EN  ACADIE  SUR  L’ILE  SAINT  JEAN  AVEC  LE  PERE  MELVIN  DOUCETTE

< UN HOMME SE PENCHE  SUR  LA  MISERE  HUMAINE>

Description: iLovePeres:Documents:LaVoixDeCartier Site web:new site:Page 3:Articles & photos:2010-09-24 Interview du Pere Melvin Doucette Photo 8.jpg

Interview réalisée par Isidore Grao 24-09-10

IG : Bonjour Mon Père

MD : Bonjour. Soyez le bienvenu.

IG : J’ai fait votre connaissance, en lisant, sur le web, votre biographie. Comment avez-vous reçu cet appel à Dieu ?

MD : J’avais presque douze ans, et j’habitais avec mes parents sur l’Ile du Prince Edouard. C’était un dimanche. Le matin nous avions été à la messe. L’après-midi je décide d’aller visiter un ami. Sur le chemin du retour, je traverse un bois. Il devait être 17 heures. Quand tout à coup j’entends quelqu’un m’appeler : «  Melvin ! ». Je me retourne intrigué, je regarde autour de moi : Personne ! Je reprends mon chemin et la voix se fait plus insistante : « Melvin, Melvin ». Je demande alors à voix haute : « C’est qui qui m’appelle ? » la voix me répond « C’est moi, c’est Jésus, un jour tu seras prêtre », puis plus rien ! A ce moment-là, je fus convaincu qu’un jour je recevrais la prêtrise. A tout jamais ces paroles sont restées gravées dans mon cœur ! Je ne les ai jamais oubliées ! Mais, dès lors, je connaissais la finalité de ma vie.

IG : Vous êtes natif d’une Province anglophone ?

MD : Nous, les Acadiens, nous appelons cette région  l’Acadie. Ce sont les français qui au début du 16 ième siècle ont découvert cette île, l’Ile du Prince Edouard, ou encore la Nouvelle Ecosse. Les Français vont demeurer là près de deux siècles. Les premiers « Doucette » sont arrivées en Acadie en 1632. Ils venaient d’une région du centre de la France dénommée le Poitou. Le commandant des forces françaises, s’appelait « Sieur De La Verdure », c’était un noble. C’était un des premiers « Doucette ». Il était marié, mais probablement avec une native du pays. On n’a jamais pu trouver le nom de sa femme. Ils ont eu 4 enfants, trois garçons et une fille. C’est par eux que la famille Doucette actuelle trouve son origine.

En 1758, tous les français de l’Ile du Prince Edouard ont été expulsés. A  l’ origine cette île s’appelait « l’île Saint Jean « c’est le nom que lui avait donné Jacques Cartier à sa découverte qui avait eu lieu le 24 juin 1534 et qui correspond à la fête de Saint Jean Baptiste.

IG : Donc à 12 ans, vous recevez cet appel de Jésus et ensuite quel a été votre cheminement de vie jusqu’à la prêtrise ?

MD : Je demeurais chez mes parents. Mes parents ont eu 12 enfants. Nous étions une famille priante. Nous priions tous les jours après le souper du soir. Nous allions à la messe tous les dimanches, et quelquefois aussi en semaine. J’ai fait mes études tout près de chez moi, des grades 1 à 9, puis, à une école distante de 4 kilomètres de chez moi où j’y allais en bicyclette  pour les grades 9 et 10 et enfin pour les grades 11 et 12 à l’école secondaire de Tignish. Les études se déroulaient très bien, car j’ai même fini second de ma classe à l’école secondaire de Tignish. Après cela, j’ai passé un an et demi à Montréal et suis ensuite entré à l’université

