VEILLEES  D’ARMES

 

 

 

Isidore Grao

Le 14 février 2011

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En fin de semaine dernière, Gilles Duceppe, Chef du Bloc Québécois a fait fort ! Il a en effet obtenu du Conseil Général à Saint-Hyacinthe un vote de confiance de 95,3 % de ses adhérents. A en faire pâlir de jalousie (selon ses propres déclarations !) Pauline Marois qui mettra en jeu en  avril son mandat de leadership du Parti Québécois. Un pourcentage aussi important, ce n’est pas une victoire, c’est un plébiscite ! Mais au fait quel  haut fait de guerre a-t-il réussi pour cela ?

 

A part quelques discours dont un aux Etats-Unis, je cherche dans les médias canadiens d’éventuelles  prises de positions très remarquées à la Chambre des Communes d’Ottawa et n’en trouve pas.

 

Il est vrai que dans le domaine politique son rôle est plus fonctionnel qu’opérationnel. Il ne risque donc pas de prendre des décisions qui soulèveraient le mécontentement des citoyens.

 

Néanmoins il prépare ses troupes pour d’éventuelles futures élections (à condition que Stephen Harper veuille bien leur donner vie !) La pression monte au Bloc Québécois.

 

Mme Pauline Marois qui assistait au dit Conseil Général s’est cru emmenée par la vague porteuse. Elle avait déjà remportée, tout récemment, un succès en mettant à mal la fronde des 50 jeunes péquistes qui avaient dénoncé sa «gouvernance souverainiste» et donc, elle peut se mettre à espérer que sa proposition de  programme d’action soit adoptée en avril. C’est à dire une démarche plus pondérée quant à l’indépendance   empruntant avant la Souveraineté, la voie de «Premier Magistrat» du Québec. Certes ce serait une première car elle deviendrait ainsi la première femme «Premier Ministre». Un bel essai certes ! Mais qu’il faudra immédiatement transformé.


Elle espère donc remporter les prochaines élections du Québec face  à un Premier Ministre mis en difficulté et que les sondages situent aux environs de 30% d’opinions favorables.

 

Fasse qu’elle n’ait pas à regretter plus tard son atermoiement car à mon avis le contexte pour la souveraineté ne peut que se détériorer dans l’avenir par des éléments suivants :

 

-       Le multiculturalisme : le flot des immigrants se fait de plus en plus important, et l’on sait (dixit l’île de Montréal) que le français n’est pas la langue privilégiée ! Et quand on sait que cette langue est le porte-drapeau des Souverainistes.

 

-       On a connu sur le plan politique des renversements de tendance édifiants. Et qui dit que Jean Charest ne gagnera pas pour la quatrième fois consécutive la prochaine élection ? Le peuple est versatile !

 

-       Sur le plan international : On a pu constater tel le référendum récent en Somalie du sud que les peuples actuellement aspiraient à plus de démocratie (voire une démocratie directe) et de citoyenneté (Tunisie, Egypte).

 

-        Sur le plan politique interne au Québec et dans l’opposition (car on sait très bien que le Parti Libéral n’est pas favorable à une souveraineté du Québec), existe-t-il une personnalité capable et désireuse, à la manière de René Levesque, de porter haut et fort le drapeau d’un Québec libre ?

 

 

Enfin, la question la plus importante :

 

A quand «un gouvernement souverainiste du Parti Québécois» pour reprendre l’expression consacrée par Mme Pauline Marois ?

 

En attendant, patientons jusqu’au mois d’avril !

 

 




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