LA FABLE : UN PRECEPTE DE VIE

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M. Pierre Jacques Louis Vichnievski dit PIERVIC

 

 

 

 

 

Isidore Grao         

Le, 7 avril 2011

www.lavoixdecartier.com

 

 

Interview de M. Pierre Jacques Louis Vichnievski dit PIERVIC

Le, 1er avril 2011

 

 

 

IG : Bonjour M. Piervic. En fait vous vous appelez Pierre Vichnievski. Vous avez écrit les «Fables de la Cerisaye». Il s’agit d’un ouvrage composé de 3 tomes qui sont des véritables ouvrages didactiques à destination des jeunes et des moins jeunes. Comment vous est venu ce goût pour la poésie et la Fable?

 

PLC : Tout simplement par hasard et souventes fois le fruit d’anecdotes. Dans ma jeunesse, j’habitais un petit village du massif du Mercantour, situé dans l’arrière pays niçois. En fait il s’agit d’un hameau implanté au milieu de nulle part. Là-haut il existe de nombreuses espèces animales et on a plus de chance de rencontrer un animal qu’un humain. Donc c’est en mélangeant la vie des animaux et celle des humains que sont nées ces fables.

 

IG : Donc au départ, on peut parler d’un goût pour la nature.

 

PLC : Et oui j’étais écologiste (et ce sans aucune conation politique !) avant l’heure sans le savoir. Les premières idées de fables me sont venues alors que j’avais entre 10 et 15 ans. Mais je n’ai couché par écrit mes idées que vers l’âge de 25 ans. Le déclic s’est produit un jour alors que j’étais perché sur un cerisier en train de déguster quelques beaux fruits, des  cerises que l’on appelle communément des «cœurs de pigeon». Soudain ma mère s’approche de l’arbre et me demande de lui lancer quelques fruits. Et moi de lui répondre «Et pourquoi je t’en enverrais?». Ma mère de me dire alors «tant pis si tu ne veux pas m’en donner, de toutes les façons elles sont «nébbiées»! (En dialecte provençal: gâtées). Ce qui ne m’empêcha pas de lui jeter ensuite quelques poignées de ce beau fruit.

 

IG : Et de cette anecdote, vous en avez tiré une fable ?

 

PLC : Effectivement, l’anecdote m’a servi d’inspiration à la fable intitulée «Le blaireau et les cerises», qui est le second texte du tome 1. Pourquoi le blaireau ? Tout simplement parce qu’un soir, à la tombée de la nuit,  j’en avais aperçu un qui se cachait dans les fourrés et se dirigeait vers son terrier. (Apparition et disparition furtives). Et ce fut ainsi que naquit ma première fable, la première de toute une lignée d’autres.  J’ai toujours conservé cette analogie entre les humains et les animaux.

 

IG : Ainsi vous êtes un observateur de la nature de la vie animale et des humains. Vous mettez à profit des anecdotes survenues pour en tirer des fables. Une petite histoire qui sert à étayer une morale. Vous êtes-vous inspiré des fables de Jean De La Fontaine ?

 

PLC : Pas trop. Pendant ma scolarité, en école primaire, j’ai dû apprendre 3 ou 4 fables dont une qui m’a particulièrement marqué «Le loup et l’agneau». Paradoxalement on aurait tendance à croire qu’il s’agit là de textes destinés aux enfants. Mais je crois qu’elles peuvent aussi intéresser des adultes. Une lecture superficielle des textes, une petite histoire vite contée, peut concerner des enfants. Mais une lecture plus approfondie peut donner à réfléchir et à trouver des similitudes avec des gestes de vie quotidiens. En fait le niveau de lecture et de compréhension est supérieur à celui des jeunes enfants.

 

IG : Si dans leur forme, on peut dire que vos fables rappellent beaucoup l’organisation de celles du célèbre fabuliste, il n’en demeure pas moins que vous savez faire preuve dans chaque texte d’innovation et donc de création.

