LA  PAILLE  DANS  L’ŒIL  DE  MON  VOISIN

 

 

Isidore Grao

Le 27 décembre 2010

 

 

Vous connaissez, toutes et tous, la suite de ce dicton, car nous le pratiquons volontiers pour nous mêmes. En effet, nous nous apercevons et critiquons la paille dans l’œil de nos voisins et pas la poutre qui est dans le nôtre ! Ainsi va la vie !

 

Pourtant en lisant la chronique diffusée par La Presse, sur le web le 15 décembre 2010 sous la plume du journaliste Joël Denis Bellavance, j’avoue que «les bras m’en sont tombés d’ahurissement !» Je lisais :

 

« Le Bloc veut forcer Accurso à comparaitre », suivi de la déclaration du chef Bloquiste Gilles Duceppe «On veut que ces gens comparaissent et voir ce qui se passe parce que effectivement il y a un message qui aurait été envoyé en tabassant l’enquêteur. Il y a beaucoup de gens qui vont hésiter à parler.» Puis, «A l’enquête parlementaire, le Bloc Québécois veut aussi faire comparaitre les fonctionnaires congédiés ou suspendus ainsi que les responsables du bureau montréalais de l’Agence du revenu du Canada, le vice –président du Syndicat des employés de l’impôt pour la région de Montréal, Sabri Khayat, et le ministre du Revenu national Keith Ashfield » .

 

Un non Québécois, peu au fait des comportements politiques du Québec, pourrait penser « Ah ! Quelle belle démocratie étalée là ! Point de corruption, point de bassesse politique, uniquement que des défenseurs du peuple, sans peur et sans reproche ! Les Québécois ont de la chance !!

Malheureusement la vérité est toute autre, pour un ou une  initié (e) et surtout s’il ou si elle fait partie des 300 fonctionnaires  qui ont souffert sous le joug du Parti Québécois en 1998, lors de leurs transfert du fédéral au Québec, dans le cadre de l’Entente de principe sur le marché du travail certainement qu’ils ou qu’elles auront eu un haut-le cœur.

A l’époque M. Lucien Bouchard du parti Québécois était Premier Ministre et Mme Louise Harel, sa ministre d’Etat, chargée du ministère de l’Emploi et de la solidarité Sociale. Ces fonctionnaires ont été dégradés, humiliés, sacrifiés pour le plaisir politique de certains et ce sans aucune explication et encore moins de justification ne soit donnée. On nous a pris pour des petits «pains» Cela n’a pas grandi ces hauts responsables ! Mais ils ne sont pas morts pour autant ! Ils essaient de se faire très discrets en la matière pour faire oublier leurs méfaits ! Pire, ils s’insurgent devant nos accusations et se disent outrés par nos questions qui restent malheureusement sans réponse et préfèrent conserver une mémoire sélective pour voir la paille dans l’œil des voisins.

 

Certes si les faits reprochés à M. Accurso sont avérés et prouvés (car il y a loin de la coupe aux lèvres et il faut bien du courage pour diligenter une commission parlementaire !), ce dernier mérite le courroux et la sanction du peuple ! Et la curée se dresse contre Accurso puisqu’on peut lire, plus loin dans l’article,  à la suite de la déclaration de Gilles Duceppe, celle de Jack Layton , chef du NPD qui ajoute :

 

« Nous allons étudier la motion pour nous assurer que c’est la façon la plus efficace de procéder ; Les allégations sont là. Les questions sont là ; C’est notre boulot d’étudier ».

 

Je constate qu’il y a beaucoup de sollicitude de la part des politiciens ! Nous suivrons l’actualité pour constater si pour une fois les déclarations ont été suivies d’effets.

 

Mais j’ai adressé il y a 2 mois une lettre à M. Duceppe en lui relatant notre dossier ! Avez-vous répondu ou simplement accusé réception de la lettre ? Non, et bien lui non plus. De même il n’a pas réagi à une simple lettre ouverte sur notre situation diffusée sur un journal électronique. C’est trop d’intérêt porté à la vie de 300 petits fonctionnaires, car comme Gilles Duceppe combien d’autres (remarquez le « s »), et il faut bien le remarquer malheureusement, du PQ,  n’ont pas répondu à nos missives. Des déclarations tonitruantes, oui, des faits, non !

 

Ces mêmes politiciens qui revendiquent haut et fort, la Souveraineté du pays.

Mais que c’est difficile et désespérant  de jouer les mouches du coche, en permanence, même  en ces temps de Noël. Mais c’est devenu pour moi comme une ardente obligation. On veut bien être des «petits pains» mais du pain rassis.

 

Noël, Un temps de bilan puisque nous arrivons en fin d’année. Un temps d’espérance et de souhaits, aussi. Et comme la Justice connaît des difficultés à s’imposer dans un monde où «l’homme est un loup pour l’homme» espérons la Paix sur cette terre à tous les hommes de bonne volonté.

 

Joyeuses fêtes à toutes et à tous.

 

A bientôt

 




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