RÉPUBLIQUE SOLIDAIRE

Nouveau parti politique français

Lancé par Dominique de Villepin
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Dominique de Villepin

 

Analyse Isidore Grao
Correspondant français à Nice

Collaboration spéciale avec
Journal Québec-Presse
Nice, le mercredi 23 juin 2010

www.lavoixdecartier.com

 

                           

En entendant la nouvelle diffusée sur les ondes radiophoniques, j’ai voulu actualiser mes connaissances en recherchant la signification du mot « solidarité » dans le dictionnaire, car ce mot est accommodé à toutes les sauces !

C’est un peu la cerise sur le gâteau ! Il permet de mieux faire passer dans l’opinion les décisions politiques les plus contestables en la rassurant. Un zeste de morale sur des décisions délicates = un zeste de manipulation politique ?

Donc voici ce que le dictionnaire précise :

1er sens : Solidarité : sentiment qui pousse les hommes à s’accorder une aide mutuelle. 

2e sens : Solidarité : modalité  d’une obligation faisant obstacle à sa division.

Et là je comprends mieux  pourquoi Dominique de Villepin a été amené à créer son nouveau parti «  République Solidaire ».

Or, M. De Villepin a été Premier Ministre du précédent Président de la République Chirac, créateur lui aussi du parti : UMP (union pour la majorité présidentielle ?), parti du Président actuel M. Sarkozy, parti de droite !

Alors « République solidaire » plus à droite que la droite actuelle ?

Non, je ne crois pas, car le mot solidaire se veut ratisser politiquement très large :
les déçus de l’UMP  dont les promesses  électorales ne correspondent pas beaucoup au vécu actuel des citoyens, les déçus de la Gauche qui cherche toujours, aux déçus du Centre de M. Bayrou dont les résultats ne se sont pas montrés convaincants lors des dernières élections régionales.


Alors ?

M. De Villepin déclare que son parti n’est pas un parti de plus, mais un mouvement de rassemblement, au-dessus des partis, c’est un mouvement indépendant ouvert à  tous.

Samedi 19 Juin 2010, la Halle Freyssinet, dans le 13ième arrondissement de Paris, avait fait  son plein : près de 5000 personnes, de nombreux journalistes français et étrangers sont venus écouter le discours de M. De Villepin.

Mais plus qu’un discours l’orateur a su très bien préciser ses idées et présenter déjà un programme d’action. Et l’Élysée de s’inquiéter déjà ! Des contacts auraient pris avec des membres de ce nouveau parti !

Il est certain que depuis l’affaire « clearstream » les relations entre le Président Sarkozy et l’ancien Premier Ministre De Villepin ne semblent pas au beau fixe.

Enfin, pour l’instant, le discours de M. De Villepin tant dans la forme que dans le fond  porte la marque déjà d’un succès d’estime.

D’abord sur la forme :

- Le choix de la date du 19 juin 2010, lendemain de l’anniversaire (70 ans) de l’appel historique du Général De Gaulle considéré comme un haut fait de la cohésion du peuple français.

- Les bains de foule et surtout ceux accomplis dans les banlieues des grandes villes.

Puis sur le fond avec ce discours à la Halle Freyssinet. Dominique de Villepin décrit dans un premier temps une société française inquiète de sa situation actuelle : Il dresse un constat :

Malgré les pressions dont il se dit la cible, Dominique de Villepin lance ce samedi son propre mouvement, "libre et indépendant", destiné à proposer une alternative à Nicolas Sarkozy dans la perspective de 2012.

« J’ai vu l’humiliation d’ouvriers qui ont construit une vie de travail et qui du jour au lendemain sont expulsés de leur usine, comme s’ils avaient moins de prix que les machines et les stocks.

- J’ai vu, à l’heure de la valse des milliards pour sauver les banques, la colère de ceux qui ont le sentiment de devoir payer pour une crise dont les responsables se tirent toujours à bon compte.

- Ce monde est un monde dangereux de déséquilibres de croissance, de déséquilibres démographiques, de déséquilibres financiers, entre les banques qui risquent des montants considérables et des Etats qui payent pour leur excès».

Il dégage des conséquences :

« Dire la vérité c’est assumer des choix. Car nous sommes confrontés à  un déni de réalité, avec un écart toujours plus grand entre le discours et les actes, entre ce que vivent les Français et ce que disent nos dirigeants.

