ETRE UNE FEMME LIBEREE AUJOURD’HUI AU QUEBEC

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Isidore Grao

Le, 22 mars 2011

www.lavoixdecartier.com

 

 

Interview du Docteur Marlène Gauthier

Anesthésiologiste à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal, province de Québec, Canada

Mardi, le 15 mars 2011

 

 

IG : Bonjour Docteur, merci d’avoir accepté cette interview du journal «La voix de cartier». Le journal s’est intéressé à votre profil car vous représentez l’archétype même de la femme libérée au Québec. Vous êtes médecin anesthésiste dans un hôpital de Montréal et par là même, représentative d’une certaine élite de la population Québécoise. Quelles sont exactement vos fonctions professionnelles ?

 

MG : Je suis anesthésiologiste à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal depuis 1980. Il s’agit d’un hôpital d’enseignement, donc je me partage entre mes fonctions d’anesthésiste d’un hôpital du centre de ville et celle d’enseignante de jeunes recrues en anesthésie. Ces recrues sont des étudiants en médecine de deuxième ou de quatrième année qui viennent à notre hôpital, mais qui rejoints par d’autres étudiants par exemple en chirurgie dentaire, en urgence, de chirurgie générale. Ces fonctions d’enseignement font partie de nos tâches en plus des tâches cliniques. Je ne fais plus beaucoup de recherche, bien que j’en aie eu fait par le passé. J’effectue aussi  quelques tâches administratives dont celle de bâtir la liste du tour de garde de l’hôpital, mais uniquement dans le secteur de l’anesthésie.

 

IG : Comment vous est venue la motivation pour ce métier et plus particulièrement pour cette spécialité dont on dit qu’elle est très anxiogène, ou est-ce seulement le fruit du hasard ?

 

MG : Ce fut pendant mes études médicales et pendant que je faisais mon stage en obstétrique que me vint ce goût, parce que je fus épatée par les anesthésistes qui faisaient des péridurales. Pour moi, c’était miraculeux, car tout d’un coup la femme était soulagée. Les patientes se plaignaient de fortes douleurs et dix minutes plus tard elle esquissait un sourire ! J’ai eu l’impression qu’il s’agissait de sauveurs. Ça m’intéressait beaucoup de pouvoir aider les gens qui souffraient. Ce fut ma première approche qui se révéla déterminante  avec le club des anesthésistes car auparavant je n’y avais jamais songé à cela.

 

IG : Et pour le secteur médical aviez-vous eu dans votre jeunesse une certaine prédisposition pour certaines de ces professions?

 

MG : Pas vraiment pour l’anesthésie mais pour la médecine, oui. Je n’avais pas pensé particulièrement à l’anesthésie quand j’ai commencé mes études de médecine. J’avais plutôt pensé à la pratique générale ou à la médecine interne. Car pour moi l’anesthésie de prime abord n’était pas une vraie pratique de médecine, mais depuis j’ai changé d’idée.

 

IG : En fait un patient ou une patiente allongée sur une table d’opération vous confie sa vie pendant quelques heures. Etes-vous consciente de cela ?

 

MG : Oui, j’en suis consciente, mais pas tous les jours parce que c’est très stressant de penser qu’on a la vie des gens entre nos mains. Mais il y a aussi des cas faciles. Tout le travail de l’anesthésiste n’est pas stressant en lui-même mais quand la situation opératoire se complique et que ça va mal, c’est certain que l’on y pense beaucoup.

 

IG : A votre avis quelles sont les contraintes de ce métier ?

 

MG : Les Contraintes de ce métier ? Entre autres il faut citer la «garde». Il faut assurer l’assistance de la chirurgie, 24 heures par jour et 365 jours par an, qu’il s’agisse de jours fériés ou de période de vacances. Pour moi, comme pour mes collègues anesthésistes, ce service est aussi important que celui des «urgences» dans un hôpital. Il faut qu’il soit assuré 24 heures par jour. La permanence de la garde est une première contrainte, la suivante c’est de constater que nous n’avons aucune maitrise sur le type de patient que nous allons assister. Si l’on pouvait choisir ses cas, je crois que nous aurions beaucoup moins de risques donc de stress. On doit s’adapter à tous les cas qui se présentent sauf en cas de contre-indications médicales.

