont pas encore allés à l’université. Or, c’est à l’université qu’ils font leur première arme en politique et qu’ils commencent à se politiser réellement. Alors on peut se poser la question de savoir si un jeune de 16 ans a suffisamment de maturité et d’expérience de la vie pour s’introduire en politique ? Déjà à 40 ans il est difficile de savoir faire la différence entre un politicien honnête et celui qui ne l’est pas, alors, a fortiori, un jeune inexpérimenté de 16 ans !

 

IG : Mais à vous écouter parler il m’est revenu en mémoire la parole d’un québécois de région qui me disait à propos de Daniel Turp, excellent juriste et constitutionnaliste (que je voyais très bien comme Chef du PQ) :

« Oui mais Daniel Turp est un intellectuel et les québécois ne veulent pas d’intellectuels au pouvoir ». J’avoue ne pas avoir compris cette remarque ! Est-ce que les Québécois préfèreraient les politiciens incultes aux autres ?

 

MB : Non c’est de moins en moins vrai. Mais ce que les gens veulent c’est que les politiciens restent près d’eux, à leurs niveaux. Les gens n’ont rien contre la culture, mais ils veulent qu’on leur parle le même langage. Ils ne veulent pas d’un Premier Ministre inculte. Ce que craignent les gens c’est que quelqu’un qui est trop instruit se croit issu d’une caste supérieure et ne servent de cette instruction pour mieux écraser la population. Prenons l’exemple de René Levesque, c’était un journaliste qui était renommé  et qui avait fait beaucoup d’études, fréquenté des universités, donc ce n’était pas un inculte. Mais il avait la fibre humaine et savait se mettre à la hauteur du peuple. Il savait parler le langage de tout le monde et il avait un coté humanitaire. Ce n’est pas vrai de dire que les québécois ne veulent pas de gens cultivés mais ce qu’ils veulent c’est des gens qui les comprennent avec leurs cœurs et non avec leurs instructions.

 

IG : Bien ! Après ces précisions revenons un peu à la politique. Pendant que le Québec se débat dans des méandres tortueux, Stephen Harper doit se montrer satisfait de cette situation et en profiter pour mettre en place sa politique unilingue au Québec alors que le bilinguisme est de règle au Canada.

 

MB : Ce n’est plus vrai avec Stephen Harper. Par contre Stephen Harper travaille en fonction de l’indépendance du Québec. Je participe au fonctionnent du réseau social sur Internet et je constate que de plus en plus les internautes parlent d’indépendance et ceci chez les jeunes qui sont en université présentement. Il y a de plus en plus de québécois qui recommencent à rêver d’indépendance à cause de tout cela. Quand au Québec les nominations de hauts responsables se font au profit de personnalité unilingue, les gens réagissent de plus en plus. Je dirais que Stephen Harper est le meilleur ami pour l’indépendance du Québec.

Si vous permettez, je vous indiquerais un excellent film qui vient de sortir et dont le titre est « French immersion ». J’ai trouvé que le film analysait très bien le problème du français au Canada. Le point intéressant de ce film est d’avoir su mettre en relief la nécessité de solidarité entre les canadiens. Les anglophones et les francophones se détestent amicalement mais en même temps ils ont besoin les uns des autres. C’est un message d’œcuménisme. A un certain moment du déroulement du film on fait dire à l’acteur qui joue le rôle de Stephen Harper les mots suivants : « Vive le Québec indépendant dans un Canada fort ».

 

IG : Le film est-il récent ?

 

MB : Oui très récent car il va bientôt sortir en DVD. Certes il s’agit d’un film humoristique mais qui en même temps envoie beaucoup de messages. J’ai trouvé que la vie Québécoise était très bien décrite et le film est assez réaliste.

 

IG : A votre avis, que faudrait-il au PQ pour se sortir de l’ornière actuelle ?

