LA  RELEVE  QUEBECOISE  EN  MARCHE

 

Interview de Mlle Séverine Pérès-Tremblay

Montréal

Description: i Love Peres:Users:iLovePeres:Desktop:image001.jpg

 

 

Isidore Grao

Le 7 janvier 2012

www.lavoixdecartier.com

 

 

 

IG : Bonjour Mademoiselle. Vous faîtes partie de la Jeunesse Québécoise. Votre carte de visite professionnelle précise que vous êtes Consultante. En quoi consiste votre métier ?

 

SP : Je m’occupe de différents mandats en ventes pour toutes sortes de clients, tout dépendamment de leur besoin. Par exemple, un de mes clients est une organisation scolaire. Cet établissement est implanté à Québec et souhaite étendre son champ d’activité vers la région de Montréal. Il s’agit d’un Centre de développement de formation en ligne (didacticiels). Mon rôle consiste à développer son rayonnement  auprès des entreprises privées à Montréal et environs, en leur proposant les services de mon client qui correspondent à leurs besoins. Par exemple qu’il s’agit d’une entreprise qui prend de l’expansion, elle se doit de proposer et de réviser toute sa stratégie de formation, car la population à former est numériquement trop importante pour la capacité de travail d’un formateur interne à l’entreprise. D’autre part je dois jouer sur cet aspect ludique qu’est la formation en ligne pour intéresser les futurs élèves. Il s’agit là d’une pédagogie innovante qui peut susciter de l’intérêt tant pour le salarié que pour l’entreprise. On est rentré dans une époque moderne où tout va très vite, et dans laquelle  on espère enseigner plus dans un minimum de temps.

 

NB : Au Québec il y a la loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main d’œuvre communément appelée « loi du 1 % ». Au cas particulier,  un employeur dont la masse salariale annuelle est de 1 000 000$ et plus, doit investir, au cours d'une même année civile, l'équivalent d'au moins 1 % de sa masse salariale dans la formation de son personnel, donc le marché québécois est favorable à la formation continue.

 

IG : Vous faîtes donc partie du monde des Entrepreneurs. Avez-vous créé une entreprise ?

 

SP : Non, pas encore bien que  je me sois déjà enregistrée auprès du registraire des entreprises. Mais cela ne saurait tarder. J’imagine que l’appellation de mon entreprise fera allusion au monde des communications et des médias par le biais de l’informatique. Ce monde de l’informatique qui est entrée dans notre vie à la manière du téléphone, il y a de cela, quelques années.

 

IG : Pouvez-vous vous présenter ?

 

SP : Je suis une jeune québécoise native de Montréal et je suis âgée de 28 ans, je fais partie de cette jeunesse moderne qui essaie de se faire une place au soleil, dans le monde du travail.  Ce n’est pas toujours facile mais c’est pour cela que c’est passionnant de lutter contre l’adversité, et de montrer ses capacités.

 

IG : Quelle scolarité avez-vous suivie ?

 

SP : J’ai été scolarisée en technique de recherche sociale jusqu’à l’âge de 21 ans et j’ai commencé un certificat universitaire en ressources humaines. J’ai du commencer à travailler très jeune. Le complément de formation que je possède me vient surtout de mon expérience professionnelle déjà grande à mon âge, car je n’hésite pas à remettre en cause mes acquits en permanence. Là est la vraie aventure.

J’ai commencé par être vendeuse dans une grande enseigne d’article de sports. Je suis rentrée, ensuite, dans une grande entreprise de communications où j’étais « agent de service à la clientèle dédié à la formation continue ». C’est cette approche du monde de l’éducation qui a déclenché en moi le goût pour l’enseignement. Ce qui m’a captivé le plus c’est cette approche de l’humain et comment on pouvait aider les autres à se révéler, à transformer leur esprit et leur communiquer ce goût de la formation.

 

IG : Devenue adulte, vous sentez-vous concernée par le monde politique québécois ?

 

SP : J’écoute les nouvelles et m’intéresse aux commentaires dans les médias sociaux. J’ai mes opinions politiques. Mais je ne vais pas plus loin car j’ai l’impression que même si je donnais mon avis, ceci n’aurait pas beaucoup de conséquence sur la politique actuelle. Les politiciens québécois semblent être très loin des citoyens.

 

IG : Allez-vous voter  si oui à quelle régularité et pourquoi?

 

SP : Oui, je vote à chaque élection. Je privilégie surtout le scrutin du Maire de Montréal et de mon député de circonscription.

 

IG : Donc il s’agit de scrutin de proximité. Et s’il s’agissait d’un référendum iriez-vous voter?

