RANCHER : de Bonaparte à Napoléon III

Etude de M. Thierry Jan

 

2ième partie

 

NICE SOUS LA RESTAURATION

 

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Isidore Grao

Le 5 Janvier 2012

www.lavoixdecartier.com

 

 

 

Nice, c’est toujours une petite bourgade qui s’accroche sur la colline du Château et qui n’a pas encore vraiment franchit le Paillon. Les premiers hivernants Anglais s’installent à la croix de marbre.

 

                                      LES PREMIERS AMENAGEMENT A NICE

 

Le Comte Alexandre Crotti de Costigliole était intendant (équivalent d’un préfet). On peut le comparer à un Haussmann par son travail d’aménagement à Nice. C’est en effet lui qui va faire niveler les bastions et remparts de la rive gauche du Paillon. Il va tracer ce boulevard bordé d’arbres jusqu’à la place Victor (aujourd’hui Garibaldi). Nous sommes en 1820-1824, à cet endroit existait la rue des tanneries, mal définie, mal tracée et discontinue. Ce boulevard se nommera simplement le boulevard. A la même époque on lançait le pont neuf qui se nommera saint Charles en 1826. Il va se nommer un certain temps boulevard Crotti, puis boulevard du pont neuf. Le Comté est devenu français, le Comte Crotti n’a plus vraiment sa place dans les dénominations Françaises et peu avant le XX° siècle, il devient le boulevard Mac Mahon, mais ce n’est plus notre sujet.

 

       LA PRESSE Á NICE SOUS RANCHER

 

Sous l’occupation française un journal apparaît dès 1795 : Le courrier du Midi. Si la révolution est synonyme d’une multiplicité de titre. Sous l’Empire, la presse est réduite à sa plus simple expression. On ne trouve qu’un seul journal par département. Dans les Alpes Maritimes, il y a « Le Nicéen » lequel deviendra « Le  Messager des Alpes ». Après la Restauration et jusqu’à 1847, la censure n’a guère libéré l’expression. On trouve néanmoins un plus grand choix avec « La Gazette de Nice », « L’Echo musical » et « Les Zanzares » que l’on peut traduire par « Moustiques ». Le Statuto abolie la censure et on découvre désormais plusieurs titres. Il y a tout d’abord « L’Echo des Alpes Maritimes » qui en 1847 publie en français. Son nom à lui seul, démontre ses sympathies profrançaises et pour un retour à la France. Ce journal est animé par le banquier Auguste Carlone, Avidgor et l’ingénieur Victor Juge. En 1850 il change de nom, devenant « L’Avenir de Nice ». D’autres journaux pour certains farfelus auront un avenir éphémère, disparaissant au bout de quelques numéros : Courrier de Nice, Le Carillon, Le Coq à l’âne, etc. On trouve aussi des titres en langue italienne, moins nombreux, mais tout aussi présents : « Il Populare Nizzardo » « Il Nizzardo » ou encore « La Ronda ». Il y aura aussi un journal bilingue qui sera très prisé par la bonne société « La Sentinella Catolica ». Dans les derniers temps avant le rattachement, François Guisol militera pour le parti français avec sa « Mensoneghiera » où il critique de sa plume acerbe l’administration Sarde.

 

LE SENAT A NICE

 

Ce sénat n’était pas un parlement comme on pourrait l’entendre aujourd’hui, mais une juridiction d’appel, un tribunal. Il intervenait dans les affaires civiles, criminelles et ecclésiastiques. Il avait cependant d’autres attributions et pouvait rendre des décisions législatives ou réglementaires. Disparu avec la révolution, il est rétabli en 1815 et se maintient jusqu’au rattachement de 1860.

 

Références bibliographiques :

(Sources : Nice Historique numéro 1 1954 A Compan)

(Source : Nice Historique numéro 1 janvier Mars 1973)

 

 

    LE NIÇOIS UNE LANGUE D’OC

 

Les langues ont toutes des racines. C’est ainsi qu’on les classifie, leur donnant un tronc ou une famille. Par exemple l’Espagnol, le Portugais, le Français ou encore l’Italien sont des langues Latines, qui avec le temps et leurs évolutions se sont peu à peu différentiées pour arriver à un caractère propre. Puis on trouve des sous classes dont la langue d’Oc héritée elle aussi du Latin et qui fut la langue des troubadours.

