Connaissez-vous « Mani » ?

 

 

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Il nous vient directement des

 

ILES  WALLIS  ET  FUTUNA

 

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Isidore Grao

Le 21 août 2015

www.lavoixdecartier.com

 

Interview de M. Henri Elemani  FELOMAKI

Le 13 août 2015

Nice

 

 

 

 

 

Liminaire :

 

En lisant le titre  ci-dessus, vous avez du vous poser la question : « Les Iles  Wallis et Futuna » ? Où sont-elles situées ? Elles transportent dans leurs noms comme une odeur d’exotisme, d’îles paradisiaques, qui s’accole avec Tahiti, les Iles Marquises, les vahinés avec leurs fleurs dans les cheveux.

En fait elles sont Françaises, et sont situées dans l’océan Pacifique, mais à l’autre bout du monde tant les distances sont grandes : Au nord de la Nouvelle Zélande, à l’est de l’Australie, au sud des Iles Salomon, (célèbres par la guerre de 1942 entre les Américains et les Japonais), et pas très loin  (quelques milliers de Km quand même) de la Nouvelle Calédonie.

 

Elles forment trois îles : la plus grande est l’île d’Uvéa (île de Wallis) avec la capitale MATA-UTU. Plus de 200 km plus au sud nous trouvons deux autres îles (qui forment les îles de Horne): la première est habitée c’est l’île Futuna (avec la ville de Sigave), la seconde est l’île d’Alofi, elle, inhabitée.

 

Vous aurez compris qu’il s’agit d’îles d’origines volcaniques et aux côtes très découpées, sans possibilité de bâtir un port traditionnel!) protégées par des ceintures de récif. Autre originalité ces îles ont conservé leurs Rois.

 

L’île de Wallis n’a été visitée, la première fois, par les Européens qu’en 1766 par un capitaine Anglais Samuel Wallis qui laissa son nom à l’île. Ces îles sont peuplées de Polynésiens originaires des îles TONGA pour les habitants de Wallis et des îles SAMOA pour ceux de FUTUNA.

 

Voici sommairement brossées les caractéristiques géographiques de ces îles qui regroupent 13 700 personnes pour une densité de 50 habitants au Km2.

 

Laissons maintenant parler Mani (Wallisien) comme il aime à se faire appeler.

 

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IG : Bonjour Mani, vous venez d’arriver, en France, des îles Wallis et Futuna, collectivité d’outre-mer française, dont vous êtes originaire, et de par la sympathie et le sérieux qui se dégagent de votre personne vous avez été immédiatement adopté dans ce pays, et pourtant la forte morphologie dont vous êtes dotée (qui fait penser aux fameux rugbymans de Nouvelle Zélande dans leur chant guerrier HAKA avant d’entamer leur match), vous pourriez être d’un abord difficile !

 

Depuis quand êtes-vous arrivé en métropole ?

 

Mani : Je suis arrivé, l’an dernier, le 26 mai 2014 pour assister à la communion de mon petit fils à Laval (Mayenne). Puis je suis descendu à Nice rejoindre ma fille qui y réside.

 

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IG : De ces voyages, quelle conclusion en tirez-vous ? Avez-vous l’intention de vous implanter définitivement à Nice ou bien, à continuer de faire ces longs périples ?

 

Mani : J’ai choisi la France principalement pour deux raisons :

 

-       La première, parce que mes enfants et mes petits enfants y vivent déjà ;

-       La seconde, pour le climat. Je trouve qu’en France les saisons sont bien marquées (on y trouve un été totalement différent de l’hiver).

 

Pour le moment j’ai l’intention de rester en France puisque ma femme m’a rejoint  depuis le mois de mai 2015, et que je suis retraité de l’administration depuis le 31 Janvier 2014. Mon objectif est de rester à Nice auprès de mes enfants avec ma femme. J’ai trouvé ici le même climat que chez moi (et surtout cet été). C’est beau de voir tout le temps le soleil et profiter de la chaleur.