 

SP : Oui j’irais voter.

 

IG : Que pensez-vous du thème de la souveraineté nationale du Québec ?

 

SP : Lors du dernier référendum en 1995 je n’ai pas pu voter car je n’avais pas l’âge minimum requis. Mais on sentait dans la population un grand intérêt pour ce scrutin, il s’agissait presque d’un scrutin de vie ou de mort où l’ensemble de la population souhaitait donner son avis. Actuellement, on n’en entend plus parler. On dirait que ce thème est passé au second plan et que les partis s’en servent uniquement comme argument de campagne.

 

IG : Vous sentez-vous heureuse de vivre au Québec ?

 

SP : Oui je suis très heureuse de vivre au Québec. Mais je crains surtout qu’à trop faire des accommodements dits raisonnables sur tous les thèmes les québécois ne finissent par perdre  non seulement, cette identité qui faisait leur charme maisde surcroît tout un pan de leur patrimoine culturel. J’ai beaucoup regretté par exemple que l’on retire cette année les symboles de Noël dans les bureaux de Services Canada. Il est vrai qu’il s’agit d’une organisation fédérale !

 

IG : Et en votre qualité d’entrepreneure estimez-vous que le Québec vous a suffisamment aidé ?

 

SP : Pour l’instant je n’ai pas tout à fait optimisé le champ d’investigation de mon entreprise, puisque de création récente. (Il y a pas deux ans encore j’étais directrice de comptes chez Jobboom Formation). Au départ, ce qui m’a incité à cette création, c’est qu’il s’agissait de répondre à des clients potentiels dont les demandes de services se faisaient de plus en plus pressantes. À noter, que j’ai l’intention de mettre officiellement sur pied mon entreprise durant cette nouvelle année 2012.

 

IG : Pour cette création, vous n’avez donc pas pu bénéficier d’une aide financière du Québec.  Mais vous n’ignoriez pas qu’elles vous sont permises ?

 

SP : Non j’ai l’intention de les solliciter très prochainement une fois la conception de mon plan d’affaires sera  totalement achevé.

 

IG : Vous avez occupé des fonctions de directrice de comptes jusqu’en 2010, pouvez-vous nous dire en quoi consistaient ces fonctions ?

 

SP : J’avais la responsabilité un portefeuille d’environ deux cents clients dans le domaine de l’éducation composé de formateurs agréés d’Emploi Québec, d’Universités et de Cégeps du Québec. J’analysais leur besoin de placement médias et leur recommandais les meilleurs positionnements publicitaires possibles en maximisant le meilleur service au meilleur coût. Il s’agissait là d’un calcul de rentabilité et de productivité pour les entreprises clientes.

 

IG : Qu’est ce qui vous a attiré dans ce métier, faisait-il partie de vos ambitions professionnelles ?

 

SP : Non, en 2006 je poursuivais des études à l’UQAM afin d’obtenir un Baccalauréat en ressources humaines et je travaillais à temps plein chez Jobboom Formation. Au sein de cette entreprise, j’ai pu bénéficier de promotions qui ont eu pour conséquence d’alourdir considérablement mes temps de travail pouvant affecter la qualité de mes prestations. J’ai donc, du me résoudre à quitter l’Université pour me consacrer exclusivement à mon métier. Mais ce goût de cette formation est toujours entier en moi. Il est fort possible que dans un avenir prochain je reprenne des études mais cette fois dans un créneau plus individualisé  que celui de la communication marketing.

 

IG : Dans vos fonctions actuelles d’entrepreneurs de communication marketing, comment procédez-vous quand un client vous sollicite ?

 

SP :

- J’analyse au mieux les besoins du client potentiel dans le domaine souhaité : ventes – développement des affaires – placements médias – publicité :

- J’élabore un plan d’actions que je propose à mon client. Ce plan d’actions peut être modifié.

- En cas d’acceptation je passe à la réalisation en passant par tous les points : logistique, financier, intellectuels.

- Si un calendrier d’avancement est prévu j’en soumets les conclusions à mon client pour intégrer les éventuelles modifications.

- Le projet est fini lorsqu’il satisfait entièrement au souhait de mon client.

 

Par exemple, j’ai réaliséun court métrage sur le mariage de l’aviation et des conquêtes spatiales canadiennes pour l’industrie de l’aérospatiale. Par des démarches personnelles j’ai pu obtenir une participation financière exclusive d’Air Canada. Au cas où vous seriez intéressés voici le lien URL :

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=-LT3bnc-WQo

 

IG : Je vous remercie Mme Pérès-Tremblay.

 

SP : C’est moi qui vous remercie Monsieur Grao.