 

PLC : Quand je participais aux divers festivals du livre, par exemple celui de Mouans Sartoux, les diverses conversations avec les visiteurs mettaient en relief, le style particulier de ces fables à l’image des chanteurs. Que ce soit Charles Aznavour, Serge Gainsbourg ou Johnny Halliday, tous chantent des chansons, et la plupart des chansons d’amour, mais leur caractéristique c’est leur interprétation particulière. Pour les fables il y eut d’abord il y a plus de 2000 ans de cela Esope et Phèdre. Après eux il y eut un long moment de silence jusqu’à l’avènement de Jean De La Fontaine qui sut reconquérir un auditoire avec son style particulier. Depuis La Fontaine jusqu’à aujourd’hui plus rien. J’essaie de les faire revivre. On peut se poser la question de la raison de la désaffection pour ce style d’écriture? Ainsi une fable c’est une certaine manière de mettre en exergue à travers des animaux personnifiés, un code de morale. Et c’est en ce sens que de par l’intérêt manifesté par les adultes j’en suis suivi par la suite à ajouter une morale aux textes. Certains lecteurs me faisaient remarquer que les morales contenues dans les textes n’étaient pas suffisamment mises en valeurs. Par exemple, dans la fable de La Fontaine «Le loup est l’agneau» la morale suivante se dégage «la raison du plus fort est toujours la meilleure». Dans la mienne j’ai remplacé le loup par le Pygargue aussi appelé «grand aigle de mer».

 

IG : À la lecture de vos textes je m’attendais à trouver, à chaque fois, une morale.

 

PLC : Au cas particulier du pygargue je l’ai mise en introduction. Par contre dans mes textes on ne voit la condamnation du plus fort. C’est aussi pour mettre en relief le comportement inique du pygargue que j’ai mis la morale en introduction. On retrouve, par ailleurs dans une autre fable «Le rapace et le passereau » la même articulation du texte, ainsi l’introduction «faible et fort s’évertuent à voir leurs bons hospices, le crime a sa morale le dessein a sa justice» démontre bien qu’il s’agit d’un acte que la morale réprouve mais qui trouve une certaine «justification» par les nécessités de la vie : ainsi le passereau a commencé par manger le petit ver de terre, avant d’être dégusté à son tour par le rapace ! Ainsi va la vie !

 

IG : Tout comme La Fontaine, vous mettez en œuvre des animaux tout en cherchant à les personnifier?

 

PLC: On est en plein dans le Fable. On ne décrit pas la vie des animaux mais à travers ceux-ci les travers des humains. A l’époque de Jean de La Fontaine ce subterfuge servait à décrire le comportement critiquable de certains hauts personnages de la Cour du Roi, sans avoir à les citer. Mais la Cour avait vite fait de «décoder» ainsi les allusions. Un autre exemple concerne la fable «le sabot aux pièces d’or » qui cette fois-ci met en scène des humains et non plus des animaux. Il est quelquefois difficile de reconnaître les défauts des humains chez les animaux!

 

IG : Vous intitulez vos ouvrages «Fables de la Cerisaye». Pourquoi ce nom de Cerisaye?

 

PLC : Parce qu’il s’agit tout simplement de mon nom francisé. Ce sont des noms que l’on retrouve le long de la Mer Baltique. Plusieurs personnes ont fait franciser leurs noms mais nous, nous avons préféré conserver le notre. Mais par contre j’ai constitué mon patronyme «Pervic» en assemblant les deux premières syllabes de mes noms et prénoms. D’autre part comme quelqu’un me faisait remarquer un jour que tout comme moi il s’appelait De La Cerisaye, j’ai été amené à faire enregistrer aussi  ce nom auprès du tribunal administratif de Nice. Je ne voulais pas connaître ultérieurement des difficultés sur le plan juridique avec le droit de propriété intellectuelle de mes œuvres Ce nom de De La Cerisaye est paraît-il très répandu en Bretagne et en Normandie.

 

IG : Simple différence avec le fabuliste qui écrivait en vieux français, du moins du français de son époque, vous, vous exprimez en français relativement moderne, même si l’on sent une certaine recherche dans le vocabulaire employé. Comment vous est venu cet amour des mots et des rimes?

