INTERVIEW DE M. ARNAUD-AARON UPINSKY

 

 

 

Par Isidore Grao le 15 octobre 2010

 

 

 

 

« 18° siècle : La France abandonne ses quelques arpents de neige du Québec

    20  siècle : Le Colbert remonte le Saint Laurent pour que Vive le Québec libre

    21  siècle : Deux grands Esprits, l’Un Québécois, l’Autre Français, se rencontrent pour décliner le thème Liberté ».

 

 

IG : Bonjour M. Upinsky, merci d’avoir bien  voulu accorder cette interview au journal Québec Presse.

       Tout d’abord, si vous le voulez bien, permettez aux lecteurs de faire votre connaissance.

-       Vous êtes écrivain, Président fondateur de l’Union Nationale des Ecrivains de France , mathématicien, épistémologue, titulaire d’une chaire d’épistémologiste en 1998, linguiste, expert en systèmes informatiques, historien des sciences, docteur en philosophie politique, auteur de livres et d’articles de référence. Selon l’expression consacrée, vous faîtes partie de l’intelligentsia française.

 

AU : J’espère représenter l’intelligence de la langue française, dans sa capacité visionnaire de clarté, de précision et de synthèse. Je me suis engagé dans les grands combats de société, et intellectuels depuis maintenant plus de trente ans. Je me suis toujours attaché à établir la vérité de langage sur l’épistémologie scientifique, les mathématiques, l’enseignement, la construction du langage politique, la liberté d’expression. Tout ceci m’amène actuellement à la bataille de Versailles, un combat culturel intégrant tous les autres. Je peux dire que, de tous les combats que j’ai menés jusqu’à ce jour, c’est celui qui rencontre la plus grande réactivité. En France, tout le monde reconnait aujourd’hui que ce combat, lancé il y a deux ans, est en train de gagner dans tous les médias dont près de 90% reconnaissent désormais le bien fondé de notre combat. Mais cela ne veut pas dire que c’est gagné. Par contre, cela signifie que le combat apolitique mené sur les vraies valeurs est le plus prometteur, d’une part en France à Versailles, d’autre part au Québec.

 

IG : Vous êtes donc un homme de combat, un défenseur de la culture française. Vous êtes aussi le Président de la Coordination Défense de Versailles. A ce titre, vous venez de cosigner une lettre ouverte avec M. Pierre Charie-Marsaines, Président d’honneur, Commandeur de la Légion d’honneur, adressée au Président de la République Française. Dans cette lettre vous dénoncez « le triomphe de la barbarie culturelle du modèle New-yorkais ».

 

AU : Il y a deux choses, d’une part cette lettre ouverte adressée au Président de la République Française, qui dénonce effectivement la barbarie culturelle du modèle New-Yorkais, et d’autre part, il y a notre Manifeste international de Versailles contre l’aliénation culturelle mondiale du métissage colonial New-yorkais. Ce qui est capital dans l’action actuelle, c’est la position de Versailles qui fait office de pivot mondial, obligé et nécessaire, pour la sacralisation de la création des fausses valeurs de l’art des marchés régnant à New-York. C’est Versailles qui est utilisée comme échelle de valeur de référence pour détruire notre civilisation dans son rapport à l’œuvre, à l’argent, à la beauté, disons même à la politique. Notre Manifeste s’adresse donc  à tous les peuples du monde entier pour qu’ils demandent la libération des grands appartements royaux, qui sont utilisés par le gouvernement français pour faire croire que le modèle New-yorkais serait le nec plus ultra, le nouveau modèle culturel qui devrait dominer le monde. Ce qui est totalement destructeur, c’est le procédé d’aliénation mondial  consistant à plaquer les codes new-yorkais sur toutes les cultures des peuples : sur le modèle de Murakami qui parasite l’iconographie des mangas japonais en les vidant de toute substance, de toute sensibilité, de toute l’histoire, de tout dialogue et de leurs âmes. Ce qui en fait un projet totalitaire qui simule la diversité. Notre combat de Résistance culturelle rencontre une très grande audience actuellement. Il est en train  de mettre en cause tout ce dont nous ne voulons plus en France, en terme de culture, en terme de gouvernance, en terme de mépris de la démocratie et de nos intérêts vitaux. Alors que, depuis trois siècles, Versailles est le symbole du modèle culturel européen qui a fait l’admiration du monde entier, maintenant Versailles est utilisé pour annuler le prestige de la France, au mépris de son peuple souverain et pour le triomphe de la barbarie culturelle imposée par New-York. Ce que nous disons, c’est que les peuples du monde entier doivent nous aider à libérer Versailles, car en libérant Versailles ils se libèreront eux-mêmes de cette hégémonie New-yorkaise dont personne ne veut plus !