 

IG : Attention, il faut reconnaître que l’été actuel est particulier tant la chaleur est forte. Quand vous êtes arrivé pour la première fois en France, étiez-vous seul ou accompagné de votre famille ?

 

Mani: Mon épouse m’a accompagné en 2014 à Laval pour la Communion de mon petit-fils ; ensuite, elle est retournée à Wallis tandis que moi je restais à Laval avec mon fils et ses enfants. Puis au mois de mai 2015 mon épouse est revenue à Nice et je l’ai donc suivie.

 

IG : Vous venez de dire que vous étiez retraité ? Peut-on savoir de quel corps de métier ? Ou d’Administration ? Car on compte dans votre île une contingent important de fonctionnaires près de 70 % des actifs, car l’agriculture et l’industrie ne sont pas très développées ; compte tenu de la situation géographique (Pas de ports, terre majoritairement volcanique). On peut dire que depuis 1976 l’emploi public a beaucoup augmenté passant ainsi de 400 emplois non-marchand pour 4000 actifs à plus de 1070.

                 

Mani : J’étais éducateur sportif au Service de la Jeunesse et des Sports des îles Wallis et Futuna. J’ai été embauché en 1980 et j’ai pris la retraite en 2014, après plus de 33 ans de loyaux services et de cotisation à la caisse de retraite spécifique. Je n’ai que 55 ans, condition imposée pour la retraite à Wallis, alors qu’ici vous prenez votre retraite à près de 62 ans. Mais il ne serait pas étonnant que d’ici 2 ou 3 ans nous ayons là-bas les  mêmes régimes de retraite qu’en France. Car toutes les lois françaises sont applicables dans nos îles.

 

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IG : Il faut remarquer qu’à Wallis et Futuna existe le même régime politique et administratif qu’en France sauf au niveau de la scolarité pour lequel tout l’enseignement primaire a été placé sous l’égide de la Direction de l’Enseignement Catholique qui est une structure privée !

 

Qu’est-ce qui vous avez fait choisir la France plutôt qu’un autre pays, par exemple la Nouvelle-Calédonie ?

 

Mani : Sur l’historique politique, et à ma connaissance je crois savoir que c’est l’ancienne Reine Amelia qui a fait la demande à la France de rejoindre son pays. Tout d’abord, dans le cadre d’un protectorat, puis dans celui  de territoire des îles rattachées, ceci juste après la guerre de 1940. La demande a été adressée au Président Charles De Gaulle. Mais cette organisation politique a été acceptée avec un statut particulier inscrite dans la Constitution Française. Ce qui explique que nous ayons des représentants tant à l’Assemblée Nationale Française qu’à son Sénat. Nous n’avons pas le même régime que les autres territoires d’Outre-Mer. De Gaulle avait précisé que la France devait respecter le statut des îles Wallis et Futuna, et les Rois des îles devaient respecter en contrepartie celui de la France. On note toujours et depuis la même collaboration entre les deux parties jusqu’à maintenant. La France alimente en dotations financières le fonctionnement de nos îles pauvres en richesses économiques.
Il faut remarquer la présence d’un Préfet Français qui est en réalité  le Chef du Territoire, (en fait des trois îles). Le Préfet collabore avec les Rois Coutumiers et avec le Clergé pour certaines questions.

 

IG : Vous êtes né dans quelle île ?

 

Mani : Mon Père était de Futuna et ma mère de Wallis, donc je suis originaire de Wallis et Futuna. Mon père a été le premier infirmier de l’Hôpital de SIA qui se trouve dans la capitale MATA-UTU.

 

IG : J’ai pris quelques connaissances de vos îles avant cette interview et j’ai constaté que la population n’était pas nombreuse, à moins de 20 OOO habitants ! De quelles activités économiques vit la population ?

 

Mani: Par la superficie, ce n’est pas un grand pays. A Futuna il doit y avoir 6 000 à 7 000 habitants, le reste est à Wallis puisque la troisième île est inhabitée puisque réservée exclusivement à la culture vivrière locale. En fait ce que l’on constate actuellement c’est un certain exode des wallisiens vers la Nouvelle-Calédonie. D’abord c’est le mari qui part puis suivi bientôt par l’épouse et les enfants. On peut constater actuellement que la colonie des Wallisiens en Nouvelle Calédonie est plus importante que celle des îles, on y compte, en effet, près de 25 000 wallisiens !