 

PLC : J’ai écris dans un vocabulaire actuel, compréhensible par mes contemporains tout comme La Fontaine à son époque.

 

IG : Avez-vous fait des études littéraires ?

 

PLC : Paradoxalement j’ai plutôt suivi une filière d’étude plus scientifique que littéraire. Mais ce que j’ai voulu faire c’est décrire la vie, la nature, dans les aspects qui me touchent en y mêlant un certain goût pour la philosophie. C’est ainsi que je décris le pygargue comme une force de la nature et une certaine arrogance et la mésange un petit oiseau gracieux, fragile et intelligent.

 

IG. : Aimez-vous la nature? Pourtant vous vivez maintenant à Nice, loin de vos montagnes. Avez-vous l’occasion d’y retourner et d’y séjourner?

 

PLC : J’y ai résidé en alternance jusqu’à l’âge de vingt ans, c’est à dire jusqu’à mon départ au service militaire. Après ce service sous les drapeaux,  j’ai commencé à travailler et suis venu habiter à Nice. Depuis j’ai beaucoup moins l’occasion de me rendre sur mes terres d’origine. De toutes les façons il faut constater que la campagne n’est plus ce qu’elle était  auparavant. Les villes se développent et envahissent peu à peu les campagnes en faisant reculer les frontières de l’urbanisation, et apportant avec elles les travers des citadins. Auparavant la campagne était immense et où on pouvait courir en toute liberté. Maintenant les nouveaux venus ont installé des grillages comme frontières. Chacun vit dans son coin. La solidarité des paysans a disparu. Il suffit d’écouter les récits des vieux paysans pour constater ce bouleversement des mœurs. Aujourd’hui quand on vient à discuter entre habitants du hameau c’est par avocats interposés (ou presque !).

 

IG : Chaque fable a donc sa morale. Vous voilà donc pédagogue en matière de vertu pour enseigner aux enfants. Thème d’actualité d’autant que cette morale, jadis enseignée dans les écoles primaires semble avoir totalement disparu de l’enseignement laïc actuel. Qu’en pensez-vous ?

 

PLC : Effectivement je me souviens que jusqu’en fin des classes du primaire, nous avions tous les jours dix minutes de morale. Mais avec le passage en établissement secondaire, ces cours n’existent plus et ont été remplacés par des cours d’instruction civile qui nous enseignait par exemple, le rôle des députés dans une démocratie.

 

IG : Cette jeunesse actuelle semble perturbée, la société de consommation lui a fait perdre certains repères, dixit les zones de non droit dans certaines banlieues de grandes agglomérations.

 

PLC : Effectivement il faut constater que plus les immeubles d’habitation  prennent de la hauteur, plus la société semble se déshumaniser.

 

IG : Est-ce que vous avez amené à constater une certaine déliquescence des valeurs morales ?

 

PLC : Oui mais cela touche non seulement la jeunesse mais toute la société. Les notions de solidarité ont été remplacées par l’individualisme et l’égoïsme. Depuis la seconde guerre mondiale et la bombe atomique, tout s’est considérablement accéléré : la science, la technologie, etc. Mais pas forcément pour le bien de l’Homme. Les systèmes économiques exacerbent l’individualisme.

 

IG : Sur la forme des fables, on peut dire que vos ouvrages s’adressent tout d’abord à des enfants du Québec, puisque vous représentez en page de garde les symboles du Canada (feuille d’érable) et du Québec (la fleur de Lys). Avez-vous visité ce pays?

