LA DEMOCRATIE NE S’USE QUE SI ON NE S’EN SERT PAS

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Daniel Turp --------– Jean Charest -- Jacques Parizeau –- Pauline Marois

 

Isidore Grao

Le 17 juin 2011

www.lavoixdecartier.com

 

L’atmosphère au Québec devient lourde, des exocets sont tirés tous azimuts depuis que quatre députés du PQ ont préféré leur indépendance ! Que voulez-vous on a les indépendances que l’on peut. Vous me direz quatre sur une cinquantaine de députés ce n’est pas beaucoup ! Oui mais le malheur au cas particulier prend un aspect qualitatif et non quantitatif pour tenter de prouver que le management à «la hussarde» (peut être pas de La Chef, mais certainement de son environnement immédiat!) ne fait plus recette surtout quand on a en face de soi la compétence. Enfin à toutes fins utiles, malheur est bon et certainement qu’au sortir de la machine à laver, le linge de la démocratie sera plus blanc que blanc ! Car depuis fin avril 2011, la révolution tranquille s’est émaillée de quelques évènements plutôt turbulents.

Soudain Avril 2011…

Fin avril 2011, le congrès du PQ, se montre réticent à étudier la proposition sur la souveraineté déposée par la députée de Crémazie, Lisette Lapointe. M. Daniel Turp alors vice-président du PQ, intervient pour qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour. Souhaite-t-il son adoption ? Non dans un premier temps, en sa qualité d’homme intègre nous déclarerait-il ultérieurement, il souhaite seulement que les principes de démocratie soient respectés afin que cette proposition puisse être étudiée en forme collégiale du congrès. Un des principes de cette démocratie consiste à dire que personne n’a la Vérité absolue et ne possède la science infuse ! Le droit de discuter d’un problème est une chose, le droit de décider en est une autre!

Mais voilà, dans le même temps, M. Turp brigue le poste de président du PQ, et aussitôt il sera récompensé par un échec de sa candidature. Certes il s’agissait d’un vote d’un millier de membres et dans une élection les choix sont libres, mais c’est le pourcentage obtenu qui interpelle les lecteurs comme moi : 25% pour M. Turp, professeur d’université, dont les mérites et les travaux sur la constitution sont unanimement reconnus, tant sur le plan national qu’international contre 75 % pour M. Archambault, ancien journaliste, inconnu sur le plan politique. Il n’y a pas à dire il ne s’agissait pas d’un vote pour M. Archambault mais plutôt contre M. Turp et les électeurs ont reçu subitement l’illumination !

Autre fait, au printemps une pétition est déposée par une cinquantaine de jeunes contestataires du projet proposé par la direction du PQ. Ils sont mis immédiatement à l’index puis réintégrés dans les rangs après avoir fait amende honorable.

Et voici arrivé le projet de loi 204 sur la création d’un amphithéâtre à Québec. De prime abord, l’idée est excellente. Développer le sport national c’est apposé sur la ville de Québec et son dynamique maire, M. Labeaume, le sceau de l’excellence. Oui mais voilà la gestion de cet amphithéâtre dont le principal financement de construction serait public serait confiée au secteur privé ! Premier point d’interrogation ? On sait que le privé n’est guère philanthrope, ne cherche pas à viser l’intérêt général, mais plutôt privé et particulier ! Mais second point d’interrogation, on souhaiterait par la loi 204 rendre irresponsable devant les tribunaux, ce gestionnaire. D’autres ont essayé encore récemment d’obtenir la même protection, pour ne pas le citer, en Italie. Et on connaît ce qu’ont donné les résultats de ce référendum ! Les Italiens ont refusé d’accorder ce déni de justice. Mais au Québec il a fallut que 4 députés «de poids » du PQ réclament leur indépendance pour que la hiérarchie de ce parti s’en émeuve ! Et pendant ce temps, M. Charest  qui observe avec condescendance toute cette agitation, évitant de s’en mêler tout en promettant la discussion pour le mois de septembre, ceci afin de maintenir  la pression sur l’état d’esprit assez triste qui règne au sein du PQ,  et se dit que toutes ses chances ne sont pas encore perdues pour les futures élections.

A la suite de ces démissions l’ancien Premier Ministre Jacques Parizeau  intervient. Et pour le contrer une douzaine de jeunes députés du PQ lui suggère, par média interposé, de se calmer. Que Mme Marois reconnaisse seulement avoir eu connaissance du texte avant sa diffusion relève de la gageure, quand on connaît le style de management du parti en cause nous laisse dubitatifs. On se dit aussi que d’envoyer des jeunes inexpérimentés au «casse-pipe» ne relève pas d’un grand courage. La réponse du Sage ne s’est pas fait attendre.

En rappelant que «la démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas».

Car on peut se montrer agacé par le style de M. Parizeau, il n’empêche qu’il demeure un des rares «Hommes d’Etat» du Québec. Une preuve parmi tant d’autres, consiste à savoir  publiquement  reconnaître ses erreurs. C’est ce qu’il fit en novembre 2009 lorsqu’il accorda une interview  diffusée sur le réseau social, dans laquelle il reconnut avoir commis une erreur, en promettant une job équivalente aux fonctionnaires, du ministère de l’Emploi et de la solidarité sociale, transférés du fédéral au Québec. Malgré cette promesse une grande partie de ces salariés virent leur situation administrative dégradée ! Ceci demeurera un grand scandale pour un parti qui se dit posséder la fibre sociale, puisque 300 sur 1084 de ces fonctionnaires n’ont jamais pu obtenir réparation à ce jour.