 

I.G : Oui mais je crois savoir que quelle que soit la difficulté du cas présenté, vous êtes tenus de faire toute une batterie complète de tests préalables et identiques , avant d’intervenir, non ?

 

MG : Oui, on doit toujours vérifier l’état général du patient. Mais du côté médical, à moins qu’il ne s’agisse d’un cas exceptionnel ou inhabituel, nous sommes rompus aux difficultés car on est très bien entrainé pour intervenir. Cet entrainement nous permet d’intervenir sur des cas de patients avec un passé médical assez lourd. Ce qui est ennuyeux quelquefois, c’est que d’un côté il y a la chirurgie et de l’autre, il y a l’anesthésie. Tous les deux fonctionnent en parallèle or la difficulté médicale peut avoir un degré différent de la difficulté anesthésique. Ainsi, on peut avoir un cas très simple du point de vue médical mais très complexe en matière d’anesthésie, et vice versa. On pense toujours à des cas majeurs de chirurgie et moins d’anesthésie, mais cela n’a aucun rapport. Ainsi par exemple, on peut avoir un cas très facile pour la chirurgie, c’est le cas notamment pour un curetage, cas relativement facile pour un gynécologue, sous réserve de saignements importants, et se révéler sur le plan anesthésique très difficiles si la patiente pèse 400 livres. Donc les deux aspects sont souvent en parallèle dans leur complexité. Heureusement, sur le plan médical notre entrainement nous permet d’être très réactifs à certaines complications qui se déclenchent très rapidement. Mais cela peut aussi revêtir un aspect plus délicat surtout lorsqu’on opère au milieu de la nuit, que nous ne soyons plus au maximum de nos capacités physiques compte tenu de la fatigue et que surgissent par exemple une réaction allergique très importante. Il y a risque de danger. Et il faut que nous soyons en mesure d’intervenir comme à 10 heures du matin en pleine possession de nos moyens. Les cas difficiles sont très inattendus et donc nous devons posséder une réactivité de tous les instants. En règle générale et pour 80 % des cas tout se passe relativement bien grâce à notre grand entrainement. Même si tous les cas ne sont pas difficiles, il nous faut conserver une concentration permanente sur l’évolution de la situation du patient endormi.

 

IG : Mais ne peut-on pas dire aussi qu’entre la chirurgie et l’anesthésie s’établît, en salle d’opération, une certaine complémentarité ?

 

MG : Oui il y a des cas où s’établît cette complémentarité. Il existe des cas très difficiles tant du point de vue chirurgical qu’anesthésique. Un de ces cas est ce que l’on appelle un anévrisme thoraco abdominal qui est un cas très compliqué. Un autre exemple, en chirurgie cardiaque où quand ça saigne beaucoup et où l’anesthésiste a aussi beaucoup de difficultés à garder le patient en vie ! Il peut donc avoir une certaine complémentarité dans certains cas mais pas systématiquement !

 

IG : Après avoir vu les contraintes, peut-on dire qu’a contrario, vous pouvez tirer certaines satisfactions de ce métier ?

 

MG : Il y a beaucoup de satisfactions. On a l’impression d’aider les gens, même si ceux-ci ne sont pas toujours conscients de cela. Sans anesthésie on ferait un bond en arrière pour se retrouver avec une médecine du 19° siècle. L’anesthésie a commencé aux environs, au milieu 19ième siècle, c’est relativement récent. Auparavant les patients étaient obligés de se faire opérer sans anesthésie. La chirurgie a beaucoup évolué surtout à partir de

l’amélioration de la microbiologie, des antibiotiques, etc… Si on retirait l’anesthésie, on se retrouverait un siècle et demi plus tôt.