 

PLC : Non, je n’ai pas encore eu l’occasion de le visiter. Il y a bien quelques temps j’avais adhéré à une amicale Franco-Québécoise. Par la suite cette amicale a rencontré des difficultés de fonctionnement et a dû se scinder. A cette époque, j’avais d’ailleurs rencontré un attaché d’Ambassade du Canada et lui avais demandé s’il était possible que je m’installe avec mes ouvrages au Québec. Il m’avait répondu que pour obtenir la nationalité canadienne, il me fallait auparavant résider dans le pays. Ce qui semble, apriori, logique. Mais malheureusement à cause de mes charges familiales et professionnelles et à l’âge avancé des responsables, je n’avais pas pu réaliser mon projet. Mais l’envie est toujours là. Je me disais par ailleurs que nous avions de plus en plus de québécois qui venaient résider sur la Côte d’Azur française, j’ai souhaité donc à travers ces symboles leur adresser un clin d’œil culturel et leur apporter mon petit caillou culturel au travers de mes fables. J’avoue que si mes ouvrages venaient à intéresser les Québécois, je serais prêt à faire sortir pour eux une édition spécifique.

 

IG : Toujours sur la forme de vos ouvrages. J’ai trouvé très pédagogique la présentation de ces ouvrages. En effet, chaque fable est écrite sur une double page, et lorsque l’on tient l’ouvrage ouvert, on peut voir sur une page de gauche le texte, et sur la page de droite un dessin pouvant être colorié. Ce dessin est censé illustrer le thème développé par le texte. Comment vous est venu cette idée de présentation ?

 

PLC : Sur le principe, je souhaitais utiliser le procédé de la quadrichromie et faire figurer en page de droite, le texte, et en page de gauche une illustration graphique du thème proposé. Pour ce faire je me suis adressé à des illustrateurs de métiers. Mais très vite j’ai eu à être confronté à de gros problèmes matériels de coût prohibitif. C’est là que je me suis dis que puisque j’étais capable d’écrire pourquoi ne le serais-je aussi par le dessin, même stylisé. Mais voilà on ne peut pas exceller partout ! Car pour être bon dessinateur, je considère qu’il faut être aussi bon mathématicien. Car à mon avis, tout dessin a une logique propre et pour moi dessiner n’était pas aussi évident que cela. Aussi je me suis résolu à styliser mes dessins. Ce sont des dessins très simplifiés, à la limite des pictogrammes. Dans ces dessins je vais directement à l’essentiel et ne m’égare pas dans le superflu. Ce qui a plu aux enfants qui ont adhéré de suite.

 

IG : D’autre part, en sélectionnant une page pour les  plus grands (celle du texte) et une autre pour les enfants (dessin), vous arrivez à intéresser un public plus large, ne croyez-vous pas?

 

PLC : Oui car il s’agit de textes qui sont a priori, très faciles à lire, tant pour les enfants que pour les adultes et qui pourraient être même en épreuve de français au baccalauréat. Une remarque toutefois si vous permettez. Entre le texte de La Fontaine «Le loup et l’agneau» et le mien «La pygargue et la mésange», la moralité n’est pas identique. Le fabuliste privilégie beaucoup l’aspect moralisateur judéo-chrétien, donc latin, alors que les miens s’inspirent beaucoup de la pensée celte. C’est à dire que le coté sanction pour redresser une situation jugée critiquable  est beaucoup moins exacerbé et à la limite se teint de fatalisme. A contrario l’agneau est dépeint comme quelqu’un de gentil mais niais à la fois, alors que la mésange est gracieuse, intelligente, cultivée surtout. On aurait ainsi plus de peine pour le malheur de la mésange que pour celui de l’agneau.

 

IG : Sur le fond maintenant de ces textes, on constate que cette double disposition des textes et des images va faire jouer davantage 2 types de mémoire, une mémoire visuelle pour les enfants et une mémoire culturelle pour les adultes tout en mettant en relief la complémentarité de ces 2 mémoires car l’enfant en bas âge aura besoin de l’adulte pour la compréhension des textes.

 

PLC : C’est effectivement ce que j’ai ressenti alors que je faisais les festivals du livre, il me fallait intéresser non seulement les enfants (plus exigeants, il ne faut pas croire!) mais tout aussi leurs parents. Ceci est tellement vrai que je vous livre la dédicace d’un lecteur, dédicace que vous retrouverez en page de garde du second tome de mes ouvrages :

 

«Les mots employés traduisent une image, un sentiment avec un relief expressif. Les enfants qui liront ces textes en retiendront le sens. Leur jeune intelligence aura tôt fait de donner aux mots le sens profond que l’auteur entend apporter à ses textes».