D’Edmonton. Il s’agit d’une université catholique où j’ai rencontré pour la première fois  « les  Pères blancs ». Un Père blanc était venu nous rencontrer à l’université pour nous parler de l’Afrique. Ce jour-là, ma destinée s’est tracée. J’ai écrit aux Pères blancs qui m’ont accepté parmi eux, et ils m’ont fait changer d’université pour celle de New-York. J’ai fait ma philosophie, puis mon noviciat en Pennsylvanie. Les Pères blancs m’ont envoyé ensuite à Londres pour ma théologie. J’ai été ordonné prêtre à l’Ile du Prince Edouard dans ma paroisse où j’ai été baptisé, fait ma première communion, puis ma confirmation. J’ai été ordonné prêtre en cette église  par l’Evêque de Charlottetown, le 22 juin 1968 (une date que je n’oublierai jamais). Et au mois d’août de la même année, je partais pour l’Afrique.

IG : A quel séminaire étiez-vous inscrit ?

MD : J’ai fait mon séminaire à Londres. Et comme l’été, on ne pouvait pas revenir au Canada, nos supérieurs nous ont donc autorisés  à voyager. C’est ainsi que j’ai passé tout un été en France. J’ai fait le tour de France de Paris en passant par Dijon, Lyon, Châteauneuf des papes, Marseille, Toulouse et Paris. J’ai donc passé deux mois et demi en France. A un certain moment de ce périple, j’ai aussi séjourné  deux semaines dans la région du Massif Central où un français, collègue d’études à Londres m’avait invité dans son domicile. Je ne me souviens plus du nom du village. Ah ! Il faut aussi préciser que je me suis rendu à Lourdes.

IG : Et ensuite vous êtes arrivé en Afrique ! Avez-vous connu,  là-bas des problèmes de communication par rapport à la langue ? Dans quelle langue vous exprimiez-vous ?

MD : Chez nous, nous parlions en français. Jusqu’à l’âge de 7 ans, je ne parlais pas un mot d’anglais. Mes parents étaient des Acadiens et parlaient uniquement le français.

IG : Et pourtant votre accent à de fortes intonations d’Anglais ?

MD : Après 29 ans d’Afrique, et mes études en Anglais, tous les accents se sont mélangés dans mon parlé. J’ai donc passé dans un pays d’Afrique de l’Est, le Kenya, 29 ans de ma vie et 6 mois ensuite, au Kenya.

IG : A cette époque ces pays étaient calmes, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ?

MD : La Zambie est un pays calme, il n’y a jamais eu de guerre.

IG : Et comment se manifestait la coexistence avec ces peuples africains ?

MD : Moi, j’ai été très bien accepté par les Africains en l’occurrence les < Mimïambes>, du nom de leur tribu. La première des choses que nous faisions en arrivant dans un nouveau pays, c’est d’apprendre la langue. Donc pendant 6 mois, je suis allé apprendre leur langue, apprendre 10 mots nouveaux chaque jour. Je me souviens que le vendredi, nous avions déjà oublié les mots du lundi. Ce n’était pas facile. Mais au bout de 2 ans, je parlais comme les Africains.

IG : Et comment acceptaient-ils le message de Dieu que vous étiez venu leur délivrer ?

MD : Les Africains connaissent Dieu, sans l’aide des missionnaires. Ils ont toujours eu la foi en Dieu. Ils vous déclarent < Oui, on sait qu’il y a un Dieu créateur du ciel et de la terre. Mais ils n’avaient jamais entendu parler de Jésus. Les précédents missionnaires, avant moi, leur avaient prêché la foi. Chez les Mimïambes, aujourd’hui ils sont plus d’un million et 80 % d’entre eux, sont catholiques.

IG : Etes-vous retourné en Afrique ?

MD : Non, je n’y suis pas retourne. Je n’ai jamais eu l’occasion d’y retourner. Mais j’ai conservé quelques amitiés avec qui j’entretiens une correspondance  par courriels, la plupart du temps.

IG : Je voudrais savoir comment avez-vous reçu le don de guérison que l’on vous reconnait. Il faut reconnaître que vous êtes un prêtre hors du commun ?