Le premier pays ayant répondu à notre action, avant même que nous ne fassions notre Manifeste, c’est le Québec ! Voilà un signe prometteur pour l’avenir ! Le Québec est le premier peuple d’Amérique du nord, suivi par le Japon en Asie. A la Télévision de Tokyo, nous avons déclaré que « Murakami dans les grands appartements royaux, c’est un Hiroshima culturel » ! Les Japonais ont été extrêmement touchés. Ils ont appelé l’Ambassade de France pour s’excuser. Mais je considère qu’ils n’avaient pas à s’excuser car cela ne relevait pas de leur responsabilité. Pour eux, c’était leur manière de répondre et de montrer que notre Manifeste avait été compris. Nous remercions nos amis Québécois  et également les Japonais. Notre message commence à être entendu dans 42 pays sur les cinq continents. On a affaire à une guerre de représentation culturelle, à une guerre de civilisation mondiale qu’il faut absolument gagner !

 

IG : Dans ce contexte, quel rapport voyez-vous entre le défi de Versailles et celui du Québec ? 

 

AU : La réprobation universelle soulevée par l’exposition Murakami conduit à faire un parallèle entre la bataille du Québec et celle de Versailles pour la libération des Grands appartements royaux réclamée par le peuple français contre la volonté de son propre gouvernement qui met notre patrimoine le plus prestigieux au service d’intérêts culturels  étrangers et illégitimes, totalement négateurs de notre culture et de notre civilisation. De même, la bataille du Québec est une bataille de libération de l’emprise ou de l’inféodation au régime fédéral. Ce parallèle se voit de plusieurs manières. A Versailles, nous avons un scandale sur l’art, l’argent et la démocratie et, de même, dans la politique Québécoise nous avons de tels scandales touchant la culture, l’argent et sur la démocratie, dans leurs rapports au respect de l’identité Québécoise. Nous avons en France un gouvernement inféodé au modèle new-yorkais, et vous avez, en face, un gouvernement libéral inféodé au régime fédéral, à des intérêts qui ne sont pas ceux du Québec. Le «libéralisme» est le faux-nez du pouvoir de l’argent. C’est le faux-nez de la puissance financière anglo-saxonne. On rejoint là l’opposition entre le modèle français et le modèle anglo-saxon, les deux grands modèles qui s’affrontent depuis des siècles. Le scandale relevé est universel.

 

IG : Vous dites que le parallèle entre les deux défis, de Versailles et du Québec, découlent d’un affrontement quasi « ontologique », quels enseignement peut-on en tirer ?  

 

AU : En cherchant la raison pour laquelle un gouvernement, se présentant comme celui de la France, ne respecte pas le patrimoine français et la culture française, on découvre que la situation de la France est parallèle à celle du Québec, qui veut tout simplement vivre conformément à son identité et qui constate que, depuis des décennies, le gouvernement d’Ottawa ne joue pas le jeu de la réciprocité d’une manière équitable. Nous avons, nous aussi, un gouvernement libéral qui joue le jeu d’un modèle contraire au modèle politique, culturel et économique qu’exige nos intérêts vitaux. C’est un enjeu mondial, tant en France qu’au Québec. C’est un enjeu de vie ou de mort, c’est une lutte dure que nous avons à mener en France, et les français sont dans une situation de grande révolte parce qu’ils ont un système politique qui ne leur convient pas, qui ne va jamais dans leur sens et qui est massivement inféodé aux intérêts étrangers. Versailles rend ainsi visible cette imposture d’un gouvernement qui ne sert pas nos intérêts et qui lutte d’une manière déloyale.

Pour nous comme pour le Québec, le problème, c’est que nous avons un même genre d’« élites » inféodées à des intérêts étrangers. On a un d’un côté comme de l’autre un truquage des élections. Quelquefois, on a gagné, mais l’arbitre ne veut pas reconnaître notre victoire. Le référendum de 1995 a été gagné mais on n’a pas voulu le reconnaître. Ce n’est pas parce que les chiffres ont été truqués et que des moyens financiers énormes ont été mis en place, que le Québec n’a pas gagné ! En fait le Québec a gagné le référendum de 1995, il faut le proclamer hautement et en tirer les conclusions qui s’imposent pour le prochain référendum !

Il y a donc bien un parallèle entre la situation de la France et celle du Québec cherchant à se libérer, pour obtenir l’indépendance !

 

IG : Quel est selon vous le point de départ le plus important pour cette libération ?    

 

AU : Tout est langage. Dans ce jeu de dupes, entre deux modèles d’incompréhension, le point de départ de toute libération doit donc être celle de la libération du langage de tout ses trucages cachés pour retrouver l’arme du langage vrai. En France, nous avons d’abord voulu libérer le langage , et c’est notamment sur ce point du « déminage » que nous pouvons espérer apporter notre concours au Québec. Dans le référendum de 1995, il a sans doute manqué quelque chose d’essentiel, et c’est ce que la France peut apporter, une clarification par le langage, par la grille de lecture, de décryptage du modèle d’oppression par le langage. Ce que nous pouvons apporter c’est ce que l’on pourrait appeler l’appui de l’intelligence française. Car c’est sous le signe du langage que vous devez gagner, et nous ferons le maximum pour vous aider à y parvenir. Ce qui s’est passé à Versailles est passé par toute une théorisation de la situation qui nous tient prisonniers de nous-mêmes par le langage ! Au départ nous avions un homard absurde pendu dans les appartements royaux et nous nous sommes demandés comment  l’enlever. Et là nous avons été confrontés à un gouvernement ne voulant rien entendre, à des juges s’abstenant de faire leur travail, à des puissances d’argent ayant inféodé la presse à des personnes qui ne remplissent pas leur fonction parce qu’elles veulent gagner leur vie. On assista, sous couvert de libéralisme, à une collusion tyrannique entre l’art, l’argent, la politique et la presse. Le libéralisme c’est ce qui permet d’acheter des consciences  et c’est ce qui permet de faire taire tous ceux qui ne sont pas d’accords.