 

LE NICOIS UNE DES LANGUES D’OC

 

Rancher est considéré comme très  XVII°, on n’oubliera pas que Rabelais et du Bellay furent à la cour de Turin. Rancher s’en est peut-être inspiré. Si Emile Rippert n’éprouve qu’une sorte de mépris  dans son ouvrage « la renaissance provençale » à propos  du niçois. Cette  thèse va nous montrer que l’idiome niçois est autre chose qu’un mélange de provençal et d’italien. Un dialecte est hélas  souvent considéré comme inférieur à une langue. C’est la production littéraire qui fait l’importance d’une langue, le Français s’est ainsi imposé. Les dialectes et patois servent alors à marquer un caractère, celui grotesque d’un personnage, on le verra dans Molière avec un paysan lourdaud dans Don Juan qui explique en patois picard une anecdote. Au XVI° siècle la Provence, pays d’Oc est intégrée au royaume de France et la langue du nord  (Oïl) s’impose, reléguant les idiomes du sud à de simples patois. Le Français devient la langue de référence, les idiomes n’étant alors utilisés que par les paysans. Ils perdent ainsi le statut de langue. Il ne faut pas oublier que le monde rural était illettré. Vers 1850 Roumanille avec d’autres écrivains du midi dont Mistral,  entreprennent de rendre au Provençal son rang. Ils le purifient et poursuivent l’œuvre des troubadours. Le félibrige est né. Lamartine  salua cette initiative et félicita Mistral qui lui avait envoyé « Mireo » en 1859. La langue d’Oc n’est pas unie, d’Avignon à Nice ou même d’un village à un autre, les populations ne parlent pas la même langue. Ces divers langages manquent d’écrits. C’est le cas du Niçois que certains érudits comparent à une sorte de mélange qui pioche dans des langues aussi différentes que le Français et voire même l’Arabe. C’est Rancher qui va donner au niçois son rang et le faire reconnaître comme une langue. Certes il y avait eu des œuvres au moyen âge, des textes, des chartres, mais ces derniers n’avaient pas été publié et donc sans impact notoire. Au milieu du XVI° siècle, Jean Badat avait bien publié une chronique, mais combien l’ont-ils lue ? Joseph Rosalinde Rancher avec la Némaïda, va donner au niçois l’impact que nous connaissons aujourd’hui. Rosalinde va offrir un exemplaire de sa Némaïda à Diuoloufet, lequel partage le même souci, celui de rendre aux idiomes locaux leur rang. Le mouvement du Félibrige naitra une dizaine d’années après la mort de Rancher. Mais le Niçois est un peu oublié. Le Comté revient à la France et il y a un mépris face à cet idiome, langue du vulgaire selon certains ignorants. Malval défendra la langue de Nice : « Le dialecte de Nice se parle et s’écrit, il peut être noble, élégant, gracieux et finement satirique ; qu il n’est jamais grossier que lorsque les écrivains qui s’en servent, le sont eux même, ainsi qu’il en est, du reste, dans toutes les langues. »(D’après Christiane Bailet thèse Aix en Provence 1954.)

Dans l’article paru  dans Nice Historique en septembre octobre 1922 Eugène Ghis démontrait la spécificité du Niçois par rapport au Provençal et aux autres langues d’Oc. Il cite l’ouvrage de monsieur Ronjat (Essais de syntaxe des Parlers provençaux) et un article paru dans La Montagne en 1908 :

« …Si jadis un patoisant niçois pouvait comprendre celui du Piémont, aujourd’hui il en est tout autrement, le règne des dialectes est clos….

