DIS MONSIEUR, DESSINE –MOI  UNE CONSTITUTION !

Description: iLovePeres:Desktop:2011-01-02 Article Dis Monsieur, Dessine-moi une Constitution Photo no1 Bernard Landry photo Internet.jpg Description: iLovePeres:Desktop:2011-01-02 Article Dis Monsieur, Dessine-moi une Constitution Photo no3 Pauline Marois Photo Internet.jpg Description: iLovePeres:Desktop:2011-01-02 Article Dis Monsieur, Dessine-moi une Constitution Photo no2 Daniel Turp Photo Internet.jpg

 

Isidore Grao

Le 2 janvier 2011

 

Mais au fait qu’est-ce qu’une constitution ? On entend beaucoup parler de cela, ces jours-ci. On apprend que la nouvelle Présidente du Brésil vient, à l’occasion de sa prise de fonctions, le 1er janvier, de prêter serment sur la Constitution du pays, que le Québec pourrait se doter de sa propre constitution selon le journaliste Joël-Denis Bellavance de La Presse sur le réseau social.

Il est vrai que depuis 1982, faute d’accord  sur le nouveau texte qui se substituait à celui de 1867, le Québec n’a plus de constitution. Et pourtant celle de 1867 qui savait réunir toutes les sensibilités d’un peuple pionnier avait su tisser un respect entre français et anglais pendant 130 années. Mais ce compromis fut fragilisé car on voulait retirer au Québec ses pouvoirs en matière de langue, d’éducation tout en lui refusant un droit de veto ou de simple retrait. D’autant que ce qui caractérise le Québec par rapport aux autres provinces c’est la langue. Ce français qui s’implanta lors de la découverte du pays par les premiers explorateurs et qui plus que le drapeau à fleur de lys, est le ciment  symbolique de ce peuple. La langue, c’est la culture, le véhicule de compréhension, l’affinité des mœurs ! Et malgré de nombreuses tentatives de conciliation le fossé semble davantage se creuser entre le Fédéral et le Québec. On indique que le français est la langue officielle du Québec, et ?  Des entreprises transfèrent leurs sièges sociaux en Ontario, (encore que pour certaines d’entre elles, on puisse s’interroger sur les vrais motifs de dépaysement !) On peut s’interroger aussi sur la nécessité d’un parti politique, tel que le Bloc Québécois qui défend quasi exclusivement les intérêts Québécois, alors qu’on m’a toujours dit que dans un pays démocratique les députés avaient pour mission de représenter l’intégralité du peuple, etc. On arrive à une situation quasi semblable à celle des couples dont les relations se sont détériorées à un tel point que seule le divorce et donc la séparation entre eux, pense-t-on, pourra ramener un peu de paix. Certes la Souveraineté n’est pas encore acquise au Québec, certes nombreux sont encore les québécois à refuser toute éventuelle partition, mais on peut se poser des questions sur le comportement du fédéral à attirer ou à rejeter ses enfants Québécois ?

Et puisque tout éclata par une modification de la Constitution en 1982, voici de nouveaux projets de ce document sont élaborés et diffusés sur le web :

- Le projet conçu et présenté en 2002, par la section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal et l’Action indépendantiste du Québec ;

- Le projet proposé en 2007 par M. Daniel Turp, ancien député du Parti Québécois  et brillant constitutionnaliste.

Etc.

Mais s’il est vrai que chaque province canadienne peut se doter de sa propre constitution, il semble néanmoins qu’elle ne puisse déroger, pour l’instant aux principes fondamentaux de la constitution fédérale fermement défendus par les autorités fédérales et les fédéralistes Québécois. Mais que vienne un nouveau référendum sur la question et peut être que la barre des 50% serait largement  franchie (si l’on extrapole les résultats obtenus lors du second référendum dont on sait très bien les conditions particulières dans lequel il se déroula !). Car seule la voix électorale et démocratique peut dans ce cadre permettre à des peuples voisins, dont les liens familiaux sont  historiquement très étroitement liés de continuer à coexister dans la paix et l’harmonie (aspect dont il faudra peut être se préoccuper dans le futur). Pour l’immédiat, Il s’agit de convaincre les fédéraux Québécois du bien fondé de la souveraineté et de la compétence par certains Hauts politiciens Québécois à assurer la direction d’un pays. 

Quant à la définition d’une  Constitution, il sera difficile d’atteindre la perfection en la matière ! La constitution d’un pays est le reflet de sa civilisation au moment « T » de son élaboration. A T+ 1, les choses et les idées ont évolué ! Car comme les civilisations on sait que les constitutions sont mortelles !

Trop courte dans ses articles elle peut s’adapter à toutes les circonstances. Mais  sur le fond, qui vérifiera la pertinence pour le peuple de ces circonstances. Quant à la forme, qui décidera de l’importance relative de chaque article ?

Trop détaillée, elle peut s’avérer devenir un véritable carcan pour les juristes et pour le peuple. Est-on certain d’avoir évoqué tous les composantes de l’organisation politique? Est-on certain d’avoir élaboré un texte qui définisse au mieux «un gouvernement Du peuple, Pour le peuple et Par le Peuple». Car l’important dans tout cela n’est-il pas de placer l’Homme (donc le citoyen) au centre des préoccupations politiques.

 

 

 

 

 




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