A Versailles, la libération du langage a fonctionné, maintenant les français sont massivement libérés sur la question de la culture. Nous avons bien dit qu’il s’agissait d’une guerre de civilisation, pas d’une simple exposition. Nous avons créé une Coordination avec des structures. Nous menons des actions judiciaires et Versailles est devenu le symbole de ce scandale international. On arrive à un tel point que la classe politique est totalement déconsidérée et ce, d’une manière très générale, parce que le peuple comprend fort bien qu’il y a là un simulacre de démocratie. Mais ce simulacre ne sert qu’un tout petit nombre d’intérêts. Nous sommes donc, en France, déterminés à retrouver notre fierté sur le patrimoine.

 J’ai bien compris qu’au Québec aussi, le jeu de ces puissances d’argent c’est de mépriser les gens, c’est d’être arrogant, de donner l’impression au peuple qu’il n’est rien, qu’il serait né « pour des petits pains ». Alors que le peuple détient toutes les richesses qui permettent à cette oligarchie de vivre. Mais cette oligarchie a les clefs du pouvoir qui sont dans la science du langage. On retrouve alors dramatiquement une expression tragique de Saint Just à la Révolution, anticipant Robespierre  « un peuple n’a pas de pire ennemi, que son gouvernement ».

 

IG : Si les clefs du pouvoir, et donc de la libération, sont dans le langage, quelle grille de lecture voyez-vous pour le Québec ?    

 

AU : Aristote s’intéressait à la nature des choses. Le point stratégique crucial dans cette bataille qui s’annonce, c’est qu’en fait, nous avons deux modèles culturels qui s’affrontent résultant de deux natures des choses. Le comprendre est essentiel, parce que ces deux modèles culturels indiquent les forces et les faiblesses de chaque camp. On a d’un coté le modèle français et de l’autre coté le modèle anglo-saxon. Je ne voudrais pas revenir à la guerre de «cent ans», mais la clef de toute politique est dans la méditation de l’histoire. On comprend très bien pourquoi le Québec n’a pas gagné en 1995 ( « officiellement » alors qu’il avait gagné dans les faits), et comment il doit gagner en 2012. D’un coté, il y a un modèle français qui n’est pas assimilable,  on le voit très bien avec l’histoire des Acadiens, avec celle des Québécois, sans argent, sans presse, lesquels dépendent en majorité du Canada. Toute la presse est inféodée par ce phénomène. Le peuple résiste parce que l’on touche à des problèmes ontologiques. La culture française n’est pas soluble dans la culture anglo-saxonne, ce sont deux modèles opposés. Alors d’un côté, il y a les réalistes du modèle français, des créateurs, des artisans, que l’on retrouve au plan intellectuel, économique, financier, religieux, au plan politique. De l’autre côté on a le modèle anglo-saxon qui, on est obligé de le dire, est nominaliste, mercantile, spéculatif, manipulateur, moralisateur, dominateur. On l’a vu dans les expulsions de l’Acadie, dans l’envahissement de toute l’Amérique du Nord, avec un modèle  de fonctionnement qui est un modèle prédateur, qui est le modèle au cœur de la crise internationale financière, de la folie financière. On retrouve ce côté arrogant, ce côté parasitaire, ce côté de scandale financier, sans jamais d’excuses d’ailleurs, anti-démocratique, ce système des lobbys qui se recommandent toujours de la morale pour la violer. Les forces et les faiblesses ? D’un côté, le modèle français est assez naïf, il croit à la vérité des mots : lorsque quelqu’un parle, il se dit a priori « c’est quelqu’un qui dit la vérité». Tandis qu’en face, vous avez la tricherie de celui qui croit au pouvoir des mots ! C’est l’histoire du corbeau et du renard de La Fontaine, voire du loup et de l’agneau..

