AU SECOURS ! LES  SYNDICATS CRIENT VICTOIRE !

 

 

Isidore Grao

 

Nice,  le mardi 20 juillet 2010

 

Certains d’entre vous m’ont fait le grief d’avoir, dans mon précédent communiqué intitulé « Entente triviale » placé le couteau entre les dents pour répondre à une petite chronique du 28 juin 2010, du chroniqueur Richard Martineau du puissante Journal de Montréal (350 000 exemplaires), que lui-même avait intitulé « Entente ». J’ai longtemps réfléchi sur l’opportunité d’une réponse  à faire, tant la qualité des arguments utilisés était marquée du sceau de l’intelligence. 

« Ces fonctionnaires, ces nantis qui ont la garantie de l’emploi et ces pauvres salariés du privé qui pleurent misère ».

 

À force de se le répéter sur tous les tons (de préférence en dessous de la ceinture !), on finit par en être convaincu du bien-fondé de toutes ces élucubrations

 

Donc pour m’aider à  me faire pardonner, j’ai appelé à la rescousse un professeur de philosophie au collège Limoilou de Québec. Il s’agit de M. Pierre Mouterde  qui  dans sa chronique du 30 juin appelée « La politique de l’autruche des grands syndicats «  apportent d’autres éléments de réponse à notre Grand reporteur. J’espère que pour cette fois-ci vous saurez reconnaître la neutralité et l’intelligence  des arguments.


Et que nous dit-on dans cette réponse :


- Que les syndicats, sorte de cartel fictif étroitement contrôlé par le haut  ont préféré travailler, chacun, en solo, alors qu’ils annonçaient haut et fort « un véritable front commun »


- Qu’ils crient victoire pour avoir obtenu un peu plus de la moitié «  des 11,5 % demandés en 3 ans ! »alors que de 2005 à 2010 les salariés de l’Etat Québécois avaient déjà perdu 4 % de leur pouvoir d’achat et de ce fait accuser un retard salarial de 8,7 % par rapport à l’ensemble des autres salariés !


Et comme pour démentir M. Martineau sur la garantie de l’emploi, l’auteur précise que 25% de ces nantis n’avaient même pas la sécurité de l’emploi !


Alors qui croire ?


C’est vrai que les fonctionnaires ont toujours été » la vache à lait des gouvernants ». Il s’agit d’une communauté de salariés que l’on individualise mieux que celle du privé , que l’intégralité de leurs salaires est déclaré aux impôts ( ici pas de petites ou grandes enveloppes !) et qui offre une soupape de sécurité aux gouvernants  en délicatesse avec les théories économico-financières aux conséquences  beaucoup plus dangereuses sur le plan électoral !

Et cela que ce soit des gouvernements de droite comme de gauche ! Et je peux vous en parler en connaissance  de cause puisqu’ayant été la victime le 1er avril 1998 de ce comportement.

 

Le gouvernement péquiste (Parti québécois souverainiste) conduit par Lucien Bouchard en 1995 nous a fait payer, nous les transfuges de la DRHC du Fédéral, sa politique de déficit zéro  en ne respectant pas les engagements signés dans l’Entente intergouvernementale de principe sur le marché de l’emploi impliquant le transfert à «équivalence de fonctions principales et de rémunération». 

300  d’entre-nous ont été dégradés comme si les fonctionnaires Québécois étaient plus intelligents que ceux du Fédéral ! En fait demandez à tous ces transférés fédéraux (qui ont  ou pas obtenu leur équivalence de situation administrative) laquelle des 2 fonctions publiques, celle du Fédéral ou du Québec, accordait le plus de considération «humaine» à leurs salariés ?

Et vous serez vite édifiés sur la réponse !


En fait les syndicats n’ont pas joué leur rôle de défenseurs des travailleurs.

Pour nous ce fut le SFPQ qui non seulement à refuser de nous défendre mais qui de surcroît,  n’a pas hésité à réclamer à 17 d’entre nous la coquette somme de 38 000 dollars pour avoir osé leur reprocher de s’être désisté, et ce, sans aucune justification donnée, de centaines de griefs. Aussi, si vous permettez, un conseil,  si vous n avez besoin de rien, surtout ne vous adressez pas au syndicat !

 

Et là je partage le point de vue de l’auteur susvisé qui écrit «En fait il est probable qu’est en train de se clore la troisième étape d’un long processus historique ayant modifié en profondeur le mouvement syndical québécois et permis à la Belle Province d’entrer tranquillement dans ce qu’il faut bien appeler «le moule néolibéral», s’éloignant à petits pas de tous les acquis sociaux de la période précédente.

 

D’où leur politique de l’autruche d’aujourd’hui et leur stratégie temporisatrice, loin de toute mobilisation commune et démocratique, bien loin surement de tous les espoirs de changement et de justice sociale qu’elles ont pu incarner dans le passé. De quoi sans aucun doute faire retourner Michel Chartrand dans sa « tombe ! »

 

Moralité : Pourquoi prendre des coups pour défendre un syndiqué, quand on bénéficie d’une rente de situation ! Alors vive l’autruche !

 




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