MD : Mais ce n’est à cause de moi, c’est le Ciel qui choisit les personnes. J’ai été choisi certainement parce que je suis le plus pauvre des prêtres, et puis aussi parce que Marie l’a voulu ainsi.

IG : Et quel a été son premier message ?

MD : <  Je suis la Dame de l’Ile du Prince Edouard et je viens te demander de construire mon sanctuaire>. Elle m’a demandé de faire autre chose :< Premièrement, écris un poème en mon honneur et va voir Amanda Richard, c’est elle qui dessinera mon image et deuxièmement  écris à l’Evêque pour lui demander la permission de construire mon sanctuaire. J’aime beaucoup les habitants de l’Ile du Prince Edouard. Il y aura beaucoup de gens qui viendront me voir non seulement de l’intérieur de l’Ile, mais aussi de l’extérieur.>

IG : Vous qui vivez au milieu de la société, comment ressentez-vous les évolutions de cette société humaine ?

MD : Quand je suis rentré d’Afrique, le Canada était devenu un pays étranger, pour moi, où  je ne me sentais plus à l’aise. En Zambie, en Afrique, j’étais très à l’aise car j’étais habitué. Mais ici, 29 ans plus tard, tout avait changé, les idées, les manières de vivre, etc... Et cela m’a pris des années avant de me réadapter de nouveau à cette société, dans l’Ile du Prince Edouard où j’y avais toute ma parenté. Les « Doucette » sont nombreux, je voyage beaucoup. J’ai visité toutes les provinces du Canada. Je m’y sens bien maintenant. Je vais partout organiser des retraites dont le thème le plus important est la prière contemplative.

IG : C’est le titre d’un de vos ouvrages.

MD : Exactement, je vais aux Etats-Unis 5 ou 6 fois par an, aussi au Mexique. Je vais bientôt en Argentine. Au mois d’avril, j’étais en Europe, en Pologne, en Slovaquie, à Rome.  

IG : Et pourtant vous voyagez dans des pays qui ne sont pas catholiques ?

MD : Il y a beaucoup de catholiques de par le monde. Aux Etats-Unis, plus de 20 % de la population est de confession catholique. Ce sont eux qui m’invitent à les visiter. De même en Angleterre où le pourcentage de catholiques est plus faible (10% de la population), ce sont eux qui m’invitent. J’ai donné des conférences dans des églises Anglicanes. Un jour, un prêtre anglican m’invite. En entrant dans son église, j’aperçois à côté de l’autel, la statue de Notre Mère Marie et tout à côté, la statue de Padre Pio. Alors j’ai dit < Mais c’est cela, une église anglicane ?>  et le prêtre de me répondre < Oui, nous aussi, on suit le Pape !>. Puis je lui demande < Que fait-on pour commencer ?>, sa réponse est :<le chapelet>.Tout le monde s’est mis à réciter le chapelet. Je me suis dit < C’est toute une chose !>. Le prêtre anglican d’ajouter < Mais oui, nous sommes presque catholiques>. Pour ma part, je crois que de grands changements se préparent chez les anglicans car ils se rapprochent de plus en plus des catholiques.

IG : Que pensez-vous de la visite du Pape en Angleterre, ces jours –ci ?

MD : Il faut préciser qu’il ne s’agit pas du premier voyage qu’un Pape fait en Angleterre. Jean-Paul II est allé aussi. Benoit XVI est arrivé en Angleterre, invité par la Reine. Beaucoup d’anglais aiment le Pape. Il y a bien un petit groupe qui n’accepte pas le Pape, mais tous les autres l’aiment. En Angleterre, nous allons avoir des Saints et le Pape est venu pour béatifier le Cardinal Newman. A l’origine, Monseigneur Newman était Anglican, puis est venu au catholicisme pour devenir finalement Cardinal, et maintenant un Saint !

IG : Pour revenir sur le thème de la société, penseriez-vous qu’elle est en train de s’améliorer spirituellement ? Un certain œcuménisme serait-il en train de s’installer ?

