L'Homme québécois et son devenir

Réflexion de Dominique Pérès

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Dominique Pérès
Collaboration spéciale
JOURNAL QUÉBEC PRESSE
Montréal, le samedi 6 novembre 2010



La souveraineté? - À quel prix?




NDLR: La carrière professionnelle de Dominique Pérès a connu une fin tragique sous le gouvernement du Parti Québécois dans le "scandale des « PM2 » ex-fédéraux".

Une Française, Dominique Pérès, venue au Québec le cœur rempli d’espoir, se penche sur son séjour et porte témoignage de sa déception.
Dans ce journal électronique, « Journal Québecpresse », retrouvez les articles de cette saga !

 Question fondamentale : Quel est le prix de la Souveraineté ?

 La Souveraineté du Peuple ? Une grande majorité de québécois l’espère, car au sein du Canada, mosaïque de plusieurs civilisations (anglaise, irlandaise, amérindienne, française, etc.…) un vent de liberté sommeille !

Les cabanes à sucre, les chansonniers...


On la retrouve souvent encore, dans les cabanes à sucre, au travers des chansons quelquefois reprises en cœur, et, où le son des violons se mêle à celui des cuillères qui heurtent, en cadence, le bois de la grosse table.

Il y a là quelque chose qui rappelle l’esprit des pionniers, l’esprit des premiers français qui vinrent s’installer dans ce nouveau monde pour bâtir quelque chose de nouveau, quelque chose d’humain.
 
Gaiété et fraîcheur d'âme : humeur riante 

À table, le riche et le pauvre riaient ensemble, le soldat et le curé se souriaient.

Et dans cette atmosphère, de grands espoirs se firent jours !

Un vent de solidarité flottait derrière le drapeau à Lys !

On voulut faire alors, la Souveraineté par le peuple. Il fallait bien après le repas et la fête , labourer, semer, abattre des arbres, chasser les animaux.

Vivre enfin ! Un minimum de cohésion entre ces nouveaux Américains s’avéra nécessaire loin de la terre patrie, la France.
 
Il fallut organiser la vie politique. Mais les batailles de la plaine d’Abraham bousculèrent toutes les espérances. Et le Français se coloria d’un peu d’Anglais. 

 La souveraineté du peuple

Il fallait donc arriver au troisième stade : La Souveraineté pour le peuple. Et là les choses se compliquèrent !

Les québécois rentrèrent chez eux, dans leur petite maison, pour élever de grandes familles. On n’avait plus le temps de penser aux voisins.

Plus le temps puis plus le goût, puis plus l’envie, quand on a gagné un petit trésor, on veut conserver le plus longtemps possible les petits pains qu’on a eu tant de mal à fabriquer !  

 Que d'argent!

Hé!  Solidarité, compassion, tolérance, Valeurs naturelles des pionniers, qu’êtes-vous devenues ? Aujourd’hui, on n’entend plus parler que d’argent. Voici le maître mot.

L’argent régit le monde et pervertit tout élan du cœur ! Même la politique ! On entend réclamer actuellement la mise en place de commissions d’enquête sur les marchés de la construction !! On veut diminuer le nombre de fonctionnaires car la dette publique mettrait en cause l’équilibre budgétaire.

Or on sait très bien que les déficits finissent toujours par se combler, mais pas les dégâts humains qu’ils ont pu occasionner. Et dans tout cela que devient la notion de Service public ?

La notion de service AU public, de toute catégorie sociale ! 

Et pendant ce temps, le Président Américain Obama vient d’obtenir un grand succès de solidarité dont l’Histoire saura s’en souvenir !  

Certains Québécois voudraient prendre en mains, leur souveraineté ! Mais pour l’instant le peuple semble peu pressé d’adhérer à ce grand principe.

Il ne sent pas encore concerné par cet idéal ! Il se sent bien dans ce pays qui ne fait pas trop de vagues.

Pourquoi ?

La notion d'âme

A mon avis c’est la notion d’ÂME Québécoise qui serait défaillante. L’âme d’un peuple, la fierté d’un peuple de se déclarer Québécois, ne fait pas encore nécessité !!

Et ce n’est pas le Gouvernement fédéral qui va interférer au risque de mettre en cause ses pouvoirs. Il n’est que de constater en matière de géopolitique les flux socio-économiques canadiens !

Ces flux sont tous orientés dans le sens vertical, c'est-à-dire : province canadienne vers états USA. Ne faudrait-il pas mieux développer la cohésion canadienne en développant et privilégiant les relations intra-provinces ?

Et que dire des Sièges sociaux des grandes entreprises qui ont quitté Montréal pour s’installer en Ontario ! La Souveraineté ferait-elle peur ?

Alors ?

Aide-toi et le Ciel t’aidera !

 

Amère ? Non mais peut être qu’avec la proximité de ma retraite, j’ai senti un peu de nostalgie m’envahir et j’ai voulu jeter un regard en arrière sur mes 35 ans vécus au Québec.

35 ans teintés de bonheur, mais aussi d’amertume !

Ce pays où je serai arrivée, petite française, en 1975, à 25 ans, le cœur gonflé d’espoir et la tête pleine de grands espaces, de rivières, de beaux paysages !

Puis, dans les mois qui suivirent, j’eus l’honneur (alors que je n’avais rien sollicité) de figurer sur le journal « La Presse ».

À Rawdon, dans les Laurentides

En effet j’étais, disait-on, la première femme au Québec à occuper un emploi de Directrice Générale d’une Chambre de Commerce, en l’occurrence celle de Rawdon !

Je me sentais alors fière car il me semblait apporter ma petite pierre à la construction d’une nation en devenir !

Deux ans plus tard, en 1978, j’ai participé sur un projet fédéral confié à Action travail des femmes pour sensibiliser les employeurs à l’embauche de femmes dans les métiers non traditionnels.

S’en suivit un second projet celui de SANQUI (Service d’aide aux néo-Québécois et immigrants).

Enfin, en 1980, après avoir subi avec succès les épreuves du concours d’agent de projet à la DRHC du Gouvernement Fédéral, je faisais mon entrée à la fonction publique fédérale, en qualité de « professionnelle ».

La suite, vous la connaissez, avec 1998 et la fameuse Entente Canada-Québec qui me transféra, avec perte et fracas, au Ministère de l’Emploi et de la Solidarité Sociale du Québec !

 

Après avoir vécu les « Grandeurs et décadences Québécoises »  me revoici prête à songer à aller retrouver le pays que je n’aurai jamais du quitter, la France ! Et la boucle sera bouclée !

 

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