 

IG : A lire certains ouvrages, on apprend que l’on pourrait endormir les patients avec d’autres moyens que l’anesthésie, par exemple par la pharmacopée, l’acupuncture, l’hypnose. Qu’en pensez-vous ?

 

MG : Je pense que l’on peut recourir à l’hypnose dans certains cas. Mais comme on peut le constater, l’hypnose n’a jamais été très utile pour faire évoluer la chirurgie. On a eu tous les siècles passés pour pratiquer cela, mais sans grande efficacité chez un grand nombre de patients. L’hypnose ne peut être réservée qu’à un petit nombre de patients. Mais dans ces cas les patients doivent subir une préparation préalable et être de très bons sujets. On peut la tester sur des populations en général mais on constate très vite l’échec de ce procédé. On pourrait essayer de la généraliser mais je ne crois pas que la population accepterait de se faire endormir par l’hypnose. Tout en remarquant qu’en matière d’anesthésie il n’y a pas que des problèmes d’endormissement, il y a aussi ceux de la réanimation durant l’intervention. Il est toutefois certain que l’hypnose ne pourrait pas remplacer l’anesthésie pour bien des chirurgies.

 

IG : Sur le plan opératoire, quelle différence faîtes-vous entre une anesthésie locale et générale ? Par exemple : Pour une hernie discale, on peut très bien intervenir avec une anesthésie locale et une intervention au laser, et une intervention lourde avec une anesthésie générale. Qu’est-ce qui justifie la différence des procédures ?

 

M.G : Le choix de la technique chirurgicale. La chirurgie évolue beaucoup et donc les approches chirurgicales ne sont pas les mêmes. Dans un cas l’intervention est cause de douleurs importantes, dans la seconde l’intervention est beaucoup moins douloureuse pour le patient. Quand la chirurgie change, on n’a plus besoin systématiquement d’anesthésie générale. Une des chirurgies que je connais bien et qui a beaucoup évolué dans ce sens, c’est la chirurgie du calcul rénal. Avant il s’agissait de laparotomie haute qui faisait très mal, qui durait deux ou trois heures. Maintenant la pierre (le calcul) est pulvérisée par des ultrasons et l’intervention ne prend qu’un peu de sédation, voici un exemple de chirurgie qui a évolué. Il y a des chirurgies qui apparaissent et qui disparaissent et le besoin d’anesthésie n’est plus le même. La cataracte a changé beaucoup. Auparavant il fallait recourir à une anesthésie générale, actuellement l’intervention ne nécessite que peu ou pas de sédation : le chirurgien met quelques gouttes de produit anesthésique dans l’œil et peut pratiquer l’incision, le patient ne sent pratiquement rien et l’intervention ne prend que 15 minutes, alors qu’avant elle pouvait durer facilement une heure. Il faut donc voir là l’amélioration de la chirurgie et non celle de l’anesthésie.

L’anesthésie locale se fait quand la surface impliquée est très limitée. Si cela n’est pas trop douloureux, le chirurgien peut donner un calmant et intervenir en anesthésie locale. Il y a plusieurs types de chirurgie qui peuvent se faire en anesthésie locale. Par exemple, une chirurgie pour hernie inguinale. S’il s’agit d’une petite hernie, le chirurgien peut donner un calmant pour rendre le séjour agréable en salle d’opération. S’il s’agit d’une hernie plus importante, qui couvre une surface plus importante, alors il faudra endormir. Les anesthésistes sont souvent tributaires des chirurgiens.

 Des nouvelles formes d’interventions apparaissent comme celles de la radiologie. Il y a toute une nouvelle technologie mais douloureuse pour laquelle les radiologues ont besoin de nous. Tout se déplace, se transforme au fur et à mesure que la technologie évolue. Par exemple, la chirurgie cardiaque se fait de plus en plus en radiologie. Il y a des cardiologues qui peuvent implantés maintenant des tuteurs, qui remplacent des pontages aorto-coronariens. Ces interventions nécessitent beaucoup moins notre présence et quelquefois la sédation suffit. Mais notre rôle est surtout d’intervenir pour soulager les patients lorsque la douleur du traitement devient insupportable et qu’elle apparaitrait  plus comme une torture que comme un soin. A contrario, il n’est pas question d’endormir des patients pour des futilités, ce n’est pas parce qu’ils sont nerveux qu’on va les endormir.