 

IG : Combien de Km vous séparent de la Nouvelle Calédonie ?

 

Mani: Déjà de Wallis à Futuna il y a plus de 200 KM et de Wallis à la Nouvelle Calédonie il y a 2000 km, et enfin entre Wallis et la France il a près de 22 000 km.

 

IG : Quand vous êtes venu en France quel itinéraire aérien avez-vous emprunté ?

 

Mani : L’itinéraire est le suivant : Il faut d’abord partir de Wallis vers les îles Fidji. Après, soit on se dirige vers la Nouvelle Calédonie pour prendre un vol d’Air France, soit vers Fidji, où on prend un vol Coréen de Séoul jusqu’à Paris.

Entre Wallis et Fidji il faut une heure de vol alors que de Wallis vers la  Nouvelle Calédonie il faut 3 heures. Entre Fidji et Séoul, c’est à nouveau onze heures de vol stricto sensu, sans compter les escales. Entre Séoul et Charles de Gaulle il y a 9 heures.

                                                                                                                                                                       

IG : Avec les escales votre voyage dure au moins 3 jours ?  Qu’est-ce qui vous fait choisir l’option de vol vers Séoul plutôt que vers la Nouvelle Calédonie ? La durée du vol ?

 

Mani : Non, c’est simplement le coût financier  du vol. Il faut reconnaître que l’itinéraire par Fidji puis Séoul est le plus usité par les wallisiens  plutôt que celui en direction de la Nouvelle Calédonie puis vers Séoul et Paris. En effet la ligne aérienne « Wallis : Nouméa » est la ligne la plus chère du monde.

 

IG : Voyons maintenant les richesses économiques des îles Wallis ?

 

Mani : Sur le plan économique il n’y a rien ! Il n’existe pas de possibilités d’exportations car on ne vit ; surtout à part quelques ressources locales (que l’on a vu plus haut) ; que d’importations.

 

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IG : Mais il n’existe pas de paysans chez vous qui cultive la terre, font de l’élevage d’animaux, etc.

 

Mani: Oui mais à taille réduite pour les besoins locaux, ce qui ne permet pas d’exportations donc des rentrées financières pour le pays. La troisième île, celle d’Alofi, est strictement réservée à la culture et surtout celle du Kava qui donne une boisson typique excellente, destinée aux grandes occasions, que l’on pourrait comparer à votre champagne national. Maintenant si l’on veut parler du chômage celui-ci n’est pas négligeable. Ainsi tous les gens qui ne sont pas rémunérés mensuellement vont à la pêche, font des travaux des champs et vivent de cela. Ils vont travailler chez les autres pour gagner, en moyenne par journée 5 000 francs pacifiques (équivalent à 50 euros) ; juste de quoi payer leur électricité ! Heureusement là-bas, nous sommes une communauté solidaire, presque comme si nous faisions tous partie de la même famille. Celui qui a des revenus fixes aide celui qui n’a pas d’argent. La solidarité est vécue comme quelque chose de normale et d’ordinaire. C’est ce qui étonne beaucoup les nouveaux arrivants étrangers des îles, en règle générale, le fonctionnaire qui arrive de la métropole. Par exemple, si j’ai un cousin qui connaît des problèmes, je lui donne l’argent pour qu’il puisse payer son électricité, et c’est normal !

C’est pour cela que pour nous aussi c’est surprenant de vivre en France. Ici, la vie est plus dure et on est obligé de faire des choix dans les achats en fonction de l’argent dont on dispose. Là-bas en fin de mois quand on a des difficultés on va à la banque demander un crédit.

 

IG : Donc avec toute cette solidarité, comment expliquer cet exode ?