 

Prenons par exemple la fable «Le haret (un chat) et le cabri». Quand on regarde le dessin qui l’accompagne, on s’aperçoit tout de suite que le chat est au fond du puits et il sera facile à l’enseignant ou aux parents de commenter le texte en joignant l’image au texte. Le déroulement de l’histoire se comprend très bien par la présence du saut dans le dessin. De là à dire que le dessin résume le texte, cela paraît concevable.

 

IG : Oui mais ce que je voulais dire dans ma précédente question, c’est qu’à la mémoire culturelle se superpose une mémoire visuelle et artistique. Ce faisant vous jouez donc sur les 2 types de mémoire ?

 

PLC : Malgré le coté artisanal de ma production, je suis arrivé à me mesurer avec des organismes internationaux. Moi, j’ai privilégié la qualité par les mots, les dessins, d’autres ont ciblé davantage l’intérêt de la vente donc de la consommation. Ainsi j’arrivais à vendre mes ouvrages même en librairie. Mais comme je faisais cette vente en dehors de mes heures de travail, il faut bien reconnaître que j’avais peu de temps à accorder au marketing de ces ventes. Néanmoins j’ai pu liquider les ouvrages que j’avais fait éditer une quantité non négligeable. J’ai dû arrêter pour l’instant cette diffusion car j’ai rencontré des difficultés de logistique. Et l’on ne s’instaure pas commercial d’un coup de baguette magique. Le commerce par des professionnels est un vrai métier.

 

IG : Une dernière question : Puisque vous venez de l’évoquer à plusieurs reprises, quel est donc votre métier?

 

PLC : Je suis technicien, diplômé d’état, en laboratoire d’analyses médicales (immunologie, biologie).

 

IG : Cela ne vous prédisposait pas particulièrement à l’écriture.

 

PLC : Vous avez raison. Au début quand je présentais mon CV, je précisais bien cet aspect. Mon approche dans la rédaction des fables est différente de celle du célèbre fabuliste. Bien qu’il se soit inspiré des fables d’Esope, La Fontaine a allégé les textes lus, après les avoir traduit en français. Il a aussi amélioré les textes initiaux en reprenant la qualité des rimes. Car Esope a élaboré ses textes dans un langage parlé commun, pas du tout châtié. Le génie de Jean De La Fontaine c’est d’avoir considérablement amélioré par la qualité de son style les idées développées par Esope. Il a su en outre améliorer la syntaxe et le vocabulaire. Aussi pour reprendre une de vos précédentes questions celle de savoir si je m’étais inspiré des textes de La Fontaine pour rédiger mes fables, je préciserai que j’aurais préféré des textes initiaux d’Esope et de Phèdre, que de ceux de La Fontaine. Ainsi pour prendre une expression imagée : on peut dire que La Fontaine a su faire pousser une fleur sur le «terreau d’Esope ». Le comédien Fabrice Lucchini, l’a clairement démontré dans une récente émission de télévision : «Le génie de La Fontaine ne concerne pas l’histoire racontée mais plutôt le style utilisé qui a embellit le texte».

 

IG : Avez-vous quelque chose d’autre à ajouter à cette interview?

 

PLC : Ce que j’aurais aimé c’est que l’on puisse dire que mes textes sont d’un Québécois francophone

 

IG : Vous sentez comme un appel du large?

 

PLC: C’est effectivement cela, mais par dessus tout ce serait la possibilité d’apporter une petite pierre culturelle à un pays francophone.

J’insiste car à l’origine, et avant de les publier, je m’étais renseigné auprès d’officiels pour savoir s’il était possible d’apporter ma contribution à l’identité culturelle d’un pays francophone méritant et qui maintient cette langue dite «diplomatique». C’est une démarche volontaire par adoption de cœur.

 

 

 

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