Dominique Pérès: FIN DE CARRIÈRE TRAGIQUE

 

Le scandale des « PM-2 »  ex-fédéraux


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Collaboration spéciale

Michel Cloutier
Journaliste d’investigation
Journal Québec Presse

 Le mardi 11 mai 2010

 

 

Montréal, Québec : Tous les torts se réparent.

 

 

Voilà qu’après trente longues années consacrées dans la gestion du marché du travail, Dominique Pérès connaît une fin de carrière tragique.

 

Dans son désarroi, elle a fait appel, mais en vain, au premier ministre Jean Charest pour qu’il intervienne et dénoue l’impasse qui perdure.

 

"J'ai sollicité une rencontre avec lui. Il est ma bouée de sauvetage, j'ai  confiance en lui. C'est un chef d'État intègre", estime la Montréalaise.

Mais depuis lors, le premier ministre reste sourd à son appel. Aucun signe de lui. 

Le Journal Québec Presse vient de s'entretenir avec Mme Pérès:  

Question : Journal Québec Presse (JQP) :

Mme Pérès, début mars 2010, lors de notre première interview, vous avez bien voulu raconter aux lecteurs de JQP, vos difficultés professionnelles, à la suite, disiez-vous, d’une injustice politique commise à votre égard par le gouvernement Québécois, le 1er avril 1998.

Réponse :

Oui, effectivement après 30 ans de carrière au Québec, je vais partir à la retraite le 4 juillet 2010 avec une pension mensuelle de 711 dollars, alors que je devrais partir avec le double !

De nos jours que voulez-vous faire avec ces 711 dollars ? Non seulement le Gouvernement Québécois m’aura volé ma carrière professionnelle, mais maintenant, je vais être réduite presqu’à la mendicité !

Question : JQP :

Mais je croyais que vous deviez solliciter une rencontre avec M. Jean Charest, Premier Ministre. Vous nous disiez que vous le considériez comme une bouée de sauvetage ?

Réponse :

Oui, j’ai écris le 13 mars à  M. Charest. J’ai reçu très rapidement une réponse de son cabinet pour m’indiquer que ma demande était transmise au Conseil du Trésor.

M. Charest ne m’a jamais reçu ! Mon cas ne semble pas l’avoir intéressé plus que cela. J’avoue que j’ai été un peu déçue, moi qui espérais beaucoup de lui car je le considérais comme un Chef d’Etat à l’écoute des problèmes des citoyens Québécois. Mais je crois que les mots "injustice et solidarité " sont méconnus des politiciens du Québec !

Question : JQP

Mais, avez-vous reçu une réponse du Conseil du Trésor ?

Réponse :

Oui, le 16 avril 2010, j’ai reçu du Conseil du Trésor, la même réponse dilatoire que les autres précédentes. A croire que nous ne sommes pas dans le même pays, eux et moi. Moi je parle de l’Entente Canada-Québec signée par les Gouvernements Fédéral et Québécois, qui a instauré, décidé de notre transfert à la province. Le Conseil du Trésor ne prend pas en compte le contexte du dossier et me réponds «en vertu de la Loi sur la Fonction publique».

C’est un dialogue de sourd ! Moi je parle de droit, D’EQUIVALENCE  de fonctions principales et de rémunération, eux me répondent réglementation coutumière !!

Question : JQP :

Etes-vous intervenue, à la suite de cette réponse, auprès du Conseil du Trésor ?

Réponse :

Oui dès le 18 avril, par lettre recommandée, pour indiquer cette précision. J’ai pu constater par internet que ma lettre avait bien été réceptionnée. Mais à ce jour, 7 mai 2010, je n’ai pas reçu d’autres informations. Mais je crois que je n’en recevrai jamais !

Question : JQP :

Vous  vous interrogiez précédemment de savoir si vous et « eux » résidiez dans le même pays ! Que faut-il entendre par là ? Avez-vous fait d’autres interventions ? Et pourquoi parlez-vous de  dialogue  de sourd ?

Réponse :

 

 

 

 

Question JQP :

Mais pourtant tous les tribunaux vous ont déboutée dans vos actions judiciaires !

Réponse :

Les tribunaux n’ont jamais voulu aller au fond du dossier, peut être parce que s’agissant d’un dossier politique, ils se sont rendus incompétents en la matière. De plus l’actualité a placé  les juges sous les feux de l’actualité. Croyez-vous, sincèrement, qu’un juge au Québec pourrait déjuger le pouvoir à qui il doit sa nomination. Rappelez-vous la phrase de la Juge en Cour Supérieure en 2006 qui menace les trois avocats des parties adverses «  d’aller au fond du dossier ! ». Mais que faisions-nous là, dans cette Cour si ce n’était pour aller justement au fond du dossier et non pas en rester au cas virtuel de menaces ? Je me suis souvent demandé si je vivais réellement toutes ces turpitudes.