L’homme qui a très bien décrit ce système, c’est Tocqueville dans son ouvrage prophétique « De la démocratie en Amérique », lorsqu’il explique que les Amérindiens vont disparaitre et lorsqu’il nous annonce comment ils vont être remplacés par des noirs réduits en l’esclavage ! Cela est une chose cachée, très bien décrite dans le système libéral avec le beau mot d’anti-esclavagisme devant, mais qui, derrière, a toujours  des visées financières. Si l’on veut bien comprendre ce qui se passe au Québec, avec le fédéralisme, il faut regarder dans les livres de comptes et les écritures financières ! Qui contrôle la presse ? Qui contrôle la finance ? Qui contrôle la politique ? Il n’est pas difficile d’établir des liens entre le pouvoir politique, le pouvoir financier, et on arrive à la déclaration libératrice du Général De Gaulle. Donc il y a bien deux modèles, celui  de l’hégémonie culturelle française et européenne, rayonnante, dont la France a représenté le modèle pendant trois siècles et de l’autre côté l’hégémonie culturelle New-yorkaise, aliénante.

 

IG : Comment cette grille de lecture des modèles s’applique-t-elle à Versailles et au Québec ?    

 

AU : Elle nous a conduit au fameux Manifeste international de Versailles pour montrer que sous le nom usurpé d’art contemporain, il ne s’agissait pas d’une exposition d’art d’aujourd’hui mais de l’art New-yorkais se résumant en trois phrases : la première, c’est Marcel Duchamp disant « je voudrais faire du parasitisme, un des Beaux-Arts », la seconde d’Andy Warhol déclarant que « le summum de l’art, c’est de faire du fric !» la troisième enfin de Martial Raysse prétendant que « la beauté, c’est du mauvais goût». Là, nous retrouvons les trois axes du modèle new-yorkais : d’abord le parasitisme, ensuite la négation de l’œuvre, enfin le mépris des beaux-arts européens ou mondiaux. L’art se doit d’être désintéressé. L’art traduit une identité commune.  Dire que l’art c’est faire du fric, c’est le summum de la barbarie, c’est dire que l’argent doit être au service de l’art et la beauté aux ordres du mauvais gout ! Telle est la bible de Wall Street préférant détruire ce qu’il ne peut posséder… ! Donc on a deux modèles qui légitiment l’indépendance du Québec. C'est-à-dire que les Québécois sont des héros et ça se voit ! Ils sont solides, ils ont un certain flegme, celui de ceux qui ont toujours été dans leur liberté, tout en étant pris par des enjeux politiques, économiques et autres. Ils ont survécu à tout ce qui aurait dû les réduire à néant, ce ne sont pas des «petits pains» mais des héros ! Leur légitimité elle est avant tout culturelle, avant d’être économique ( elle l’est, mais ils l’ignorent  ! ) et de devenir pleinement politique par l’indépendance.

 

IG : Et alors ?     

 

AU : La politique n’est que la déclinaison d’une culture ! C'est-à-dire que lorsque vous avez un corps structuré il doit être représenté par une tête politique, un corps sans tête ne va pas loin ! C’est l’inquiétude que l’on retrouve chez M. Bernard  Landry, Ancien Premier Ministre du Québec. C’est effectivement cette assimilation, cette destruction, on ne peut que les admirer, ces Québécois, d’avoir si longtemps résisté devant les farces et attrapes du fédéralisme qui n’a qu’un but finalement, c’est d’assimiler, de suborner, et je dirais même de tirer des revenus du Québec en faisant une péréquation financière qui est toujours à l’avantage des mêmes. Alors à partir de cela, ce n’est même plus la peine d’écouter ce que disent les libéraux. Les libéraux ont de beaux mots, c’est leur culture, mais c’est toujours le pouvoir financier qui est derrière. Le pouvoir financier est anglo-saxon donc on retrouve les bénéfices qu’en retirent les anglophones. Il s’agit d’une grille de lecture cachée. Il ne faut pas, à mon avis, aller beaucoup plus loin pour savoir ce que les ennemis de l’indépendance vont mettre en œuvre.

IG : Que voulez-vous dire par là ?     

AU : Ce qu’ils feront dépend de la valeur du Québec à leurs yeux. Sur la façade atlantique, la position du Québec est stratégique, elle est extrêmement importante à tous égards. C’est, par surcroît, la dernière présence de la culture française en Amérique du nord, et comme le modèle anglo-saxon ne connait pas de frein, c'est le « plus, toujours plus» à attendre.  Ils sont impitoyables comme ils l’ont montré avec les Amérindiens. Tocqueville disait que « Si on ne les arrête pas, ils iront jusqu’au bout  de l’aliénation totale». Le Manifeste que nous avons fait sur le procédé d’aliénation mondiale de toutes les cultures déclare qu’il appartient aux peuples du monde entier d’empêcher leur destruction par le modèle New-yorkais qui prend la forme des cultures qu’il veut coloniser, qui épargne le corps pour mieux détruire l’âme et toutes les valeurs. La France qui a toujours été en première ligne dans ce genre de combat est à nouveau en première ligne avec Versailles. Le Québec, lui aussi, est évidemment en première ligne, car ce qui est visé ce n’est pas une simple indépendance, c’est bien plus important que l’existence physique. Vous connaissez la phrase « Méfiez-vous plus de ceux qui détruisent les âmes que de ceux qui détruisent les corps ». L’accessoire masque souvent l’essentiel. Derrière les questions d’écoles, de budgets, d’économie, se cache, en réalité, une guerre de Civilisation entre deux modèles avec des valeurs et des contre-valeurs opposées. On ne peut pas considérer que le modèle New-yorkais représente de vraies valeurs. Le fait que les Japonais aient répondu à notre appel montre bien que l’universel rejet de ce modèle, comme le dit bien légèrement M. Sarkozy et d’autres intéressés, est à l’inverse d’une fermeture. Notre combat s’étend dans le monde entier et c’est au contraire le libéralisme qui se ferme par ses contre-valeurs. On voit d’ailleurs se dessiner un axe de Résistance avec la Suisse qui est une véritable démocratie, avec les Français opprimés par un gouvernement qui ne représente pas leurs valeurs et, surtout, par le symbole dévalorisant d’un Président de la République qui n’aime ni le vin français, ni la langue, ni le patrimoine et qui, au contraire, met notre patrimoine le plus prestigieux au service de l’étranger. Et puis vous avez un nombre croissant de pays qui s’intéressent comme nous au même combat de Résistance culturelle,  celui  «d’être ou de disparaitre». Tous nos musées sont envahis par la négation des valeurs. Tout le monde le voit. La Chine échappe, par ses techniques préservées, à cette aliénation de l’art l’Ouest, et c’est pour toutes ces raisons que nous avons fait ce Manifeste.

