DEBAT SUR LA NOTION DE CONSCIENCE

 

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Isidore Grao

Collaboration spéciale

Dominique Pérès

2010-12-16

 

 

Depuis quelques jours on entend beaucoup parler de l’Affaire Michaud qui remonte à l’an 2000, et du Député Amir Khadir, unique Député du parti Québec Solidaire. Tel le Chevalier Bayard (dans d’autres articles sur le web, on le décrit comme le chevalier sans peur et sans reproche); solitaire (ne trouvez-vous  dans ce mot, une  certaine analogie avec le mot «solidaire» ?), il se démène beaucoup pour laver l’honneur de M. Michaud. Une première remarque s’impose : tant sur le plan matériel que sur celui de la Vertu, il faut toujours préférer l’aspect qualitatif qu’à celui du quantitatif !

Comme je ne me rappelais plus beaucoup de l’événement, il est vrai qu’à l’époque j’avais fort à faire moi aussi avec le Parti Québécois sur le plan judiciaire, parti qui nous avait trompés dans le cadre de ses engagements officiels  signés mais non honorés (sic !) de l’entente de principe sur le marché du travail, et ses terribles conséquences pour les fonctionnaires spoliés; J’ai fait des recherches dans divers documents.

 

Tout d’abord dans le journal des travaux de l’Assemblée Nationale du Québec. On peut y lire, à la journée du 14 décembre 2000 :

 

«C’est à l’unanimité que l’Assemblée nationale a adopté une motion dénonçant les «propos inacceptables» tenus par l’ex député Yves Michaud à l’endroit de la communauté juive lors des Etats Généraux sur le français à Montréal ».

 

A l’unanimité ? Bigre !  Pour réunir ce chiffre, l’affaire doit être très grave !  Pas le moindre doute ? Selon le principe que «tout accusé est innocent jusqu’à ce que son crime soit prouvé», a-t-on donné à l’intéressé le droit de se défendre devant ses confrères ? Vous n’y pensez pas ! Certains vous diront «de quoi vous plaignez-vous ? On ne l’a pas fusillé, on a seulement sali son honneur en jetant sur lui l’opprobre de tous les représentants du peuple Québécois.»

 

 

Donc diffamé, cloué au pilori sans avoir le moyen de se défendre. Quel bel exemple de démocratie ! Il n’en demeure pas moins que pour Mme Marois imposer, dix ans après, la vérité et la Justice, la tolérance; parmi ses députés ne soit pas chose aisée à obtenir : Notion de conscience oblige ! Mais au moins elle aura tentée de le faire. Elle a adopté là un comportement qui l’honore. Nous regrettons seulement que pour nous elle n’ait pas adopté  le même comportement, en effet,  nos lettres sont toujours restées sans réponse. En aparté, Il semblerait d’ailleurs que pour le P.Q, le silence soit le meilleur des mépris car nombreuses sont nos lettres adressées à des personnalités ayant connu le même sort !

 

Mais pour revenir à l’affaire Michaud !  On découvre dans d’autres documents que «le 13 décembre 2000 » (les dates ont leur importance !), lors de sa présence aux Etats Généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec que M. Michaud aurait fait plusieurs déclarations remarquées, évoquant le Chanoine Groulx qui aurait déclaré  en évoquant le peuple juif, que celui-ci possédait une âpre volonté de survivance, un invincible esprit de solidarité, une impérissable armature morale.

 

Dans le contexte  et le thème de ces Journées, il y a lieu de supposer que toutes  les discussions avaient comme centre d’intérêt, le mot souveraineté. Je n’ai pu me faire d’autres opinions sur le dossier, cela me suffit pour accorder à l’intéressé toutes les circonstances atténuantes. Qu’on ait voulu en 24 heures (13/12 : la déclaration, et 14/12 : la condamnation !) sanctionner l’intéressé montre qu’il s’agissait d’une justice expéditive ! Et dans le froid de l’hiver j’ai un petit froid dans le dos en pensant que cette «cour» était composée de tous les représentants de la nation !

 

Personne ne s’est levé à l’image de Voltaire qui dans l’affaire Calas, déclare : «Monsieur, je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire !».

 

Ainsi va la Québec ! Surtout pas de conflit et profitons de l’union qui fait la force.

 

Mais à bien y réfléchir, n’aurions-nous là connaissance que le la «partie émergée de l’iceberg ? »

 

Des questions se font jours, qui elles aussi resteront  sans réponse :

 

Là première : A qui profite le «crime» ? En 2000 ? Et en 2010 ?

Puis : dans quelles conditions s’est déroulé ensuite le scrutin ?

 

Mme Marois a raison de demander au Président du Parlement que pareil incident ne puisse se renouveler. IL y va de la santé morale de la Démocratie.

 

En attendant, et quelle que soit l’issue de tout ce débat, merci au Parti Québec Solidaire et à son Député d’avoir bonifié l’image des politiciens auprès des citoyens .

 

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