VERSAILLES, DANS UNE OPERATION DE SALUBRITE PUBLIQUE

Coordination Défense de Versailles

Description: iLovePeres:Desktop:LaVoixDeCartier Site web:new site:Page 4:Articles & photos:2011-01-08 Interview Arnaud Upinsky Versailles dans une opération de salubrité publique Photo no4 Arnaud Upinsky.jpg Description: iLovePeres:Desktop:LaVoixDeCartier Site web:new site:Page 4:Articles & photos:2011-01-08 Interview Arnaud Upinsky Versailles dans une opération de salubrité publique Photo no1 Arnaud Upinsky.jpg

 

 

Isidore Grao

Le 6 Décembre 2010

 

 

 I.G : Bonjour M. Upinsky, dans votre dernier communiqué de la CDV du 3/12/10, est annoncé, ce jour, à 10 heures, le dépôt de 3 requêtes du Référé Liberté auprès du Tribunal Administratif de Versailles. Est-ce à dire que toutes les tentatives de conciliation à l’amiable ayant échoué, le comité de défense a décidé de passer au stade supérieur, celui du contentieux devant les tribunaux ?

M. Upinsky : Oui, c’est cela. Mais je voudrais rappeler, si vous le permettez le contexte de l’affaire :

D’abord je citerai les parties en présence : d’un coté ; SAR le Prince Sixte-Henri de Bourbon (descendant de la famille royale de France) et la Coordination Défense de Versailles (et de son prestigieux château), et de l’autre, la personnalité morale de l’établissement public du château de Versailles représenté par M. Aillagon, son président.          

- Ensuite l’objet de notre contentieux : Il s’agit de l’exposition MURAKAMI dans les Grands appartements Royaux, le château et ses jardins. Nous considérons qu’il s’agit là de l’invasion de la barbarie du modèle culturel new-yorkais, affairiste et spéculatif, dans le sanctuaire de l’excellence culturelle de la France et de son rayonnement dans le monde. Cette intrusion fait de Versailles, la collusion de l’art, de l’argent, de la politique et de certains médias, au profit d’un petit nombre d’initiés et au détriment de nos intérêts vitaux.

Mais tout ceci nous l’avons démontré à plusieurs reprises dans des articles précédents. Aujourd’hui nous constatons que toutes nos tentatives de conciliation sont restées vaines. D’autre part, nous regrettons que certains médias qui se sont révélés être la Garde prétorienne du système de création de fausses valeurs toxiques par un bon plaisir fonctionnarisé usurpant en cela, le poinçon d’excellence de Versailles au détriment de notre crédibilité et de notre prestige culturels, aient caché au public trois messages clefs de notre conférence de presse du 22 octobre 2010.

I.G : De quoi s’agit-il ?

M.Upinsky : Successivement :

- Du succès du premier Référé-liberté de 2008 de SAR le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, dont les 2 demandes à savoir celui de la proscription de la pornographie et du retrait des Grands appartements royaux, ont été satisfaites immédiatement par M. Aillagon, sans recours à la coercition judiciaire. C’était donc en fait reconnaître le bien fondé de notre action

- l’aveu même de M. Aillagon qui a reconnu le 27 septembre 2010, que le but poursuivi par cette exposition n’était pas de donner vie à Versailles, mais plutôt de placer Versailles au service de la promotion de ces expositions provocatrices. Ce qui est regrettable en la matière c’est que cet aveu ait été « confirmé » par les silences du Ministère de la culture et de l’Elysée.

- A partir de cet aveu et eu égard à la personnalité et aux fonctions exercées par l’intéressé, nous demandons maintenant à la Justice administrative française de bien vouloir reconnaître qu’il y a eu un « détournement de pouvoir ». Selon nous, ce détournement ou abus de pouvoir, résulterait du constat que de telles expositions, affairistes et spéculatives n’ont pas leur place dans les Grands appartements Royaux de Versailles. En l’occurrence, on aurait détourné le Bien public au profit de certains intérêts privés.

I.G : Pour les non-initiés au droit public pouvez-vous nous dire en quoi consiste ce référé liberté ? En effet il semble que cette procédure d’action soit relativement récente.

M. Upinsky : Effectivement le référé liberté est la principale innovation de la loi du 30 juin 2000. Il permet d’obtenir du Juge administratif des référés, dans un délai très court (en principe, pas plus de 48 heures) toutes mesures nécessaires de régularisation d’un acte pris par l’administration dans l’exercice de l’un de ses pouvoirs qui a porté une grave atteinte, donc manifestement illégal, à l’une de nos libertés fondamentales.

Les mesures prises en urgence le sont en vue de la sauvegarde de la liberté en cause.

I.G : Pour obtenir un tel jugement aussi coercitif les conditions substantielles de procédure doivent être flagrantes, non ?

M. Upinsky : Oui et notre dossier les réunit toutes, à savoir une situation d’urgence à faire cesser une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale. C’est à dire une liberté essentielle spécialement protégée par la Constitution et la Loi.

I.G : La protection des citoyens devant la Puissance publique est une des prérogatives de certains pays où la notion de démocratie est très développée. Malheureusement il n’en va pas ainsi dans tous les pays, y compris dans ceux pour lesquels la francophonie est une ardente obligation.

 

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