 

Nous n’acceptons pas que l’État puisse se mettre au service de l’intérêt particulier et que l’argent puisse prendre le pas sur l’intérêt général.

- On les (les Français) dresse les uns contre les autres, le privé contre le public, les précaires contre les emplois stables, les actifs contre les retraités.

D’un côté il y a ceux qui ont des relations, ceux qui connaissent les ficelles, ceux qui sortent toujours. Et de l’autre, il y a ceux qui doivent attendre, ceux qui ne choisissent pas, ni leur école, ni leur hôpital, ni leur lieu de travail. Nous sommes rentrés dans un nouvel Ancien Régime.

Il rappelle son haut-fait politique à la tribune de l’ONU:

« Je me suis déjà élevé contre cet engrenage de la peur qui a conduit l’administration BUSH à la guerre en Irak après le 11 septembre» (la France ayant été un des rares pays à refuser la guerre en Irak ! et pour causes !!). Il indique des actions à mener qui ont un côté révolutionnaire surtout lorsqu’on fait référence à la prise de la Bastille en 1789 ! 

Mais peut-être faut-il voir là plus un trait de style que d’appel à une action ?

« Combien de Bastilles à renverser ? »

Les Bastilles du pouvoir sont aussi dangereuses, quand ressurgit l’esprit de cour, les « deux poids deux mesures » et l’impunité quand les nominations procèdent plus de la faveur que du mérite.

La politique ne doit pas devenir un métier d’argent. La politique n’est pas un métier, la politique c’est un engagement:

- Quelle que soit notre histoire commune, nous sommes liés par les mêmes valeurs et le même destin, qui a fait de nous par l’humanisme, les Lumières, la Révolution et la République, un pionnier du monde libre;


- L’égalité des chances recule quand pour de nombreux enfants, les jeux sont faits dès le CP (cours préparatoire : première classe de scolarisation pour les enfants de 5 à 6 ans)

Que fait l’État ? L’État est affaibli, méprisé.

Les fonctionnaires en souffrent, face à une politique de rabot aveugle qui les démotive et les empêche de remplir leur mission, les citoyens en souffrent lorsqu’ils sont privés d’un accès équitable à la Justice, à la Police, aux hôpitaux.

- Peut-on admettre  que la France avec les autres pays européens suspende sa politique au verdict de la Bourse et des agences de notation ?

- Peut-on admettre que la France laisse mourir ses soldats en Afghanistan dans une guerre dont elle n’a pas le courage de se retirer ?

 

 

Prenons également conscience de l’importance de la francophonie, qui est un outil de dialogue, de paix et de prospérité à travers le monde, montrant qu’il n’y a jamais de fatalité au choc des civilisations.

Tous les Français qui ne se sentent plus représentés par les partis politiques et qui veulent retrouver tout leur rôle et toute leur place». 

Il sait reconnaître les erreurs commises lors de sa gouvernance et faire son mea-culpa !

« Je m’engage en en connaissant le prix, l’échec, avec le CPE et j’en ai tiré les leçons : il ne suffit pas de croire qu’une idée est juste, il ne suffit pas de vouloir d’en haut pour qu’une idée chemine le prix c’est aussi la calomnie que j’ai affrontée avec Clearstream».  

Puis Dominique de Villepin parle d’engagements pour le futur :

« Face à la défiance générale qui paralyse notre pays, nous devons restaurer la confiance. Confiance dans nos institutions, confiance dans l’avenir, confiance dans notre modèle économique social.

-       Il est temps pour redonner aux  Français, confiance et foi dans leur Justice, il est temps de rompre le lien hiérarchique entre le Parquet et le pouvoir politique.

 

-       Enfin nous avons besoin d’une information libre, nous avons besoin de journalistes qui alertent, à l’heure où les médias font l’objet de tant d’attentions et convoitises. Plus de connivence, plus de conflits d’intérêts : il faut interdire aux groupes dépendant étroitement de la commande ou de la régulation publique de posséder directement ou indirectement des médias

 

-       Enfin sur des sujets stratégiques pour la France que l’énergie ou l’agriculture, l’Europe doit mieux prendre en compte nos spécificités.

 

-       Dans des domaines vitaux, nous nous faisons imposer des mesures contraires à l’intérêt national. Nous devons être sans concessions pour défendre notre Souveraineté. »