 Il y a aussi d’autres éléments qui incitent à la comparaison entre ce combat de Versailles et celui du Québec, et c’est normal car il s’agit du combat sur l’identité culturelle à la française que le monde entier nous envie : l’art de vivre, le savoir faire des artisans, l’élégance à la française, la gastronomie. Enfin tout un ensemble de choses que le monde entier vient voir chez nous, en France encore première destination touristique au monde.  

IG : Dans ces conditions, par où commencer ?      

AU : Dans cette action on pourrait parler de ce qu’a fait M. René Levesque avec sa fameuse «  option Québec », tout ce langage qui est à la base des conversations que j’ai eues avec des Québécois. On retrouve un point fort du modèle français : il faut se battre sur les idées, élever le niveau, montrer qu’il s’agit d’un combat essentiel de Civilisation. Et là nous retrouvons le déclic déclencheur de l’appel du Général De Gaulle qui a réveillé la nature de héros des Québécois en prononçant son célèbre «Vive le Québec libre ! ». On retrouve cette idée de l’appel du 18 Juin dans lequel le Général De Gaulle disait que nous avons perdu «  Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. ». Les Québécois doivent absolument rester dans cette ligne tracée par René Lévesque à la suite de l’appel du Général De Gaulle. C'est-à-dire élever le niveau de combattivité. C’est un combat de civilisation. Le Québec veut garder son être, son identité. Il participe ainsi à un combat planétaire. On ne veut plus de ce modèle issu de la finance internationale où il est question de l’argent partout. En face du Québec, c’est là le danger, nous avons les puissances, les puissances d’argent, les puissances du truquage et du langage, des truquages des élections. Et la gravité de ce trucage peut être négligé par une certaine honnêteté, une naïveté à la française qui croit à la vérité des mots alors que les anglo-saxons croient au pouvoir des mots, c’est l’éternelle fable du loup et de l’agneau. Il faut penser qu’on a affaire à un renard et s’adapter en conséquence. On va vers un combat très dur car nous allons contre des gens qui sourient mais derrière ces sourires se cachent des dents acérées, le fameux sourire cannibale dont témoignent les œuvres de Murakami ! Dans un tel combat il ne faut se faire aucune illusion, nulle naïveté, mais avoir une détermination à la Pitt ou à la Churchill qui élèvent le débat en subordonnant le matériel au spirituel !

IG : La détermination et le spirituel ?       

AU : Au Québec comme à Versailles, le problème est intellectuel à ressort spirituel. C’est de la compréhension de l’essence emblématique du combat que naissent la détermination, l’enthousiasme, la volonté : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » (Churchill) . Ce qui rend l’indépendance du Québec emblématique, c’est qu’elle représente un combat à l’antique, à maints égards ! Le Québec est le dernier témoin de la Nouvelle France qui s’étendait sur l’ensemble des territoires de l’Amérique du Nord, de l’embouchure du Sant Laurent jusqu’au delta du Mississipi. C’est en Amérique que les rôles se sont inversés, entre le modèle français et le modèle anglo-saxon et par l’abandon de Louis XV. C’est pourquoi les Québécois se sentent abandonnés, et se sentent humiliés. Quand on est dans cette situation là, on a tendance à se sous-estimer. Ce qui est extraordinaire  dans l’exploit héroïques des Québécois et des Acadiens, c’est de rester soi-même, dans un milieu hostile et qui veut vous dévorer. On peut dire que le Québec est le dernier phare d’une présence organique de la France, de son modèle, de sa langue et de son modèle de culture. Cet héritage historique confère au Québec des droits et des devoirs à une mission Civilisatrice unique en son genre. J’allais presque dire sur toute l’Amérique du nord, pour rappeler que les Etats-Unis ne sont pas toute l’Amérique, loin de là. Ce qu’il faut dire aux Québécois, c’est qu’« En 1995, vous avez gagné et non perdu, car vous auriez gagné sans les truquages et vous seriez déjà indépendants ».  L’enjeu du prochain référendum, c’est « être ou ne pas être ». Entre l’être et le néant, on ne peut pas dire «50 contre 50 », c’est absurde, l’être est une unité, pas une fraction ! L’histoire du Québec est une histoire tragique de survie, emblématique pour la survie de la Civilisation qui est menacée dans le monde entier par ce modèle anglo-saxon qui veut tout l’espace pour lui seul, à l’image de la ruée vers l’Ouest décrite par Tocqueville, repoussant sans cesse la famine, la misère et la mort des Amérindiens, avec des traités de paix en bonne et due forme… qu’ils n’ont jamais compris.