Question JQP :

Et avant M. Jean Charest, avez-vous sollicité d’autres personnes ?

Réponse :

Oui, Mais il semble que le dossier, par son coté politique, soit trop explosif. A croire qu’au Québec les politiciens au pouvoir puissent jouir de la totale impunité ! Je ne demande pas de sanctions pour les politiciens de l’époque, car je ne fais pas de politique. Je demande simplement d’avoir les mêmes droits et devoirs de tous citoyens Québécois. Je demande simplement qu’on puisse me dédommager correctement afin de pouvoir finir mes jours dans la dignité et non au dessous du seuil de pauvreté.

Parmi les autres interventions que j’ai faites, il faut citer celles faites aux journalistes, aux politiciens du P.Q (responsables de mes problèmes !), à l’ADQ.

Je tiens aussi un blog à l’adresse suivante : » www.pm2epilogue123.skyrock.com , où je diffuse quelques communiqués d’actualité

Questions JQP :

Et toutes ces interventions se sont avérées vaines ?

Réponse :

Parmi les journalistes, un seul, mais de renom, le regretté Michel Vastel, étudia le dossier à  fond et pris partie pour nous dans un célèbre article de 1998 intitulé  « Imbroglio juridico-syndical à Emploi-Québec.

D’autres dont je tairais le nom à  cause de leur partialité dans notre dossier, osèrent assimiler notre cas à un véritable pont d’or ! Ignorants qu’ils étaient !

Quant à la 3° catégorie, vous savez celle aussi hâbleuse que virtuelle, des journalistes qui vous disent « je vais tout casser ! » mais qui en définitive, courageux mais pas téméraire, n’ose rien casser ! 

Question JQP :

Pour revenir aux partis politiques, pourquoi dites-vous que le P.Q est responsable de votre situation ? 

Réponse :Tout simplement parce que c’est de lui et de ses ambitions que vient le scandale. C’est lui qui était aux affaires en 1998, qui mis en musique tout le drame. C’est la Ministre d’Etat, Louise Harel qui eut l’idée lumineuse de ce simulacre de comité paritaire.

D'ailleurs récemment, en novembre 2009, c’est l’ancien Premier Ministre Québécois de l’époque, Jacques Parizeau qui reconnu avoir commis une « erreur politique » en promettant aux fonctionnaires fédéraux transférés, l’équivalence de leur situation professionnelle au Québec.

La souveraineté, c’est bien beau, mais pour être vertueuse, elle se doit de respecter la dignité des citoyens ! Le PQ manque de crédibilité actuellement car il devrait assumer la responsabilité de ses actes.

C’est ainsi que Pauline Marois, à qui j’ai écrit récemment, n’a même pas daigné accuser réception de ma correspondance. Vous la voyez en Premier Ministre ? De même Jacques Parizeau n’a jamais répondu à mes lettres après son terrible aveu ! Peut être que mes lettres en provoquant des remords de conscience, sont responsables de ses récents ennuis de santé. Si c’est le cas, je m’en excuse car l’Homme, lui, a eu le courage de reconnaitre son erreur ! 

Question JQP

Et l’ADQ, l’avez-vous contacté ? 

Réponse :

Oui du temps de Mario Dumont. J’ai remis d’ailleurs à un de ses députés, le 11 mars 2008, au parlement du Québec les pétitions des 17 requérants afin qu’elles soient présentées en séance de question.
 
En un an, Mario Dumont ne trouva jamais le temps de les présenter ! D’ailleurs un grand mystère entoure ces pétitions ! Elles auraient disparu ! J’ai écrit au successeur de Mario Dumont, M. Deltell, pour les récupérer. M. Deltell sait critiquer la qualité de  travail des fonctionnaires, mais pas celui de son équipe.

Question JQP :

Conservez-vous encore de l’espoir de voir, un jour, votre situation revue ? 


Réponse :

Je ne sais plus. Quelquefois je désespère de cette petite politique Québécoise, et je baisse les bras ! Mais des le lendemain je reprends le combat en rédigeant un communiqué sur mon blog !

Je me dis aussi que le scandale Duplessis a mis prés de 20 ans pour se solutionner, alors moi je ne suis encore qu’à 10 ans Mais j’ai un grand projet dans ma tête.

Quand je considérerai que tout espoir de dédommagement sera perdu je me mettrai à rédiger un livre sur ma saga. Je possède déjà toute rédigée, la matière première, celle de mes nombreux communiqués. J’espère pouvoir trouver un éditeur Québécois sinon j’irai en France. 

JQP :

Bonne chance, alors !

 

 

 




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