MD : Oui c’est cela. Un certain œcuménisme est en train de se mettre en place parmi les églises chrétiennes et orthodoxe. On s’attend à ce que le Pape aille, bientôt, à Moscou. Les catholiques, les Anglicans, les orthodoxes se rapprochent. On attend maintenant que les luthériens. D’ailleurs ceux-ci s’étonnent que le Pape ait écrit aux anglicans et pas à eux !

IG : Comment expliquez-vous maintenant, votre don particulier, votre don de guérison. Pour avoir assisté à une de vos messes de guérison, il est vrai que je suis resté surpris de voir certains fidèles s’endormir profondément  après que vous ayez imposé vos mains sur eux et s’éveiller de longues minutes ensuite avec le sourire ?

MD : J’ai un don. Je l’ai découvert en Afrique, un don qui vient de Notre Seigneur Jésus Christ. <Un jour, je suis appelé au chevet d’une femme agonisante pour lui donner les derniers sacrements>, tout le monde pensait qu’elle allait mourir ce soir-là ! Après lui avoir donné les Saints Sacrements. J’ai demandé aux personnes présentes, de prier le chapelet. J’ai imposé mes mains sur elle en demandant à Jésus de la guérir, de lui donner les grâces nécessaires. Après cette prière, j’ai rejoint mon domicile. Le lendemain matin, vers 8 heures, son frère vient me voir porteur d’une lettre rédigée par la « mourante ». Cette lettre disait : «  Père Doucette, je t’attends. Viens me voir immédiatement ». Je me suis donc rendu chez elle. Mais en m’approchant de la maison, j’aperçois une femme, courbée qui travaillait le jardin. Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il s’agissait de ma « mourante de la veille au soir ». M’apercevant, elle me dit alors : « Père Doucette, viens vite, j’ai quelque chose à te dire. Quand tu es parti hier soir je n’ai pas bien dormi et puis j’ai fait des cauchemars ». Je me suis réveillée dans la nuit pour constater que j’étais très fiévreuse. J’avais le feu sur moi, je brûlais de partout, dans mes yeux, dans ma bouche, dans ma gorge et je me suis mis à prier longtemps. Ma mère s’est réveillée alors et se rapprochant de moi, s’est exclamée : « Mais qu’est-cela ? »Je lui ai répondu : « Je suis en feu ». Ma mère a saisit alors une bouteille d’eau bénite que nous avions conservée et m’en a toute aspergée. Là le feu s’est calmé .Mais vers 5 heures du matin, l’agitation a recommencé et je me suis mise à crier réveillant à  nouveau ma mère. A sa question : « Mais que se passe-t-il encore ? » Je lui dis : «  Mère je suis affamée, donne-moi à manger, dépêche-toi ! En fait cela faisait plus de deux mois que je ne mangeais presque plus. J’avais 29 ans et depuis 2 mois, je ne mangeais quasiment rien car au niveau de l’œsophage se formait un blocage qui m’interdisait toute nourriture. »

Effectivement, elle était très maigre et comme l’on dit : « n’avait plus que la peau sur les os ». Donc comme elle réclamait toujours à manger, sa mère lui a apporté une assiette pleine de nourriture qu’elle a immédiatement ingurgitée ! Sa mère étonnée, me regardait avec de grands yeux. Elle me racontait que sa fille avait dit : « Je pense que je peux me mettre debout ». Dans un premier temps, elle s’assoit sur le bord du lit, puis se lève et se met à marcher, puis à courir dans toute la maison. Quand elle avait vu l’état d’entretien du jardin et constater qu’il n’avait pas été désherbé, elle s’est mise à le faire. C’est à ce moment que je suis arrivé à leur domicile. La jeune fille répétait : « Je suis guérie, je suis guérie, c’est sûr ! ». Effectivement lui répondais-je : « quand tu as senti le feu sur toi, c’était l’Esprit Saint qui te guérissait ». Plus tard, je la rencontrais au magasin, à l’église, car nos deux domiciles étaient proches. C’était la première personne que je guérissais comme cela. Alors les gens ont commencé à dire que j’avais un don, et sont venus, de plus en plus nombreux, vers moi. Depuis ce jour, de nombreuses personnes ont été guéries.