IG : Vous en revenez à la question de l’intelligence des règles du jeu.        

AU : Il y a deux siècles à peine, les Etats-Unis n’étaient rien et la France était tout, la Chine de l’Occident. L’inversion totale des rôles en si peu de temps ne peut s’expliquer que par une intelligence secrète des choses d’un côté, un étonnant aveuglement de l’autre. A l’école de cette inversion de suprématie dont l’inconscience de la France du XVIIIème siècle est à l’origine et dont la phase culturelle actuelle n’est qu’un aboutissement, nous avons beaucoup appris. Ce que nous pouvons espérer apporter,  ce sont les puissances de l’esprit, les forces morales qui sont nées de cette épreuve en cours. Nous pouvons vous aider et il semble que cela commence à bouger. Il s’agit des forces de l’esprit devant lesquelles il faut s’incliner ! Napoléon disait : « Entre le glaive et l’esprit, c’est toujours l’esprit qui finit par l’emporter ! ». Il aurait pu parler de finances et des médias ! Mais ce sont les puissances de l’esprit devant lequel les médias reculent. Donc «Etre ou ne pas être», au vu des ces faits historiques et de ces principes universels, du destin politique du Québec, telle est la question qui pointe. Donc le devoir du Québec est de devenir souverain et de cesser d’être assujetti, à plus ou moins brève échéance. Mais il y a la réciproque. La France culturelle a besoin du Québec, et le Québec a besoin de la France. Les Québécois ne sont pas des «petits pains», ils ont montré par leur action qu’ils étaient des héros. Aujourd’hui, le héros est celui qui reste lui-même et qui ne se laisse pas corrompre pas par les puissances d’argent. Nous, ce que nous allons faire, c’est mobiliser en faveur du Québec et de sa Liberté. Comme tout est langage nous espérons contribuer à cette belle victoire.

Dans l’ordre des facteurs,  certains disent au Québécois qu’il faut d’abord reprendre le pouvoir, régler les problèmes et ensuite, seulement, lancer le référendum. C’est exactement l’inverse, avec un tel raisonnement nul pays n’aurait jamais gagné son indépendance. C’est le message du référendum qui est la locomotive, il est le programme de la prise du pouvoir et de l’indépendance qui seule peut régler les problèmes de fond dont dépendent tous les autres..

 

IG : Oui, mais le Parti Liberal avec Jean Charest, au pouvoir, ne voudra jamais mettre en place une logistique pour ce référendum sur le thème de l’indépendance du Québec.

 

AU : Certainement, mais il me semble assuré que le programme de la reprise du pouvoir, doit être la même chose que celui du référendum qui ne pourra être organisé qu’après. Mais l’essentiel c’est déjà d’être indépendant dans les textes, de créer l’indépendance dans les esprits et que les gens, de plus en plus, aient envie de donner le pouvoir au Parti Québécois parce que c’est ce parti qui va leur donner l’indépendance. On prend le pouvoir sur un programme d’indépendance apportant les solutions et la dignité et après on fonce sur le référendum. C’est très important parce que dans l’esprit de certains qui disent vouloir l’indépendance on entend dire : « Ne parlons pas tout de suite de l’indépendance parce que cela va gêner notre prise de pouvoir». Je pense qu’il y a un contresens. Gouverner c’est prévoir ! En fait, la victoire dans les 18 mois soulèvera déjà la question du référendum donc de l’indépendance. Il y aura le « pour ou contre » l’indépendance, et si le peuple Québécois est convaincu de l’indépendance, il élira ceux qui veulent l’indépendance. Le programme, à mon avis, doit être « Pour ou contre l’indépendance, avec tout ce qui en découle ». Ce qui se passe actuellement montre déjà que le critère des prochaines élections sera « pour ou contre » l’indépendance. Ai-je bien compris le contexte politique actuel du Québec ?

 

IG : Oui, le seul problème de l’évolution réside dans la faisabilité de la mise en place de ce nouveau référendum, et tant que le Parti Libéral sera au pouvoir, la chose ne pourra pas se faire, à mon avis.