`

MB : Changer de chef ! Que le PQ change de chef, qu’il revoie ses priorités également. Présentement ce qu’on entend beaucoup comme une boucle fermée c’est parler de l’indépendance. C’est certain qu’on veuille l’indépendance, ça c’est clair. Mais il existe aussi d’autres priorités : « le Québec est en train de tomber par morceaux ! ». Qu’est-ce qui va se passer quand les Libéraux n’auront plus le pouvoir ? Quelle suite va-t-elle être réservée au dossier du Plan Nord ? Va-t-on continuer à brader nos richesses ? Que va-t-il se passer avec le gaz de schiste ? Il y a mille choses qui interrogent la population, mais personne n’en parle ! Qu’est-ce qui se passe avec la Santé, avec l’économie, avec l’emploi, avec l’éducation. Silence le plus complet ! Que vont devenir les accommodements raisonnables ? Etc. 

 

IG : Il faudrait peut être qu’un chef puisse faire la promotion de toutes  ces valeurs là. Encore que faire la promotion ne suffise pas il faut un commencement de mise en action afin que le peuple puisse adhérer à ces idées !

 

MB : Oui qu’il ou qu’elle parle des choses qui intéressent la population. Une fois réglée ou en cours de règlement on pourra parler d’indépendance ! Car peut-on parler d’indépendance dans un pays qui tombe en ruine ?

 

IG : Oui mais attention, vos paroles ont des accents du discours de François Legault, à savoir régler les problèmes aujourd’hui et parler, plus tard, dans 10 ans de l’indépendance.

 

MB : Non ce n’est pas la même chose. François Legault a mis l’indépendance sur la tablette et ce n’est pas ce que je dis. Tout ce que je souhaite c’est qu’on nous propose des pistes de solution aux problèmes en même temps que de parler d’indépendance. Qu’il y ait vraiment une volonté de s’attaquer aux problèmes et le peuple saura se montrer participatif.

 

IG : Il faut savoir que le PQ est divisé sur ces points : une bonne moitié d’adhérents pensent qu’il faut s’attaquer aux problèmes avant de parler d’indépendance et l’autre moitié qui pense l’inverse ! Alors que faire ?

 

MB : Je vais vous donner mon point de vue :

S’il existait un parti avec un vrai chef, un chef qui sache garder ses troupes et non quelqu’un qui va marauder les députés dans tous les autres partis. Pas un parti qui va s’acharner comme les Libéraux à détruire le Québec, ou s’acharner à conquérir le pouvoir pour le pouvoir comme Pauline Marois. Il faut savoir quelquefois  faire abnégation de sa personne quand la destinée du pays est en cause.

Par exemple si l’on prend le PQ : On met Bernard Drainville à sa tête, on commence à concrétiser ses idées, en expliquant les tenants et les aboutissants de chaque dossier, par exemple en disant : par rapport à la santé, à l’éducation, il va se passer telle chose, on va faire passer telle loi ! Il est certain que si le Québec était indépendant ce serait plus facile.  Mais en attendant, si les gens étaient clairs dans leurs discours en expliquant : « Si on était indépendant on pourrait faire telle ou telle chose mais comme nous ne sommes pas, nous devons obéir à telle ou telle loi canadienne qui nous empêche de le faire ». Dans ce cas alors, la population comprendrait mieux et adhérerait plus facilement aux discours politiques. Aujourd’hui on ne parle que d’indépendance ou de scandales sans parler des dossiers brulants qui impactent la vie quotidienne des Québécois Il y a quarante ans, à l’époque de René Levesque, on savait ce que voulait dire vouloir l’indépendance mais aujourd’hui on ne sait plus très bien à quoi on fait allusion quand on évoque l’indépendance. Vouloir l’indépendance pour l’indépendance, c’est un mot creux !

 

IG : Merci beaucoup Monsieur Bertrand et attendons les 27 et 28 janvier 2012 pour savoir enfin ce qui va sortir du caucus et des réunions du PQ.

 

 

NDLR : Dans la présente interview réalisée le 22 janvier il est fait allusion au silence des « Vieux Sages » du PQ. Que l’on se rassure :  L’ancien Premier Ministre Bernard Landry a adressé une lettre ouverte aux Québécois le 24 janvier 2012 que l’on retrouvera diffusée , le même jour, dans le réseau social sur cyberpresse-ca-Le soleil.