Quand je suis revenu d’Afrique, le même phénomène s’est reproduit ici. Il y avait un prêtre de Montréal qui venait de temps en temps à l’Ile, en règle générale, une fois par an. Il avait aussi un don. Quand il venait à l’Ile du Prince Edouard, on priait ensemble chez les gens. Lui, quand il touchait une personne malade, celle-ci s’écroulait, tout comme pour moi.

Et depuis, j’ai assisté à  de nombreuses guérisons. Quand la chapelle de mon village a été bénie, il y avait dans l’assistance une Dame qui venait, du Nouveau Brunswick, de Moncton exactement et qui était en phase terminale d’un cancer. J’ai prié pour elle et quand j’ai posé mes mains sur elle, elle a été guérie immédiatement, et complètement. Le lendemain quand elle est retournée voir son médecin, celui-ci est resté comme ahuri car il n’avait jamais connu de faits précédents identiques. Tous les examens médicaux  se sont révélés négatifs : plus de trace de cancer. Un autre cas, un jour je reçois une Dame qui avait une jambe plus longue que l’autre. J’ai prié longtemps pour elle. Le lendemain les deux jambes avaient la même longueur. Moi-même, j’ai été guéri. En effet, je portais des lunettes depuis vingt ans. Un matin, alors que j’étais encore en Afrique, j’étais à l’église et je priais. Quand, tout d’un coup, j’ai senti le feu dans les yeux, ça me brûlait. J’ai crié, je retire mes lunettes et soudain,  je voyais mieux sans mes lunettes. Ce jour-là, j’ai jeté mes lunettes et depuis 33 ans je n’en porte plus.

IG : Et comment réagit le corps médical à toutes ces guérisons ? Reste-t-il neutre ou se montre-t-il réfractaire ?

MD : J’en ai parlé à de nombreux médecins.

 Les gens que j’ai guéri ont été voir leurs médecins. Les médecins répondent qu’ils n’y comprennent  rien, et ce d’autant plus que dans certains cas de malades, ils avaient baissé les bras ! C’est le cas par exemple de la Dame de Moncton qui souffrait d’un cancer en phase terminale ! Son médecin disait d’ailleurs que son rôle se bornait exclusivement maintenant à lui donner des pilules pour lui faire diminuer la douleur. Cette dame d’ailleurs est revenue me voir après qu’elle ait consulte son médecin, pour me demander de continuer de prier après sa guérison .Ce soir-là, elle a couché chez moi. Le lendemain matin, j’ai prié de nouveau et elle est partie. Quelques jours plus tard, son médecin lui annonçait la nouvelle de sa guérison totale. Cet évènement s’est déroulé à Halifax où existe une université de médecine. Or le médecin de cette dame y exerce les fonctions de professeur. Le jour de la constatation de la guérison, il a appelé tous ses étudiants pour leur montrer les résultats des analyses effectuées avant et après la guérison. Il a alors déclaré à ses étudiants : « Moi,  je n’ai pu rien faire pour cette personne, sinon que de lui ordonner des pilules ». C’est aussi le cas de personnes paralysées  et maintenant complétement guéries. Quand j’étais aux Etats-Unis, j’ai rencontré une dame paralysée qui marchait avec des béquilles. Elle est venue me voir. J’ai prié et elle est tombée dans l’Esprit Saint pendant une heure de temps. Pour son cas, le sommeil fut extrêmement long. Quand elle se réveilla, de constater qu’elle était guérie, elle se mit à danser dans toute l’église. Le groupe le plus important qui ait assisté à une messe de guérison s’est déroulé en Argentine ou j’eu plus de 2600 personnes à bénir. La messe, ce jour-là a commencé à 17 heures pour s’achever à 3 heures du matin, le lendemain. J’ai prié sur tous les gens. La guérison la plus spectaculaire a concerné une petite fille de 5 ans qui ne parlait toujours pas à 5 ans. Elle s’exprimait  que par des onomatopées  (bruits provenant du fond de la gorge)  Sa mère vient me voir et me demande  de donner la parole à son enfant. J’ai prié. J’ai demandé l’aide de Jésus. Le lendemain, à 8 heures, sa mère m’appelle pour me dire : « Ma petite fille, ce matin, s’est réveillée en me disant : bonjour maman, comment ça va ? On est plein de joie ici dans la maison, on ne peut encore réaliser qu’elle puisse parler comme tous les autres enfants maintenant ! ».