 

 

                                 DE  L’ANCIENNE LANGUE D’OC A RANCHER

 

Jusqu’en 1388 et la  séparation du Comté de Nice d’avec la Provence on ne distinguait que très peu de variations entre le niçois et la langue d’Oc. Il en était un élément, une variante. Après cette date la langue niçoise s’est repliée sur elle-même. Elle demeure avec le Latin, employée dans les actes administratifs. Quand en 1561 Emmanuel Philibert décide par son édit d’imposer l’Italien comme langue officielle, le Niçois ne s’écrit bientôt plus et restant oral, il périclite peu à peu. Il devient un patois et les élites l’abandonnent au profit soit de l’Italien, soit du Français. Rancher dira lui-même du niçois : « Le dialecte niçois n’a pour base que la fantaisie de ceux qui le parlent  et qui l’écrivent. »

En 1823 Rosalinde Rancher fait revivre le Niçois avec son œuvre majeure la Nemaïda, écrite dans cet idiome, ce qui lui rend son caractère littéraire. Rancher, nous sommes en 1832, affirme dans la préface de son fablier, qu’en Provence et même en Catalogne, la langue est la même qu’à Nice. A cette époque Mistral n’est qu’un bambin de deux ans. Rosalinde était seul, comme tous les précurseurs, il ouvrait la voie. D’autres Niçois prendront son relais : la presse, le théâtre et les chansons contribueront à leur tour à cette renaissance. Joseph Miceu est en 1840 l’auteur d’une grammaire niçoise, la première en langue d’Oc depuis le moyen âge. François Guisol avec son journal « La Mensonghiera » dès 1854 qui est entièrement écrit en Niçois favorise le développement de cette langue.

 

 

LE NICOIS ET LE PROVENCAL

 

Jusqu’au milieu du XVI° siècle la graphie du niçois s’identifie à celle du provençal. De nombreux textes Pellos 1492, Fulconis 1562 ou encore Badat témoignent de cette similitude. En 1561 l’édit d’Emmanuel Philibert impose l’italien dans tous les actes administratifs et juridiques. Le niçois écrit disparaît alors de la vie publique. La langue devient orale. Certains continuent néanmoins à écrire le dialecte, mais sont influencés par l’italien. Il y aura des oppositions entre Micéu et Rancher sur la graphie du niçois. Micéu dénote un certain archaïsme, alors que notre poète adopte les formes modernes d’orthographe. Joseph Micéu est né en 1796 à Nice. A la différence de Rancher il est de très vieille famille niçoise ayant des liens avec les Verola. Micéu réalisera une grammaire niçoise, laquelle sera critiquée pour ses lacunes et son italianité. Néanmoins l’abbé Micéu et Rancher sont tous deux des défenseurs de la langue niçoise et des précurseurs de la renaissance des lettres provençales et ce bien avant Mistral.

Références bibliographiques :

(L’idiome niçois A L Sardou bulletin de la société des sciences, lettres et arts des Alpes Maritimes Nice 1877)

(source Sourgentin numéro 51 mars avril 1982 Albert Rosso et Adoulfe Viani) 

(Source Nice Historique numéro 2  1975 Marie Louise Gourdon)

 

 

DEVELOPPEMENT TOURISTIQUE

 

Déjà à la fin du XVIII° siècle, certains voyageurs s’étaient aventurés au delà du Var et avaient découvert Nice, alors toute petite bourgade assoupie au pied de sa colline et baignée par la mer. Le tableau était idyllique et pour certains ils revinrent après la révolution dans cette contrée du royaume de Piémont Sardaigne.

 

    PERSONNALITES AYANT VANTÉ NICE ET SON COMTE

 