 

AU : Oui, et c’est la raison pour laquelle l’idéal de l’indépendance est le levier devant permettre de prendre le pouvoir au parti libéral. Le Parti Libéral, c’est le parti des puissances d’argent qui se servent sans servir. Le Parti Liberal est un «faux-nez», cela n’a rien à voir avec la liberté. C’est l’hypocrisie de Tartuffe qui met le mot liberté pour asservir les gens, par des médias achetés par des puissances d’argent, par des hommes politiques qui peuvent être corrompus. Je pense qu’il faudrait dire que le Parti Libéral n’a rien à voir avec la liberté, c'est-à-dire l’indépendance et tous les profits qui en résulteront. Le véritable Parti Libéral, au sens du mot liberté, c’est le parti Québécois. Le mot « libéral » est un mot très trompeur. En France c’est la même chose. En France, on est opprimé par les impôts, on n’a rien le droit de dire, même pas d’aller voir le château de Versailles pour ce qu’il est, ceci au nom du libéralisme... Nous avons fini par comprendre que le mot libéralisme, c’était l’esclavage dans les faits ! C’est une domination par un petit nombre qui s’en met « plein les poches ». M. Sarkozy a porté le budget de l’Elysée à 100 millions d’euros, alors que du temps de son prédécesseur, M. Chirac, il n’était que de 31 millions ! Ainsi le libéralisme, c’est dire aux gens qu’ils doivent se priver, et soi-même gagner de plus en plus d’argent à leurs dépens. Socialiser les coûts et privatiser les bénéfices, est leur devise.

 

IG : Toutes vos déclarations sont très intéressantes et je crois que le journal Québec Presse se fera un devoir de diffuser cette interview auprès de toutes les autres salles de rédaction.

 

AU : J’ai surtout parlé avec le cœur, le spectacle de l’oppression arrogante de Tartuffe, sous le masque de l’hypocrisie, est insupportable !

 

IG : Mais c’était l’objet de ma question «Vous menez des batailles à la mesure de l’Homme, de l’Humain ! »

 

AU : Ce qui m’a beaucoup frappé dans le combat culturel - car je me suis beaucoup battu, sur la scolarité, sur l’intelligence, sur la défense de la langue, de la déontologie scientifique, sur la préservation de notre liberté d’expression, c’est la difficulté de mobiliser sur ces sujets car les gens n’y voient pas l’imposture, la destruction des valeurs. Tandis qu’avec l’agression contre notre culture tout le monde voit, car Versailles permet de rendre l’injustice visible. C’est ce qui renforce l’importance du culturel, c’est la manière de vivre à laquelle ont tient farouchement, de même que les Québécois ne supportent pas de ne pas parler leur langue. On peut voler des gens, on peut les tromper mais quand on commence à toucher à leur manière de parler, à leur manière de voir, de sentir, de manger et, visiblement, à leur croyance religieuse, tout à coup tout se met à bouger !

 

IG : L’avenir politique du Québec fait donc partie de vos préoccupations, puisque vous vous dites prêt à rédiger un Manifeste en faveur de la souveraineté du Québec. Qu’en est-il ?

 

AU : A titre personnel, j’ai des liens assez lointains avec le Québec. C'est-à-dire que des personnes de ma famille ont vécu au Québec et ce à diverses époques. Mais j’avoue que le déclic est culturel, c’est depuis ce combat sur Versailles et la réponse du Québec, encore plus. Je connaissais l’histoire du Québec, c’est une histoire dramatique et héroïque. J’ai toujours été proche du Québec par l’histoire, par ce drame, mais c’était loin et puis j’étais très occupé par ailleurs. Depuis le début de ce combat, depuis la réponse chaleureuse du Québec, et du Journal Québec Presse, effectivement je suis décidé à m’engager et avec mes amis et nos alliés pour favoriser autant que possible l’indépendance du Québec.

 

IG : Avez-vous fait paraitre sur Wikipédia une notice vous concernant car il est certain que les Québécois voudront vous connaitre davantage, des la parution de cette interview ?

 

AU : Pour l’instant je suis assez réservé sur ce site, mais j’y réfléchirai !

 

IG : Avez-vous songé à rencontrer des Responsables du Parti Québécois ?

 

AU : Oui, à la suite des échanges que nous avons eu avec nos amis Québécois sur Versailles et l’actualité de Versailles et de ce combat avec le Québec. Je devrais rencontrer prochainement, M. Bernard Landry, Ancien Premier Ministre du Québec.

 

IG : Que pensez-vous de l’attitude et des déclarations  du Président Français, M. Sarkozy, qui,  il y a quelques mois a profondément choqué les indépendantistes Québécois en employant à leurs égards les mots de « sectaire, détestations, et d’enfermement sur soi » ?