Tout cela pour dire que Jésus fait des merveilles.  Il travaille partout. Sans oublier qu’après les guérisons du corps existent aussi celles de l’esprit. Il y a beaucoup de personnes qui vont prier maintenant dès qu’ils ont obtenu la foi délivrée par notre Seigneur. C’est le don de l’Esprit saint.

IG : Vous êtes un nouvel apôtre, mon Père. Pour terminer cette interview, auriez-vous un message à délivrer aux Hommes sur terre ?

MD : Oui, j’aurais ce message pour tous les humains : C’est ceci :

« Notre plus grand ami dans le monde ici-bas, c’est Jésus, Notre Seigneur. C’est lui qui est venu ici pour nous donner beaucoup de grâces, beaucoup de dons, beaucoup de belles choses. Il nous appelle tous à venir à lui. Il y a trop de monde qui souffre parce qu’ils sont vides. Combien de personnes sont venues à moi en me disant : « Père, je viens te demander de l’aide, si tu ne peux pas m’aider, je pense que je vais me suicider demain ». Ils sont retournés à Jésus avec une grande foi, et maintenant ils sont pleins de joie et ont un grand désir de vivre. Cette dépression est partie. Cela signifie qu’on a besoin de Jésus dans notre vie. Il est là pour nous aider. Il a toutes les belles choses, les grâces à nous aider.  Alors revenez à Jésus, notre Seigneur. Il est notre sauveur. Il est le fils de Dieu. Il nous aime. Et notre Sainte Mère Marie est là aussi, elle nous appelle à la prière. Suivez son Eglise, l’église qu’il a fondée, l’Eglise catholique. Soyez des grands priants et demandez-lui tous les jours, ce que vous voulez. Il a dit lui-même : « Demandez et vous recevrez », Peut être que cela ne se fera pas dans une journée. Mais continuer à prier et il vous aidera. Il vous aime. Amen.

 

 

Description: iLovePeres:Documents:LaVoixDeCartier Site web:new site:Page 3:Articles & photos:2010-09-24 Interview du Pere Melvin Doucette Photo 1.jpg Description: iLovePeres:Documents:LaVoixDeCartier Site web:new site:Page 3:Articles & photos:2010-09-24 Interview du Pere Melvin Doucette Photo 6.jpg

Description: iLovePeres:Documents:LaVoixDeCartier Site web:new site:Page 3:Articles & photos:2010-09-24 Interview du Pere Melvin Doucette Photo 4.jpg Description: iLovePeres:Documents:LaVoixDeCartier Site web:new site:Page 3:Articles & photos:2010-09-24 Interview du Pere Melvin Doucette Photo 2.jpg

 

 

 




______________________________

Écrivez-nous: Questions, suggestions, commentaires? journal@lavoixdecartier.com
______________________________
Isidore Grao, La Voix De Cartier ©2011 Tous droits réservés.
Le contenu du site web (« le site web et le journal »), incluant les textes, les graphiques et le code source (« le matériel »), est protégé par des lois Française et étrangères sur le droit d'auteur et la propriété intellectuelle.