AU PAYS DE VOLTAIRE CONTRAIREMENT A D’AUTRES PAYS PLUS

ACCOMMODANTS LA JUSTICE EST SACREE

Description: iLovePeres:Desktop:LaVoixDeCartier Site web:new site:Page 4:Articles & photos:2011-03-16 Article D.Peres AU PAYS DE VOLTAIRE CONTRAIREMENT A D’AUTRES PAYS PLUS ACCOMMODANTS LA JUSTICE EST SACREE PHOTO DOMINIQUE PERES.JPG

Tribune de Dominique Pérès

Avec la collaboration d’Isidore Grao

Montréal, le 16 mars 2011

www.lavoixdecartier.com

 

 

 

 

L’actualité Française connaît ces jours-ci de grands chambardements à travers l’affaire dite d’espionnage chez le plus grand constructeur d’automobile de marque Renault. L’affaire a éclaté en janvier de cette année. Subitement les médias annonçait qu’une grave affaire d’espionnage industriel au profit d’une puissance étrangère (pour ne pas la citer : la chine !) mettait en cause 3 hauts responsables de ce constructeur qui auraient «reçu des sommes d’argent de source étrangère, en échange d’informations stratégiques pour l’entreprise (en fait il s’agissait d’informations liées aux recherches dans le développement d’un nouveau moteur électrique).

Fondée sur la réception d’une lettre anonyme, aucun doute ne subsistait sur leurs responsabilités dans l’esprit de la Haute Direction, et Carlos Ghosn, le PDG de l’entreprise, l’avait même annoncé sur une chaine de télévision. Les trois cadres furent interrogés par la police, puis jetés à la vindicte salariale pour être finalement licenciés.

 

Mais quelque chose n’était pas claire ! L’actionnaire principal de l’entreprise, l’Etat, n’avait pas été saisi dès le début du dossier. L’Etat aurait pu confier une enquête au service spécialisé en l’espèce, la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur). Le Ministre, Eric Besson avait manifesté un vif mécontentement pour ce fait. Des doutes apparaissent alors et l’enquête officielle cette fois-ci révéla qu’il s’agissait d’une possible escroquerie au renseignement. On avait donc accusé et détruit la carrière professionnelle de trois cadres et ce sans preuve. La communication de ce dossier s’est fait dans un contexte très partisan. En effet après avoir reçu une lettre anonyme, l’entreprise a fondé sa conviction sur des informations fournies par un des membres du service de sécurité (aujourd’hui mis en examen !).

 

Aujourd’hui, sous la pression des médias, les dirigeants présentent leurs excuses aux trois cadres licenciés injustement. Ils «s’engagent à ce réparation soit apportée à ces trois personnes et que leur honneur soit restauré aux yeux de tous, en tenant compte du grave préjudice humain qu’eux et leur famille ont subi». On parle de réintégration et d’important dédommagement financiers !

 

Même si le préjudice causé a été important, il est indéniable que la Justice est passée, mais voilà, l’affaire se déroule en France et non au Québec !

 

Voici comment les choses se passent au Québec : Je vous fais Juge de la chose !

 

L’histoire authentique débute au siècle dernier.

Dans le cadre de la recherche de sa Souveraineté, le Québec veut récupérer ses services publics gérés par le Fédéral.

Quoi de plus normal pour une province que de chercher à s’émanciper. On ne peut que souscrire à ce sursaut de démocratie !

 

Donc pour ce faire, les deux gouvernements, celui du fédéral et du Québec signent une Entente de principe sur le transfert des marchés du travail. Le service fédéral de l’emploi rattaché à la DRHC serait transféré au Québec et ce sans préjudice pour les 1084 employés transférés d’office (puisqu’on ne leur a jamais demandé leur avis) qui obtiendraient dans ce cadre là, l’équivalence de fonction et de rémunération. C’est écrit sur du papier d’honneur !

Mais en fait cela me fait plutôt penser à la Fable de La Fontaine, le corbeau et le renard «Mon bon monsieur, apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute» eu égard aux nombreuses promesses faîtes d’hommes politiques, de hauts fonctionnaires tant du côté fédéral que Québécois. Et dans cette fable devinez qui est le corbeau et qui est le renard ? Avis aux futurs transférés dans le cadre de la Souveraineté, méfiez-vous des fausses promesses et lisez bien les lignes suivantes :

 

Ainsi sur les 1084 transférés, près de 300 d’entre eux furent sacrifiés ! Mais à quel but ? Ça on ne le saura jamais !

 

-       Les tribunaux saisis n’ont jamais voulu trancher du fond du dossier et l’ont carrément reconnu : Cour Supérieure de Montréal en 2006, Cour d’appel de Montréal en 2007.

 

-       Sur le plan professionnel une lettre adressée par une Directrice-adjointe du Ministère de l’Emploi au fameux comité paritaire (qui n’eut de paritaire que le nom) s’élevait contre la discrimination dont nous faisions l’objet. Ce haut Responsable était la seule autorité compétente pour apprécier la qualité de notre travail. Or des gens incompétents du Conseil du Trésor ont estimé, sans rien connaître de nos fonctions que les conseillers en emploi du fédéral n’étaient que des simples techniciens au Québec. Faut-il voir là un orgueil démesuré de certains technocrates ?

 

-       Sur le plan politique j’ai saisi en vain, de nombreuses personnalités (le Ministre Sam Hamad, Mme Pauline Marois, M. Jacques Parizeau, M. Bernard Landry, des députés, etc…). Certains n’ont même pas daigné accuser réception à ma lettre.

 

-       Sur le rôle des médias Québécois, alors là il y a de quoi sourire sinon que de pleurer. Ils ont beaucoup de progrès à faire avant de devenir le quatrième pouvoir du pays, la preuve ? ils subissent le look-out au journal de Montréal. Ils se heurtent à un briseur de grèves. Ils ne sont pas capables de se défendre comment voulez-vous qu’ils puissent aider les autres !

 

-       Au jour d’aujourd’hui je suis très pessimiste. Dans l’indifférence des Québécois, notre affaire restera un des plus grands scandales du Québec, un peu à l’image du scandale des orphelins de Duplessis.

 

-       Voltaire, au secours, l’esprit des pionniers a disparu !

 

-       Jamais nous ne sortirons de dilemme, ni de ce manichéisme: petit pains, petite justice, petite politique. Tout est petit et rien n’est grand : la peur de la vérité, du conflit paralysent les meilleures intentions.

-       Ainsi va le Québec ! Rien de semblable avec ce qui se passe au pays de Voltaire.




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