FONCTIONNAIRES

 

SI VOUS N’AVEZ BESOIN DE RIEN

 

VOUS POUVEZ APPELER  VOTRE SYNDICAT !

 

 

 

Isidore Grao                               

Le, 12 Juin 2013

www.lavoixdecartier.com

 

 

 

Après avoir évoqué le rôle du Conseil du Trésor et du Comité paritaire au n°140, celui des tribunaux au n°141, de  l’Assemblée Nationale au n°142, du « déficit budgétaire au N°143, nous allons nous pencher aujourd’hui (comme promis), sur celui des syndicats des fonctionnaires, du Fédéral (l’AFPC) et Québécois (SFPQ).

 

Rappel : Au Fédéral les employés étaient représentés par l’AFPC. De plus au comité paritaire qui s’ouvrit le 8 mars 1998 deux membres de ce syndicat (dont M. René Coupal) faisaient partie des 5 membres désignés ; Ce comité qui s’acheva en toute illégalité le 9 mars 1999  alors que depuis le 1er avril 1998  les transférés  avaient changés de représentants syndicaux, en l’occurrence le SFPQ.

 

D’autre part, je reviens sur des explications à vous fournir sur le comment et le pourquoi de la phrase évoquée dans la chronique précédente, celle échangée avec le Sous-ministre de l’Emploi M. Alain De Roy : «Ecoutez, on ne peut pas nommer tous ces gens là professionnels, imaginez que tous les techniciens vont vouloir avoir le même statut».

 

Sur le comportement du  syndicat Fédéral, l’AFPC, et de l’un des deux représentants du comité paritaire en l’occurrence, M. Coupal, nous laisserons la parole à Mme Micheline Letendre au travers de ses propos  qui figurent dans un interview diffusé le 30 octobre 2012. Car elle  semble plus informée de par sa position professionnelle, qui lui permettait d’être plus proche des évènements, et qui déclare :

 

«En 2000 j’avais des contacts avec les Ressources Humaines dont le rôle était de faire l’analyse de nos 543 fiches repères et une personne de ce service m’a avouée que jamais aucune analyse sérieuse des fiches n’avait été réalisée». 

 

Par ailleurs, on  avait déconseillé aux employés transférés  de ne pas ajouter des commentaires aux fiches repères parce que d’autres fiches viendraient ultérieurement compléter ce premier travail. Mais de secondes fiches il n’y en eut jamais par contre les fausses promesses se comptent par dizaines (dixit «de ne pas se présenter au fameux concours dit de régularisation» !) Le mot d’ordre de la hiérarchie c’est que ces fiches devaient être acceptées très rapidement.

Or, il n’y avait que 7 modèles de fiches repère.  Il manquait donc une huitième celle justement descriptive l’emploi de conseiller en emploi ? Il faut donc admettre que les représentants du personnel manquaient de compétence dans le travail qui leur avait été confié. Effectivement par exemple l’un des deux syndicalistes M. Coupal, venait de l’Assurance chômage et ne connaissait rien à la spécificité des emplois de DRHC et a fortiori, encore moins de la spécialité de conseillers en emploi. Il s’agissait  là d’une fonction pointue et  très spécialisée pour réaliser du counselling et des tests psychotechniques d’orientation. Or il semble que ces syndicats soient en mesure de faire un distinguo au niveau des tâches confiées entre les PM01 et les PM02 !  Et pourtant ces syndicalistes possédaient un abécédaire précis entre les niveaux d’emplois car ils disposaient d’une étude que leur syndicat avait demandé de faire à un cabinet d’expert en ressources humaines, à savoir, le cabinet Deschênes. Mais le pouvoir si faible soit-il, corrompt tout !

En fait, et à mon avis, c’est qu’il a du y avoir une sorte de négociation entre les syndicalistes et les gens du conseils du trésor. Les fiches repères n’ont jamais été analysées. Cela est très clair et m’a été confirmée par une personne du côté de l’Employeur.