Smolett : « Il n’existe aucun endroit au monde où la pluie et les vents sévissent moins qu’ici. » dit-il en 1763. Sulzer  en 1775 est tout aussi élogieux : « Ici on jouit au milieu de l’hiver de toutes les grâces du printemps perpétuel. » Charles Mercier Dupaty : « Les maisons de campagne des environs de Nice, sont peuplées d’Anglais, de Français, d’Allemands ; c’est là que tous les pays du monde se fuient l’hiver. » écrivait en 1747, ce président au parlement de Bordeaux. Durant l’hiver 1764 les Duc d’York et Prince de Brunswick sont les précurseurs d’une saison d’hiver. En 1770 début des travaux du chemin des Ponchettes qui dureront deux ans. Durant l’été 1770, le Duc Benoit Maurice de Chablais visite le Comté et la ligne des Alpes. Il était accompagné entre autres officiers, du Comte de Provana. Le Duc de Gloucester fera à cette occasion relâche à Villefranche, venant de Naples. L’Abbé Amoretti dans son voyage de Milan à Nice en 1780 est  ébloui par Nice. Albanis de Beaumont architecte de la Cour de Sardaigne fait imprimer en 1788 son Voyage historique et pittoresque du Comté de Nice, il le dédiera au Duc de Gloucester. En 1803 l’avocat Dominique Rossetti et trois ans plus tard le chevalier Louis Andrioli s’attacheront aux détails historiques. Dans son « Essai sur les agréments et sur la salubrité du climat de Nice », de 1822 le docteur Richelmi brosse lui aussi une histoire de Nice et de ses origines Grecques. Il fait la distinction entre la ville ancienne et la ville moderne qui se développe à l’ouest, de l’autre coté du Paillon. Il se fait guide de sa ville, décrivant les monuments et endroits admirables à visiter. Puis l’ouvrage nous présente les qualités climatiques de Nice. L’auteur se réfère à Fodéré dans son voyage aux Alpes Maritimes où il est expliqué que le sol étant calcaire, les eaux de pluie ne croupissant pas, n’altèrent pas l’air. En Angleterre les médecins envoyaient leurs malades phtisiques à Nice, jugeant son air salutaire pour leur santé, bien que certains spécialistes déconseillent alors le bord de mer aux pulmonaires. Le docteur Richelmi fait, comme plus tard les peintres, remarquer la transparence de l’air et sa pureté. L’auteur décrit la campagne, l’arrière pays, l’élevage et l’agriculture.

C’est avec « La mer de Nice » que Théodore de Banville se fait le promoteur de la capitale du Comté. Ce livre est un recueil de lettres qu’il envoya durant toute une saison hivernal au journal « Le Moniteur » entre 1859 et 1860. Il n’a de cesse de vanter le soleil, le ciel, la mer et les fleurs de Nice. Ne dira t-il pas : « Nice est une déesse vivante, sortie des flots d’écume, sous un baiser du soleil. On vient passer l’hiver à Cannes et on s’en retourne, mais on vient à Nice pour une semaine et on y reste toute la vie. » Alphonse Karr aura la même remarque : « Il y a des gens qui sont venus passer un mois à Nice il y a quinze ou vingt ans et qui y sont encore. » Théodore pousse le lyrisme jusqu’à son paroxysme : « De quelle grâce vous enlace ce mois de décembre en habit de printemps vêtu de verdure et de fleurs  ». On parlera dans une opérette du pays où fleurit l’oranger et de l’éternel printemps. Roubaudi avec Nice et ses environs publié en 1843 ; Risso l’année suivante et son guide des voyages de Nice ; deux autres ouvrages l’indicateur Niçois de 1845 et l’Almanach de la division de Nice, complètent ces ouvrages à la destination des touristes. Le tourisme est une nouvelle industrie, qui comme le souligne Alphonse Karr en 1856, sert surtout aux étrangers malades ou frileux, car Nice ne connaît pas d’hiver.

Dans son histoire de Nice en trois volumes, Louis Durante à ces mots pour définir cette contrée : « Depuis longtemps les douceurs d’un beau climat, et les riants jardins dont la ville de Nice est entourée, ont répandu sa renommée en Europe. Chaque hiver une foule d’étrangers distingués par leur naissance et par leur richesse, accourt du fond du nord à cet asile de la santé pour venir y respirer l’air le plus tempéré de l’Europe.