 

IG : Dans votre carrière professionnelle qui commence à être longue maintenant, avez-vous déjà été confrontée à un incident, lors d’une anesthésie ou d’un réveil ?

 

MG : Oui, on en a régulièrement. On a eu des cas où des patients nous ont posé des difficultés, et d’autres qui sont morts en table d’opération. Le décès n’est pas souvent dû à l’anesthésie mais plutôt à une combinaison de facteurs. Des complications anesthésiques surviennent de temps à autres. En règle générale, au final le patient s’en sort,

 

Mais pas toujours.

 

C’est pour cela qu’il est bon de travailler en équipe dans une salle d’opération. Cela permet de s’entraider les uns, les autres.

 

IG : Normalement, une équipe en salle d’opération est composée de combien de personnes ?

 

MG : Pour un cas normal et régulier, de sept personnes, à savoir de deux infirmières, d’un anesthésiste, d’un inhalothérapeute, d’un préposé, un chirurgien et l’assistante chirurgicale.

 

IG : Et parmi ces 7 personnes, peut-on parler de cohésion ?

 

MG : Oui les relations entre ces sept personnes se déroulent bien. Cette composition qui a fait ses preuves est la même depuis des années

 

IG : Quelle est la qualité de vos relations avec vos collègues masculins. Avez-vous eu à subir quelque sexisme de leur part ?

 

MG : C’était plus dans le passé que l’on pouvait évoquer quelques relents de sexisme. La personnalité des étudiants en médecine a changé au fil des temps. Les chirurgiens sont beaucoup moins arrogants qu’avant. Par le passé certains se conduisaient en diva, mais cette époque est révolue.

 

IG : Croyez-vous que la médecine puisse encore faire des progrès dans votre spécialité ?

 

MG : Oui il y a énormément de possibilités de progrès. Tous les ans apparaissent des nouveautés, des améliorations, mais il faut remarquer que la complexité des cas est de plus en plus grande. Dans les années 1980, je pensais que compte tenu de tous les progrès intervenus le métier d’anesthésiste allait disparaître. Mais la difficulté des cas augmentant en parallèle, rend les tâches plus difficiles qu’avant. Pour revoir les progrès en anesthésie il faudrait qu’il y ait aussi des progrès en chirurgie. Il est certain que toute cette médecine aura beaucoup changé dans vingt ans. Je ne vois pas encore dans quelle direction. Il y a des choses qui sont là depuis plus d’un siècle mais qui continue à s’améliorer. Je fais allusion à l’anesthésie rachidienne dont les premières interventions ont commencé au début du vingtième siècle. Maintenant nous avons des aiguilles beaucoup plus petites et des médicaments beaucoup plus sécuritaires.

Mais la difficulté des cas augmentant entraine la nécessité d’un entrainement spécifique et particulier plus important. Entre autres, bien que je ne sois pas personnellement concernée, je pense aux maladies cardiaques congénitales des enfants, qui nécessitent un ou deux ans d’entrainement de plus qu’une anesthésie normale. Ainsi en définitive il y a des choses qui se sont améliorées et d’autres qui se sont complexifiées.

 

IG : On a évoqué il y a quelques instants le risque d’incident et quelquefois l’issue qui peut être fatale. Puisque l’on dit que votre métier est très anxiogène, quel est votre rapport à la mort ?

 

MG : Si c’était moi qui causais le décès du patient, il est certain que mon rapport à la mort serait épouvantable. Si quelqu’un meurt en cours d’opération alors qu’on le sait dès son entrée en salle d’opération qu’il est très mal en point, je me dis alors que j’ai fait tout ce que j’ai pu pour aider ce patient. Il n’y a pas le côté culpabilité, mais le contexte reste lourd à vivre car on voit les familles pleurer. Mais mon rapport à la mort est assez correct, je sais qu’on va tous mourir et que si l’on meurt sous anesthésie ce doit être une mort très douce, sans douleur, pour le patient.