 

Encore un témoignage de l’excellent travail «de référence» accompli par ce comité paritaire derrière  lequel se réfugient tous les hauts Responsables Québécois  saisis par nos requêtes et nos avertissements, un «travail» accompli» au bout d’un an, donc hors délai légal. Mais à ce niveau là on n’est plus à une illégalité prés !

Quant au Fédéral il s’est débarrassé d’un dossier à moindre frais, sans intervenir.

 

Après le Fédéral voyons maintenant le Québec !

 

Au Québec le SFPQ devait se frotter les mains en voyant ses rangs grossir de 1084 employés de plus et grossir ainsi la rente de situation car l’on sait que contrairement à la France l’adhésion à un syndicat est obligatoire  et les cotisations syndicales sont prélevées directement sur la paie quelle que soit la qualité de service rendue, et même en absence ou de refus d’assistance, la poule aux œufs d’or québécoise.

En France l’adhésion est libre à un syndicat, aucun syndicat n’a le monopole dans une branche, les adhérents paient directement leur adhésion, et bien entendu peuvent  en changer si le travail du syndicat ne leur donne pas satisfaction. Le rôle d’un syndicat français peut être assimilé à degré moindre à celui d’avocat. Il ne peut pas refuser de défendre un salarié il y va de son intérêt car c’est de la réussite de ses interventions qu’il connaitra une meilleur notoriété auprès des salariés et sera plus représentatif. Tout le contraire du Québec !

 

Revenons à la phrase du Sous-Ministre Alain de Roy :

 

L’article 6.4 (que nous avons évoqué en début de ces chroniques) dans sa continuation précise :

 

«La différence entre le revenu fédéral et le traitement provincial est versé en forfaitaire pour que quel que soit le type de paiement retenu par le Québec (la confiance règne !) le revenu annuel que l’employé recevait au moment de son départ de la fonction publique du Canada, selon son poste d’attache est maintenu et tient compte, lorsqu’approprié, des ajustements dus à la parité salariale».

Cette équivalence devait être maintenue pendant trois ans de 1998 à 2001. Dans les faits les professionnels du fédéral (exemple les conseillers en emploi) qui avait été mal classifiés comme techniciens ont occupé au départ des fonctions de techniciens. Mais ces professionnels fédéraux ont introduit immédiatement des griefs auprès du SFPQ. Le Président Général de ce syndicat M. Serge Roy soutenait à fond les transférés qui n’avaient eux qu’un espoir celui de retrouver l’équivalence de fonction que l’on leur avait subtilisée.

Les semaines passent ! De guerre lasse Mme Dominique Pérès appelle Mme Kirouac  responsable de ces griefs au syndicat pour s’entendre dire : «écoutez j’ai déjà 500 griefs sur le même motif qui émanent des techniciens québécois, je m’occuperais ensuite de vos 87 griefs». 

 

De quoi s’agit-il ?

 

En fait les 500 techniciens québécois qui voyaient que les nouveaux transférés du fédéral finissaient par toucher un salaire de professionnel se dirent «et pourquoi pas nous?». A la différence près c’est que les fédéraux demandait la restitution de leur situation, qu’ils avaient passés les examens, et je vous passe la lignée de tous leurs efforts et que leurs compétences professionnelles en qualité de professionnels avaient été reconnus, mais que les seconds pratiquaient un affreux chantage. Ces techniciens réclamaient quelque chose à laquelle ils ne peuvent prétendre, d’autant que le SFPQ les soutenait dans cette erreur !

 

A partir de ce moment là tout changea ; M. Serge Roy n’était plus aussi affirmatif qu’avant ; Quand le MESS voyant le danger voulu réparer le cas des 82 transférés, les Responsables de ce syndicat exigèrent que leurs 500 techniciens obtiennent le même grade «c’était les 582 salariés qui se voyaient promus professionnels ou personne !». Et depuis la position du syndicat n’a pas évolué ! Les 57 restants des transférés écrivirent en 2007 au nouveau président général Michel Sawyer et sa réponse fut toute à fait déroutante. En fait le SFPQ était devenu Juge et arbitre.

 

Effectivement M. Alain De Roy avait raison «on ne pouvait pas nommer tous ces techniciens professionnels» qui ne possédaient pas la compétence suffisante.