 

 

FODERE ET LE VOYAGE STATISTIQUE AUX ALPES MARITIMES

 

En 1821, soit vingt ans après avoir quitté le Comté, Fodéré publiait à Paris les deux volumes de son « Voyage aux Alpes Maritimes ». Ces deux ouvrages dont la rédaction s’est essentiellement faites au début du XIX° siècle, nous livrent une intéressante masse statistique sur Nice. L’auteur traite l’histoire naturelle, agraire, civile et médicale du Comté de Nice. Le manuscrit original sera confié par Fodéré au préfet Florens en 1803. Avec une équipe où Risso collabore, Fodéré parcourt l’arrière pays, prenant des notes sur les villages et les campagnes. Le pays déjà pauvre, voit sa situation aggravée par la guerre et le brigandage. Les Barbets accentuent encore davantage ce climat incertain. Les coalitions menacent la France et c’est un niçois Masséna qui stoppe les envahisseurs à Zurich le 25 septembre 1799. Fodéré nait en 1764 en Savoie, élève brillant, il obtient une bourse pour aller étudier à Paris. En 1795, il vient une première fois à Nice. La situation sanitaire y est déplorable, il contracte la fièvre typhoïde et va achever sa convalescence à Marseille. En 1798, il revient à Nice enseigner à l’école centrale des Alpes Maritimes. Il donnera un tableau peu flatteur de Nice et son Comté : des habitants frustres et rudes et un niveau intellectuel au ras de terre. Fodéré s’éteint le 4 février 1835 à Strasbourg.

 

LES DEBUTS DE NICE STATION D’HIVER

 

Vers 1800 le jardin public (aujourd’hui Masséna) n’est qu’un vaste pré marécageux qui sert de terrain d’entraînement aux jeunes tambours de la garnison. Il se nommait alors : Lou prat de la Fous. C’est en 1833 que l’on entreprend l’aménagement des lieux en un jardin public. Puis l’on trace également des rues où des immeubles élégants s’alignent. Nous sommes en 1840 quand ce coin jadis désert, devient un quartier cossu. De 1814 à 1820 la population augmente de plus de 10 %. La ville est peu accueillante avec ses tanneurs et les odeurs nauséabondes qui émanent de leurs usines. Il y a énormément de petits métiers et cette cité industrieuse n’attire pas les touristes. Ces derniers  en majorité des Anglais, s’installent sur la rive droite du Paillon, vers la croix de marbre et la Buffa. Dès lors ces nouveaux quartiers vont se développer. Quand Rancher décède en 1843, les Terrasses sont encore le rendez vous des classes aisées, mais tout va bien vite changer et le jardin public une fois achevé, sera l’axe central des hivernants. En 1821 suite à un hiver rigoureux les orangers durent être sciés. La ruine des paysans et des cultivateurs, la mendicité qui augmentait, tout cela ému la colonie Britannique. Ils se cotisèrent pour donner du travail à ces malheureux. C’est ainsi qu’un chemin large de deux mètres, devant les murs des villas fut tracé. La promenade était née. Elle

s’arrêtait alors à la hauteur d’un lavoir un peu à l’ouest de la croix de marbre. Puis de là on quittait ce chemin par une ruelle qui rejoignait la route de France. La promenade sera agrandie une première fois en 1844 et atteindra à la veille  du rattachement le vallon de Magnan.

La saison commençait en octobre. C’est les Anglais qui les premiers animèrent cette nouvelle mode en 1772 avec le Duc de Gloucester. Deux ans avant la révolution on trouve plus de cent familles étrangères à Nice. Pourtant le confort est des plus rudimentaires. En 1826, on compte quatre hôtels dignes de ce nom. Le plus emblématique est celui d’York place saint Dominique (du palais aujourd’hui). Il se situe dans un ancien palais de la famille de Cessole. Leur nombre ne cessera d’augmenter et en 1860 on en compte plus de cinquante.

 

      DEMEURES PRINCIERES A NICE AVANT LE RATTACHEMENT

 

On l’a vu, Nice n’est plus ce petit bourg qui descend lentement de sa colline en s’étirant le long de fleuve torrentiel qu’est le Paillon. L’essor du tourisme débuté avec les familles aristocratiques Européennes, va entraîner les constructions de villas, toutes plus belles et luxueuses les unes que les autres. Avant 1840 on peut les compter sur les doigts de la main. Il y a la Villa Furtado Heine qui date de 1787. Elle se trouve sur le chemin des anglais. Pauline Borghèse, la sœur de Napoléon 1° y séjournera deux fois : en 1807 et 1813. La villa Avidgor où se réfugia la duchesse de Berry après 1832, l’Impératrice de Russie et le roi de Wutemberg l’utiliseront eux aussi. Dans le quartier saint Philippe on trouve La Commanderie aujourd’hui villa Apraxine, le domaine de Peillon qui est devenu la clinique Belvédère et le château rouge qui est maintenant le parc Bellevue.