 

Mani: C’est la question qui se pose. Tout le monde s’interroge : le Préfet, les Rois, les Elus, y compris les parlementaires réfléchissent : il faut trouver une solution à ce problème ! On a remarqué que c’étaient surtout les jeunes qui partaient. Il y a une raison à cela ; les jeunes sont obligés de s’expatrier quand ils veulent continuer des études supérieures, car il n’y a pas d’université. C’est ainsi que dans nos îles, il y a pour les études secondaires et supérieures qu’un seul lycée d’Etat et un lycée professionnel. Au-dessus il n’y a plus rien ! Les jeunes doivent alors dans ce cas partir soit en Nouvelle Calédonie soit en métropole. Or en Nouvelle Calédonie il y a un nouveau problème car en 2018 il y aura un référendum sur l’indépendance de l’Ile et les Canaques craignent que l’afflux de Wallisiens ne viennent perturber les résultats des votes, donc cette île cherche à freiner l’arrivée de nouveaux Wallisiens. En effet cette communauté de Wallisiens est très importante.  

Se greffe là-dessus un second problème celui de la natalité : avant les familles étaient nombreuses ; moi je suis le 7ieme enfant d’une famille de 15 enfants. Maintenant les familles n’ont plus que 2 ou 3 enfants au maximum. On a donc construit des écoles pour répondre aux futurs besoins de la scolarité mais maintenant on est obligé de fermer des écoles car il manque des écoliers !

 

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IG : Evoquons maintenant la Religion. La religion catholique est quasiment l’unique religion aux îles. Est-ce que le peuple Wallisien est très religieux ? Existe-t-il beaucoup d’églises ?

 

Manu : Oh oui, chaque village a au moins une chapelle. La religion catholique joue un grand rôle dans la société Wallisienne car à côté des autorités administratives, politiques, le rôle de l’Evêque est primordial, puisque les premiers missionnaires qui sont arrivés chez nous étaient Français.

 

IG : Pourquoi le statut Français et non pas Britanniques ou allemands, voire Américains ?

 

Mani : Le peuple se le demande toujours ! Il semble que ce soit la volonté des Anciens et de leur Reine qui ait fait ce choix en préférant la nation Française.

 

IG : Sur le plan politique comment fonctionne votre société. Y-a-t-il comme dans les zones coutumières un sage, un patriarche chef de clan qui décide de la plupart des affaires civiles. Est-ce que par exemple, les jeunes filles ont leur mot à dire dans le choix de leur futur époux ?

 

Mani: C’est surtout depuis ma génération que les jeunes filles peuvent choisir librement leur futur mari.
Auparavant le garçon était obligé avant de courtiser la jeune fille d’aller solliciter l’autorisation du père. Maintenant ça ne fait plus, de même que la demande en mariage. Les jeunes peuvent vivre en concubinage s’ils le souhaitent comme en France. Avant les missionnaires interdisaient toutes relations en dehors du mariage. En France il y a la séparation entre l’église et l’état, on parle de laïcité. Là-bas il n’y a pas de séparation, il y a l’autorité administrative, politique et celui de la communauté puisqu’ils travaillent en partenariat  et collaboration. Ainsi sur les questions importantes se réunissent : le Préfet, l’Evêque et les Rois puis ils soumettent les dossiers aux débats de l’Assemblée Territoriale ; Ce sont ces trois personnages qui décident pour le peuple. A noter que depuis quelques certains temps récents, on note que des témoins de Jéhovah ont fait leur apparition. Mais de toutes les manières la messe, le dimanche, reste sacrée ! Tous les dimanches les églises sont pleines.

 

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IG : Est-ce que les fidèles participent activement au déroulement ?

 

Mani : Oh oui, on accompagne par nos chants, notre musique (certaines sont traditionnelles, même en France) d’autres sont le produit de notre foi mais toutes chantent le Christ.

 

IG : En France les participants à la messe obéissent à un cérémonial bien établi. Quelquefois ce cérémonial est accompagné de musique : l’orgue principalement, la guitare, la clarinette, etc.