 

AU : Je pense que c’est passablement scandaleux, mais cela ne me surprend pas dans la mesure où il a la même attitude vis-à-vis des français, en ce qui concerne leur patrimoine de Versailles en prétendant que ceux qui ne sont pas d’accords avec cette hégémonie anglo-saxonne ou New-yorkaise à Versailles, ne seraient pas « ouverts », n’auraient pas l’esprit qu’il faut ! Mais en fait, c’est exactement l’inverse. Ce sont les Québécois qui sont ouverts, car défendre son identité, défendre son rayonnement, se battre pour conquérir sa liberté, c’est ça l’ouverture d’esprit ! Répéter servilement des stéréotype neworkais, c’est ça l’esprit borné et l’esclavage. Pour prendre l’exemple de Versailles, c’est le règne du Roi-Soleil, c’est le rayonnement  du génie français. Ce n’est pas un art à bulles, un art sans âme. M. Aillagon, le Président de Versailles, a avoué que l’art new-yorkais d’enfermement avait besoin de Versailles pour sortir de son ghetto, pour vivre, que sinon il était mort ! C’est donc exactement le contraire, de même, c’est le monde qui a besoin du Québec  comme le monde entier a besoin de Versailles, ce que montrer les dix millions de visiteurs venant voir le château tous les ans, et non pas l’inverse.

Je pense que le Président de la République française, fasciné par la culture bling bling de New-York, est mal qualifié pour adopter une attitude arrogante et méprisante vis-à-vis de nos amis de toujours, les Québécois, qui ont surmonté tant de drames et d’épreuves incroyables pour conserver leur identité, pour garder le drapeau et la culture française sur le continent américain. C’est tout à fait déplaisant, mais c’est hélas tout à l’image d’un Président qui ne cache pas qu’il n’aime pas le vin français, qu’il n’aime pas la culture française, qu’il n’aime pas la littérature ; qui met Versailles au service d’intérêts culturels étrangers, au profit de New-York mais aux frais des contribuables français ; qui se sert abondamment de ce que fait la France, pour son propre service en multipliant par plus de trois les frais de l’Elysée ; qui, par surcroît, accapare en plus « La Lanterne », la résidence de délassement des Premiers Ministres… à Versailles.

 

IG : Il semblerait qu’un phénomène nouveau ait surgi au début de l’été 2010, au travers de cette notion de souveraineté. Dans les années précédentes, on utilisait ce mot avec une certaine réserve. Subitement depuis juin 2010, les choses se sont accélérées. On a vu d’abord la Jeunesse Québécoise réagir pour la première fois en mettant en place des forums sur l’identité et sur le référendum. Puis, Mme Pauline Marois, Chef du PQ, est venu en France dernièrement rencontrer Jean-François Coppé, Haut Responsable de l’UMP (parti du pouvoir) et Mme Martine Aubry, Secrétaire Générale du Parti Socialiste, les leaders des deux plus grands partis politiques français. Est-ce que vous croyez que les choses sont en train de s’accélérer ?

 

AU : Oui. Pour faire la transition avec les questions précédentes, de même que la victoire pour le référendum en 1995 a été volée à 0,5% des voix près, de même que les français ont voté contre le traité constitutionnel Européen à 54 %  - mais que le Président Sarkozy a continué, contrairement à la volonté du peuple français et donc anti- démocratiquement comme à Versailles - ; de même, il faut noter que les peuples du monde entier restent attachés à leur culture tout particulièrement les pauvres, pourrais-je dire, parce que les riches peuvent se distraire tandis que les pauvres ont absolument besoin d’une culture pour exister. Ils ont besoin d’une indépendance, ils ont besoin d’une fierté parce qu’ils ne sont pas internationaux, peut-on dire. Ils sont l’honneur de leur pays et effectivement, en France, nous ayons quelque chose de semblable. Certes le divorce croissant entre le peuple et ses dirigeants, dont Versailles devient le symbole culturel, peut perdurer. Mais actuellement on note une très forte poussée montrant que les français veulent à nouveau retrouver leur identité et leur liberté. Sur ce que nous vivons à Versailles, avec étonnement par certains côtés, nous constatons maintenant que nous sommes suivis par tout le monde y compris par certains hommes politiques dont on ne s’attendrait pas à ce genre de déclaration. On peut dire que l’oppression culturelle est un déni de démocratie. Le déni de la vérité et de justice nous conduisent aujourd’hui à dynamiser un mouvement inverse qui prend une ampleur internationale, notamment sous l’aiguillon de l’aliénation mondiale du modèle culturel newyorkais qui rend la barbarie visible. Nous avons tout lieu de penser que ce mouvement de Résistance culturelle internationale pourra nous conduire en France à la libération des « Grands appartements royaux » de Versailles puis à l’ensemble de la culture française et, en parallèle, au Québec, à cette poussée irrésistible devant conduire prochainement à la souveraineté et à l’indépendance.

 

 

.

 




______________________________

Écrivez-nous: Questions, suggestions, commentaires? journal@lavoixdecartier.com
______________________________
Isidore Grao, La Voix De Cartier ©2011 Tous droits réservés.
Le contenu du site web (« le site web et le journal »), incluant les textes, les graphiques et le code source (« le matériel »), est protégé par des lois Française et étrangères sur le droit d'auteur et la propriété intellectuelle.