 

LA COLONIE RUSSE Á NICE

 

C’est l’impératrice Alexandra Féodogrova, veuve de Nicolas 1° qui mettra Nice à la mode chez les Russes et dès lors, un peu avant le rattachement en 1856, ils vont s’installer, construire tout d’abord la petite église de la rue Longchamp. C’est bien plus tard que la cathédrale saint Nicolas verra le jour. Entre temps, comme on ne peut arriver à Nice que par la mer, l’Impératrice fait tracer la route de Nice à Villefranche, afin que de l’escadre qui mouille dans la rade, on puisse rejoindre la capitale du Comté.

 

CHOROGRAPHIE DU COMTE DE NICE

 

Faisant suite à plusieurs auteurs, le baron Louis Durante écrit un ouvrage où il décrit le Comté et ses particularités. Il parle également de la nature du sol, de la flore, de l’agriculture, du climat, du commerce et des institutions. Son travail s’adresse plus à un public averti qu’aux visiteurs et aux touristes. Une dédicace au roi Charles Albert souligne alors les bienfaits de la maison de Savoie. Cette chorographie, histoire du Comté de Nice depuis ses origines fait suite à l’histoire de Nice parue en 1823 qui semble n’avoir pas satisfait son auteur. On remarquera que Durante publie son ouvrage à Turin non en italien mais en français.

 

Références bibliographiques :

 

(Source : Les amis du musée Masséna, bulletin semestriel numéro 1 mai 1928.)

(Source : Les niçois dans l’histoire sous la direction de Michel Derlange, Privat 1988)

(Source : Nice Historique  numéro  3  1935)

(Source : Nice Historique numéro  4 1969)

(Petit Niçois 19 juillet 1905)

(Source : le pays niçois, du paysage à la région 1748-1865 T Couzin 2009)

(Sources : Nice Historique 1952 numéro 3)

(Ouvrage de Louis Durante 1848

 

 

ILLUSTRATIONS

 

 

Description: Baptème père rancher 5

 

Acte de naissance père de Rancher

Description: cadastre place vieille 1812

 

 

CADASTRE PLACE VIEILLE

 

 

 

Description: LA LANGUE D'OC

 

 
 

 

 

 


LA LANGUE D’OC

 

 

 

 

 

Description: Maison Rancher à st Jeannet     Maison Rancher Saint-Jannet

 

 

 

 

 

 

Description: Pic0617002    MAISON RANCHER PLACE VIEILLE

 

 

 

 

 

 

 

Description: acte de naissance rancher

 

 

ACTE DE NAISSANCE DE ROSALINDE RANCHER

 

 

Description: Rancher pénitent blanc!     RANCHER PÉNITENT

 

 

 

Description: Pic0621001    LIVRET SOCIÉTÉ  PATRIOTIQUE

 

 

 

Description: acte décès joseph rancher

 

ACTE DE DÉCỀS  JOSEPH RANCHER

Description: courrier du midi    JOURNAL  Á  NICE SOUS L’EMPIRE

 

 

 

 

 

Description: alpes maritimes sous empire   DÉPARTEMENT DES ALPES MARITIMES

 

 

 

 

Description: Pic0628004   JOURNAL SOUS LA RESTAURATION

 

 

 

 

Description: Pic0607009    ILLUSTRATION DE LA NÉMAIDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Description: presse sous rancher 3

 

 

 

 

Description: presse sous rancher 2

 

 

 

 

 

PRESSE Á  NICE  AVANT LE RATTACHEMENT

 

 

 

Description: Acte décès rosalinde

 

 

ACTE DE DÉCÈS DE JOSEPH ROSALINDE RANCHER

 

 

REMERCIEMENTS

 

L’auteur tient à remercier le personnel des archives municipales et de la bibliothèque de Cessole pour leur chaleureux accueille et leurs conseils dans ses recherches et son travail

 

Nice le 20 septembre 2010