 

Mani : Chez nous à Wallis tout est chanté, rien ou très peu de moments sont récités. Mais il faut remarquer que chaque peuple se distingue  par sa musique, et ses instruments, l’un utilisera plus facilement le piano, un autre le tambourin, le troisième la guitare sèche ou hawaïenne (ukulélé).

 

IG : Existent-ils  des chorales spécifiques dans chaque église ou bien est-ce l’ensemble des fidèles qui chantent a cappella ?

 

Mani : Tous les samedis et dimanches la chorale est là, il y a même quelquefois trop de volontaires pour une chorale, alors on essaie de répartir les volontaires selon les églises pour qu’elles puissent en être dotées équitablement.

 

IG : un fait extraordinaire m’a étonné !  Les hommes  dans la majorité porte des espèces de jupes, qui ressemblent aux Kilts Britanniques ; Ce n’est pas l’usage en France ! D’où vous vient cette coutume ?

 

Manu : En réalité la jupe n’est pas de coutume wallisienne mais Fidjienne. Et  à Fidji la coutume est anglaise.

 

IG : Par contre les femmes portent des robes colorées et quelquefois mettent des fleurs dans les cheveux.

 

Mani: Une particularité que vous n’avez pas cité c’est que les hommes dans leurs costumes locaux doivent mettre autour de la taille comme une grande ceinture en tissu que l’on appelle le manu et qui se met d’une manière bien précise sur une autre ceinture en cuir celle-ci !

 

IG : Il faut reconnaître que vous les hommes vous avez en majorité une très forte morphologie, d’hommes grands et costauds tels qu’on les voit dans les matchs de rugby quand ils entonnent le fameux chant guerrier le HAKA avec forces gestes menaçants ; tout cela pour essayer d’intimider l’équipe adverse. Donc tous les hommes de chez vous sont forts, y-a-t-il des hommes maigres ?

 

Manu : C’est très rare de rencontrer des hommes maigres.

 

 

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IG : Selon vous d’où peut provenir ce type de morphologie ?

 

Mani: À la dureté de la vie, travailler des sols durs, faire de longs kilomètres à pieds  pour aller travailler, transporter sur les épaules la barre à mine. Donc tous les gestes nécessitent de la force et peu à peu l’homme wallisiens s’est adapté aux circonstances géographiques. Il faut ajouter aussi le type de nourriture ! Le Wallisien ne mange pas comme les métropolitains. En réalité ils mangent beaucoup car son travail est dur et il a besoin de forces.

 

IG : Donc en arrivant en France et plus particulièrement à Nice, vous avez voulu participer à la vie de l’église, puisque cet été vous avez remplacé pendant ses congés du mois de juillet, le sacristain de l’église de Ste Jeanne d’Arc à Nice.

 

Mani: Et oui chez moi c’est une seconde nature d’être proche de l’église. Je n’oublie pas que j’ai déjà 56 ans et qu’il faut que je commence à me préparer à mon grand départ. D’ailleurs Samedi 16 Août 2015, jour de l’Assomption de la Vierge Marie, je vais avec mon épouse faire l’animation de la messe. Nous serons près d’une vingtaine de Wallisiens. (La plupart sont des membres de ma famille). Il y aura des musiciens avec des tambourins, deux guitares (sèche et hawaïenne). Nos chants traditionnels de l’église et certains de nos coutumes accompagneront les paroles et les prières des deux prêtres : le Père-Curé Largillière et le Père Léon Kpoda qui vient du Burkina Faso (centre de l’Afrique). Des jeunes filles esquisseront dans l’allée centrale quelques pas de danses religieux, tandis que mon épouse qui a une très belle voix apportera une note d’exotisme supplémentaire. Tout cela à la gloire de Dieu.

 

IG : Vous semblez voyager beaucoup ! Comment avez-vous fait pour pouvoir rencontrer une femme et vous marier ?

 

Mani : Moi, à Wallis, comme je l’ai dit plus haut, j’étais éducateur de volley-ball et ma femme était joueuse de ce sport. Voilà ce n’est pas plus compliqué.

 

 

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