LES GOUVERNEMENTS, PAR DEFINITION, N’ONT PAS DE CONSCIENCE

 

 

 

Communiqué

Dominique Pérès en collaboration avec Isidore Grao, journal La Voix de Cartier

http://lavoixdecartier.com/

 

Le 15 janvier 2011

 

 

Je lisais récemment un ouvrage qui m’a profondément marqué. Moi qui me croyais très perturbée par les misères que m’a fait subir le Gouvernement Bouchard en 1998 (avec l’aide de Mme Harel !). Je craignais avoir perdu le sens du concret, des relations humaines tant mon écœurement envers ces politiques et ces politiciens est grand !

 

L’ouvrage que je citais un peu plus haut est de Stéphane Hessel et son titre «Indignez-vous» d’où j’ai extrait l’axiome figurant en titre du présent communiqué et dont l’auteur est Albert Camus (Témoins n°5, printemps 1954).

 

Pour l’écorchée vive que je suis, la lecture de cet «Indignez-vous», loin de tourner le couteau dans la plaie me réconcilie un peu avec la gent humaine. Cet ouvrage raconte les années de douleurs des français pendant les années 1940/1945. Et dans tout ce chaos, certains Hommes, des résistants indignés, se sont levés, le poing en l’air pour crier «Non, tout n’est pas fini, nous allons écrire un monde nouveau, un monde meilleur où le mot Solidarité humaine sera la clef d’un autre monde.» Et ils écrivirent les premières lois sur la Solidarité Sociale, organisme d’Etat et  participèrent à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Et que dit cette Déclaration :

 

Tout d’abord en son article 15, quelque chose qui interpellera, certainement, tous les Québécois :

 

«Tout individu a droit à une nationalité».

 

Et pour la compléter, en son article 22 :

 

«Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la Sécurité Sociale, elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays». Ne croyez-vous pas que cette phrase devrait figurer au fronton de la future et nouvelle Constitution Québécoise? Car tout y est ! La fin de l’argent Roi vénéré par certains politiques qui déclarent haut et fort que le citoyen est l’épicentre de leur politique, mais dont l’ardente obligation est un budget national en équilibre. La fin justifiant les moyens, on sacrifie des centaines de fonctionnaires sur l’autel de l’ego.

Certes le contexte politique entre le Québec d’aujourd’hui et la France d’hier, n’est pas le même. Au Québec on ne craint pas, et on n’a jamais craint pour sa vie à la vue des soldats d’Hitler, et pour cause ! Ceci explique cela car il nous faut constater malheureusement que seule l’adversité sait réunir les cœurs en détresse. Mais que viennent les premiers rayons de soleil de la Liberté  et disparaissent comme fumée au vent toutes nos belles promesses. Mais il existe bien un sentiment d’injustice au Québec créé par le Fédéral, mais enfin est-ce pour cela que les politiciens doivent à leur tour infliger cette injustice à leurs concitoyens. Non je ne crois pas ! Car il est exact que les gouvernements, par définition, n’ont pas de conscience. On vous répondra qu’au nom de l’intérêt Général (et surtout de l’intérêt particulier de certains !!!) Et que se passe-t-il lorsque les politiciens ne sont plus respectés ? La nature ayant horreur du vide,  on assiste à l’éclosion  de multiples  organismes de substitutions à l’Etat en matière de solidarité en France, et ailleurs : citons entre autres : AMNESTY, FIDH (fédération internationale des Droits de l’Homme), etc.

Et croyez-vous que le fait de dénoncer cette absence de conscience pourra modifier quelque chose? Que nenni car absence de conscience signifie absence de mémoire, (ce n’est pas moi, c’est l’autre). Et pourtant notre affaire est entendue, soit disant comprise. Quel crédit apporter à un comité paritaire, celui de 1998/1999,dans le cadre de L’Entente de principe Canada Québec sur le marché du travail, toujours en vigueur en 2011, mis en place par Mme Harel, La Ministre de l’Emploi et des solidarités sociales (sic ! ne vous disais-je que l’on savait se gargariser de beaux mots !) dont les membres reçoivent une lettre de la Sous/Directrice de la DRHC pour leur signaler que leur classement des fonctions professionnelles est faux , qu’il ne se base pas sur des compétences professionnelles et qui reste lettre morte au fond d’un tiroir. Mais comme tout finit par se savoir, je resterai longtemps encore à jouer les mouches du coche ! Et même si en ces temps actuels on parle beaucoup d’un retour en force du P.Q, je demeurerais «l’esclave qui juché sur le charriot victorieux de Jules César, lui répétait sans cesse à l’oreille :

 

«César n’oublie pas que tu es mortel» moi je dirais : «politique sans solidarité, n’est que ruine de l’âme».




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