 

IG : Si vous permettez une question subséquente. Puisqu’on a parlé de rapport à la mort, peut-on savoir quel est votre rapport à la religion ?

 

MG : Je suis croyante. J’essaie toujours d’avoir un grand respect pour les patients. Le patient, en mourant, voit peut être ce qui se passe. Apparemment les gens voient le déroulement de l’intervention et s’ils sont ranimés, ils vont raconter ce qu’ils ont vu. Je crois que l’esprit est encore là et qu’il va survivre à la mort physique du corps.

 

IG : Voyons une autre facette de la femme que vous êtes dans un autre contexte un peu moins crispé. Vous êtes native de la Gaspésie, je crois ?

 

MG : Oui je suis native de Matane.

 

IG : Et pourtant, vous vivez dans une grande métropole qu’est Montréal. Comment vous êtes-vous adaptée au stress d’une grande ville ?

 

MG : On vit dans une ville comme on vit dans un village, on s’adapte aux circonstances. On vit dans un quartier qui devient une petite ville et c’est tout un ensemble de petites villes à l’intérieur d’une grande ville. Tout dépend de ce qu’on a à faire. Mais quand on a beaucoup voyagé on relative le stress des grandes villes. Ici je vis dans un quartier où on peut faire beaucoup de choses à pieds ou avec les transports en commun, ce n’est pas toujours stressant. C’est plus bruyant qu’une petite ville. Mais quand la grande ville est adaptée à l’être humain, ça se passe bien.

 

IG : Les charmes maritimes de votre région ne vous manquent-ils pas quelquefois ?

 

MG : Quand je retourne en Gaspésie, car j’aime beaucoup ma région c’est pour vivre des vacances là-bas. L’été est extrêmement agréable. Il y a de beaux paysages qui me rappellent mon enfance. J’aime entendre le bruit du fleuve, c’est comme le bruit de la mer. On dort bien. On se sent bien. Mais pour moi la Gaspésie c’est plus pour les vacances que pour la vie quotidienne. Ici, je travaille dans un hôpital où je peux faire de l’enseignement et où il y a beaucoup d’activités. C’est plus grand et on rencontre beaucoup de collègues. J’aime un peu plus l’action donc je préfère le travail dans une grande ville.

 

IG : Une autre facette, si vous permettez. Quel est votre rapport à la vie politique Québécoise ? Comment ressentez-vous les débats sur la souveraineté nationale ?

 

MG : En vieillissant, on préfère le statu quo. Quand j’étais jeune j’étais pour la souveraineté. Maintenant j’ai un peu changé. Cette souveraineté risquerait de créer des bouleversements pour tout le monde. Je n’ai particulièrement  pas plus confiance à la souveraineté qu’à la fédération  canadienne. Je pense que plus on vieillît, on constate qu’on a plus à perdre qu’à gagner et on est moins intéressé par cette souveraineté.

 

IG : Parce que vous croyez que dans un Québec libre, vous auriez des conditions de travail plus difficiles ?

 

MG : Au début, oui, peut être que cent ans après ce sera différent mais au point de vue économique, certainement qu’il y aura beaucoup de malaises les premières années, et beaucoup d’ajustements à faire. C’est un pari risqué.

 

IG : Pour clore cette interview, diriez-vous Docteur que vous êtes une femme épanouie et heureuse?

 

MG : Oui, la plupart du temps. Je pense que je suis relativement épanouie et heureuse. Je pense que je suis chanceuse sur bien des aspects. Je pense que j’ai une vie sociale et professionnelle actives. Je suis très satisfaite de mon sort. C’est certain qu’il y a toujours place à l’amélioration. Tout n’est jamais parfait mais tant qu’on a une bonne santé et un peu d’optimisme, tout se passe bien.




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