 

Alors je me suis amusé à rechercher les missions du syndicat SFPQ ; Et voici ce que j’ai trouvé sur Wikipédia : Je vous précise qu’il s’agit de notions théoriques et non réelles !

 

-       Assurer la défense des intérêts des membres dans leurs relations avec l’employeur ;

-       Assurer la défense des intérêts économiques, politiques et sociaux des membres et le développement de leurs conditions de vie ;

-       Faire la promotion des services publics comme moyen démocratique de répondre aux besoins de la population ;

-       Agir comme un groupe de pression sociale et politique sans appartenance politique chargé de promouvoir un projet de société axé sur la démocratie, le développement durable, le partage, l’équité, la solidarité et le progrès de la société ;

 

Après tout ce que vous avez lu ci-dessus, croyez-vous que le SFPQ assure correctement son rôle de défenseur ?

 

Mais ce n’est pas tout !

 

Figurez-vous que comme d’habitude nous avons été en Cours Supérieure de Montréal, en2005, contre les trois adversaires, le MESS, le syndicat fédéral AFPC et le Québécois SFPQ. Bien entendu nous avons perdu puisque l’on sait qu’aucun tribunal n’a voulu juger sur le fond le dossier et nous a condamnés à payer les dépens, et voici le montant (légal !) que nous ont réclamé les parties sur cette action.

 

- Me Claude pour le MESS : 1750 dollars.

 

- Me Cameron pour l’AFPC :       0  dollar.

 

- Me Gingras pour le SFPQ : 35 000 dollars.

 

Mais comme il n’y a pas de petits profits car Me Gingras n’était même pas présent à l’audience susvisée, il s’était fait remplacé par un jeune collaborateur. Inutile de préciser que nos griefs ne furent jamais traités mais que les prélèvements mensuels furent bien exécutés. Le SFPQ répondit en 2008 à une dizaine de griefs déposés en 2000, négativement bien entendu, mais la CRT de Québec estima que le délai de 8 ans pour répondre à un grief n’entrainait pas mauvaise foi du syndicat ! Et c’est nous qui encore une fois, avons été punis, et traité de menteur par l’avocat du SFPQ.

 

On peut dire que la notion de Justice au Québec est assez paradoxale ! Alors, Escroquerie ou pas ?

 

 

Notre Saga est une histoire de fou ! De quelques cotés qu’on prenne le dossier on n’y retrouve que magouilles et turpitudes. Ce ne sont pas là les vertus premières que l’on attend d’une province qui réclame la Souveraineté.

Tous les faits cités dans ces chroniques sont authentiques. On aurait pu ajouter d’autres méfaits mais on n’a voulu faire référence qu’aux principaux !

 

A ceux qui ne connaissent pas le fonctionnement de la fonction publique on a voulu chiffrer les dommages chiffrés, non seulement sur les plans familiaux etc., mais uniquement sur le plan de la carrière et financiers. A cet égard une simulation sommaire entre les deux emplois, à savoir celui imposé de technicien et celui du fédéral de professionnelle, pour Mme Pérès, le tableau figure en annexe (en cas de contestations n’hésitez pas à nous écrire on s’engage à vous répondre immédiatement !).

 

Mme Pérès a été transférée d’office au Québec le 1er avril 1998, et a pris sa retraite le 4 juillet 2010. En 12 ans compte tenu de son ancienneté professionnelle et des échelles de traitement québécoises la perte (ou le vol) s’élève à la somme de 153 117 dollars (pour des sommes inférieures certaines personnalités sont traduites devant la Commission Charbonneau. Et à l’heure actuelle M. Harper Premier Ministre Canadien est confronté à de gros problèmes à cause d’un paiement de 90 000 dollars au sénateur Mike Duffy). Mais là nous avons affaire  au pouvoir et à l’Etat Québécois donc irresponsable !  C’est une affaire banale pour laquelle la Ministre ne se donne même pas la peine de répondre à l’intéressée !).

 

Ainsi va le Québec !!!

 

 

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